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26 mai 2014

La France et les pétitions...

Ah que coucou !

Je fais ici réponse à une question qui m'a été posée sur mon ancien blog (cliquez ici pour accéder directement à la question et à l'article concerné) concernant les sites sérieux sur lesquels nous pouvons signer des pétitions... Mais au fait, les hautes autorités nationales (représentées par le Sénat et l'Assemblée nationale) acceptent-elles les pétitions numériques ???
 
Donc Sab est allée à la pêche aux renseignements... et voilà ce qui en est : comme pour le Parlement européen, pour présenter une pétition aux Parlementaires, il y a toute une procédure à suivre tel que cela est décrit dans le règlement du Sénat et que voici :
 
Pétitions144
 
Art. 87
1. - Les pétitions doivent être adressées au Président du Sénat. Elles peuvent également être déposées par un sénateur qui fait, en marge, mention du dépôt et signe cette mention.
2. - Une pétition apportée ou transmise par un rassemblement formé sur la voie publique ne peut être reçue par le Président ni déposée sur le Bureau.
3. - Toute pétition doit indiquer la demeure du pétitionnaire et être revêtue de sa signature.
 
Art. 88145

1. - Les pétitions sont inscrites sur un rôle général dans l'ordre de leur arrivée.
2. - Le Président les renvoie à la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale.
3. - La commission décide, suivant le cas, soit de les renvoyer à un ministre ou à une autre commission du Sénat, soit de les soumettre au Sénat, soit de demander au Président du Sénat de les transmettre au Médiateur [de la République]146, soit de les classer purement et simplement.
4. - Les pétitions sur lesquelles la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale n'a pas statué deviennent caduques de plein droit à l'ouverture de la session ordinaire qui suit celle au cours de laquelle elles ont été déposées. Les pétitions déposées dans l'intervalle des sessions ordinaires sont rattachées, pour le calcul des règles de caducité, au premier jour de la session ordinaire suivant la date de leur dépôt.
5. - Avis est donné au pétitionnaire du numéro d'ordre donné à sa pétition et, le cas échéant, de la décision la concernant.
 
Art. 89147
1. - Un feuilleton portant l'indication sommaire des pétitions et des décisions les concernant est distribué périodiquement aux membres du Sénat.
2. - Dans les quinze jours de sa distribution, tout sénateur peut demander le rapport en séance publique d'une pétition.
3. - Passé ce délai, les décisions de la commission sont définitives et elles sont publiées au Journal officiel.
4. - Les réponses des ministres aux pétitions qui leur ont été renvoyées conformément à l'article 88, alinéa 3, ainsi que celles du Médiateur, sont insérées au feuilleton des pétitions et publiées au Journal officiel.
 
Art. 89 bis148
1. - Lorsque la commission décide de soumettre une pétition au Sénat en application de l'article 88, alinéa 3, ou lorsque la Conférence des présidents a fait droit à une demande présentée en application de l'article 89, alinéa 2, la commission établit un rapport qui reproduit le texte intégral de la pétition et expose les motifs des conclusions prises à son sujet. Ce rapport est publié.
2. - La discussion du rapport de la commission est inscrite à l'ordre du jour conformément aux dispositions de l'article 29.
3. - Le débat est ouvert par l'exposé du rapporteur et poursuivi par l'audition des orateurs inscrits.
4. - Au cours du débat, le Sénat peut être saisi par le représentant d'une commission ou par tout sénateur d'une demande tendant au renvoi de la pétition à la commission permanente compétente sur le fond. À l'issue du débat, elle est mise aux voix par le Président après une discussion au cours de laquelle ont seuls droit à la parole l'auteur de l'initiative ou son représentant, les représentants des commissions intéressées, un orateur d'opinion contraire et, le cas échéant, le Gouvernement. Les explications de vote sont admises pour une durée n'excédant pas cinq minutes149.
5. - Si aucune demande de renvoi n'est présentée, le Président déclare le débat clos après l'audition du dernier orateur.
6. - La commission à laquelle est renvoyée une pétition dans les conditions prévues à l'alinéa 4 ci-dessus peut décider, au terme de son examen, soit de la transmettre à un ministre, soit de la classer, soit de demander au Président du Sénat de la transmettre au Médiateur150.
Au sein de l'Instruction Générale du Bureau
 
XVIII. -Pétitions187
(Chapitre XV du Règlement)
 
Tout membre du Sénat peut prendre communication d'une pétition.
Il est établi un rôle général contenant, pour chaque pétition, un numéro d'ordre, le nom et le domicile du pétitionnaire, l'indication sommaire de l'objet de sa demande et, s'il y a lieu, le nom du sénateur qui l'a déposée.
Il est établi un feuilleton des pétitions, lequel, imprimé et distribué périodiquement, mentionne le nom et le domicile des pétitionnaires, l'indication sommaire de l'objet des pétitions, le numéro d'ordre, le nom du rapporteur de la commission chargée d'examiner chaque pétition, la décision adoptée par la commission avec le résumé succinct de ses motifs et, s'il y a lieu, les réponses faites par les ministres auxquels les pétitions ont été renvoyées par la commission.
Ne constituent pas des pétitions les requêtes concernant des décisions de justice ou des décisions administratives, aussi longtemps qu'existent à leur encontre des voies normales de recours, non plus que les demandes telles que : interventions auprès des services publics, demandes de secours, demandes en remise d'impositions ou d'amendes, sollicitations d'emplois, de pensions, de distinctions honorifiques, de logements, de prestations sociales, etc.
Les demandes non susceptibles d'être inscrites au rôle général des pétitions sont renvoyées à leurs auteurs. Cette discrimination est opérée par la direction du Secrétariat du Bureau, du Protocole et des Relations internationales, sous l'autorité du Président du Sénat.
 
Comme vous pouvez le lire, entre les renseignements demandés lors de la collecte de signatures sur internet et les renseignements obligatoires à fournir lors de la remise des "signatures", la différence est telle que, tout de suite, nous nous apercevons qu’il est inutile et absurdes de signer une quelconque pétition hébergée sur internet et adressée au Sénat… Pourtant, avec le développement que la toile connait depuis ces dernières années, je n’ai pas pu m’empêcher de demander à mon interlocuteur, comment faire pour déposer une pétition dont les signatures sont numériques (ne serait-ce pour savoir s’il existe des sites sérieux sur lesquels nous pouvons signer une pétition sans crainte à avoir concernant son enregistrement)... et la réponse est tombée :

Le Sénat n'accepte pas les pétitions numériques !

Il est donc complètement inutile de signer des pétitions sur internet car elles ne sont pas recevables ! Donc, tous ceux qui proposent des pétitions en ligne nous dupent et nous arnaquent !!!

Bisous,
@+
Sab

18 juillet 2013

Recherche sur l’embryon humain : pour ou contre ?

 
 
Ah que coucou !
 
En plein été, à vitesse grand V comme à d’habitude, le parlement français a adopté un texte visant à autoriser la recherche sur l’embryon humain (comme si tous les aspects de la chose et toute la réflexion nécessaire à peser le pour et le contre pouvaient être discuté autour d’un sandwich au coin d’une table ! Voilà bien encore le n’importe quoi quotidien du gouvernement français actuel !!) – pour accéder à un article en parlant, cliquez ici (j’ai choisi celui parut dans le journal La Croix car, bizarrement, c’est celui qui m’a paru aborder ce problème de la façon la plus neutre ;)).
 
Même s’il est vrai que nombreux, pour des raisons religieuses sont contre le fait qu’on puisse utiliser un enfant à naitre (même s’il ne naît pas) pour une utilisation médicale (même s’ils en connaissent les enjeux importants), il ne faut toutefois pas non plus voter un texte de loi, sans réfléchir, en formulant comme seul argument « ça va faire chier l’Eglise ! », comme le font trop souvent ces radicaux de gauche qui montrent, par leur intolérance totale, l’obscurantisme de leurs idéaux politiques…
 
Personnellement j’estime que ce texte-là, comme pour le mariage pour tous sauf pour Hollande, adepte du « faites ce que j’ordonne et non ce que je suis capable de faire », aurait mérité plus d’attention afin d’éviter qu’un embryon ne devienne monnayable… car dans ce texte, de nombreuses zones d’ombre demeurent… bref, encore du à la va-vite comme je te pousse pour qu’une loi passe avant la gifle des prochaines élections…
 
Bisous,
@+
Sab

14 décembre 2011

Phosphate et dérivés

Ah que coucou !
 
Alors que les lessives contenant du phosphate sont interdites sur le sol français, ce n’est qu’aujourd’hui, ce mercredi 14 décembre 2011, que le Parlement Européen a voté pour sa disparition dans les 27 pays de l’Union d’ici mi-2013 pour les lessives pour le linge et 2017 pour celles destinées à la vaisselle ainsi que ses produits dérivés (source : Journal Le Soir, pour accéder à l’article, cliquez ici). Eh, oui, il nous faut le peuple belge pour être au courant ;)
 
Dans cette directive quelque chose me choque… « le texte ne concerne que les produits vendus au grand public, et pas le secteur industriel ». Hein ????? c’est quoi, ça ??? une faute de frappe ???? une blague pour la fin de l’année ??? ou alors ils ont prévu que les entreprises polluant nos eaux avec les produits phosphorés vont payer une surtaxe pour l’enlèvement et le traitement de leur déchets phosphatés ???? Je vais attendre que ce texte soit disponible pour regarder tout ça de plus près…
 
Bisous,
@+
Sab

Posté par Sab1703 à 20:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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Sécurité nucléaire : Contrôle et Evaluation


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Ah que coucou !
 
Suite aux évènements d’il y a quelques jours, nous pourrions penser que cette évaluation en est l’aboutissement. Mais en regardant l’agenda, nous nous apercevons que ce n’est pas du tout le cas car cette évaluation est préparée depuis le 30 mars 2011, comme nous l’apprend le communiqué de presse suivant (cliquez ici) et de plus, en consultant le site de l’Assemblée Nationale, nous apprenons que les séances de travail ont débuté ce printemps dernier… Suite à cette information le message de Greenpeace concernant la sécurité sur les sites français change ;)… d’un message de « Attention danger ! » nous arrivons à un message arrogant du style « nous profitons des lacunes de la surveillance », donc c’est parfaitement normal qu’on les traite de terroristes car même sans leur action, la sécurité aurait été débattue à l’Assemblée Nationale et au Sénat !!
 
Pour accéder au rapport d’enquêtes et aux différents comptes-rendus qui seront utilisés pour la discussion à l’Assemblée concernant la sécurité et l’avenir du secteur nucléaire en France ce jeudi 15 décembre après-midi, je vous invite à lire le rapport mis en ligne sur le site de l’Assemblée Nationale (cliquez ici).
 
Bisous,
@+
Sab

13 décembre 2011

Louer un appartement à Paris dans les années 30


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Ah que coucou !

Dans cet Engagement de Location suivant, nous y apprenons quelles étaient les clauses de location ainsi que les conditions de paiement.

Location (1)
Location (2)
Une des premières choses que nous constatons est ce timbre fiscal d’une valeur de 4 Francs (ce qui peut nous faire sourire) et cet enregistrement. A l’heure d’aujourd’hui nous constatons que cette mesure administrative a été supprimée, pour le bien de tous J
En lisant l’état des lieux, nous ne pouvons aussi que sourire devant sa simplicité : aujourd’hui tout y est minutieusement décrit (sol, plafond, murs, robinetterie, plomberie, etc.). Quant au prix, il est indiqué en valeur annuelle (pour ce F3 le montant du loyer par an est de 3.500 FF, soit 291,67 FF/mois qui était payé tous les trimestres – un peu compliqué dans ce temps-là).
On y apprend aussi que les logements étaient entrain de s’équiper en eau, électricité et gaz pour en améliorer leur confort : « Tous les travaux ainsi que toute installation d’eau, de gaz ou d’électricité qui auront été faits par le preneur, resteront en bon état à la propriété à la fin de la location sans indemnité à moins que le Propriétaire ne préfère le rétablissement des lieux loués dans leur état primitif ».

Moi, quand je vois qu’en 1936 les contrats de location étaient sur 2 pages et qu’aujourd’hui nous devons lire un commencement de roman, je ne peux m’empêcher d’envier nos prédécesseurs qui n’avaient nul besoin de dictionnaire juridique pour comprendre ce qu’ils signaient…

Bisous,
@+
Sab

Posté par Sab1703 à 19:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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18 novembre 2011

Journal Officiel : circulation des poids lourds


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Ah que coucou !
 
Le Journal Officiel confirme en ce jeudi 17 novembre 2011 l’Arrêté du 15 novembre 2011 du Ministère de l’Ecologie, du développement durable, des transports et du logement, « portant dérogation à l’interdiction de circulation des véhicules de transport de marchandises en fin de semaine. » Voici le texte de cet arrêté :
 
La ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement et le ministre de l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration, Vu le code de la route, et notamment son article R. 411-18 ;
Vu l’arrêté du 11 juillet 2011 relatif à l’interdiction de circulation des véhicules de transport de marchandises à certaines périodes ;
Considérant que les conditions climatiques qui ont sévi sur le territoire national métropolitain depuis le début du printemps de l’année 2011 ont entraîné des difficultés dans l’organisation de l’approvisionnement des aliments pour le bétail ;
Considérant la nécessité d’assurer la continuité de l’alimentation animale à destination des sites agricoles ou des lieux d’élevages sur l’ensemble du territoire,
Arrêtent :
Art. 1eLes interdictions prévues à l’article 1erde l’arrêté du 11 juillet 2011 susvisé, pour les véhicules ou ensembles de véhicules de plus de 7,5 tonnes de poids total autorisé en charge, affectés au transport routier de marchandises, de circuler les samedis et veilles de jours fériés à partir de 22 heures et jusqu’à 22 heures les dimanches et jours fériés sont levées pour les véhicules de plus de 7,5 tonnes affectés aux transports de paille et fourrage :
– les samedis 19 et 26 novembre 2011 et les dimanches 20 et 27 novembre 2011 ;
– les samedis 3 et 10 décembre 2011 et les dimanches 4 et 11 décembre 2011 ;
– le samedi 17 décembre 2011 et le dimanche 18 décembre 2011, excepté pour le réseau routier d’Ile-de-France.
La circulation à vide des véhicules ou ensembles de véhicules assurant exclusivement l’acheminement denourriture fourragère pour le bétail est autorisée aux dates indiquées ci-dessus sur l’ensemble du territoire.
Art. 2.Le directeur des services de transport au ministère de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement et le secrétaire général adjoint, directeur de la modernisation et de l’action territoriale au ministère de l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié auJournal officielde la République française.
 
Fait le 15 novembre 2011.
La ministre de l’écologie,
du développement durable,
des transports et du logement,
Pour la ministre et par délégation :
Le directeur des services de transport,
T. GUIMBAUD
Le ministre de l’intérieur,
de l’outre-mer, des collectivités territoriales
et de l’immigration,
Pour le ministre et par délégation :
Le secrétaire général adjoint,
directeur de la modernisation
et de l’action territoriale,
J.-B. ALBERTINI
 
Je suis sûre que certains sont étonnés d’apprendre qu’il est interdit aux poids lourds de circuler pendant les week-ends et les jours fériés…
Et oui, grâce à nos préfets et à leurs dérogations, rare est quand cette interdiction est respectée, d’où la question suivante : pour quels motifs, d’un seul coup, le Ministère de l’Ecologie, du développement durable, des transports et du logement avait-il besoin de faire cet arrêté ? Y aurait-il donc quelque part en France des préfets qui ne distribuent pas à la volée aux transporteurs routiers les dérogations de rouler les week-ends et jours fériés quand ces dits transporteurs ne transportent pas de denrées périssables ? Ah ??? Quoi que c’est vrai, ces derniers week-ends, il y en avait moins sur la route…
 
Ce que je regrette est qu’ils n’abordent pas le droit des tracteurs de circuler sur les routes nationales ou sur les voies exprès… là aussi le ministère devrait faire un arrêté pour les autoriser à y circuler tous les jours de l’année, ainsi ces conducteurs de tracteur ne seront plus en dehors du Code de la Route… ;)
 
Bisous,
@+
Sab