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3 juillet 2025

Tony-Henri-Auguste de Reiset : Les Funérailles de Louis XVIII

Ah que coucou !
 
Un peu d'Histoire de France, ça vous dit ? Je vous propose de retourner au XIX siècle, au moment de la Restauration et du 1er des rois qui gouverna : Louis XVIII (petit frère de Louis XVI)...
 
"Le Roi est mort, Vive le Roi !". Louis XVIII est mort et en ce mois de septembre 1824, on se prépare à l'enterrer. La couronne revient alors à son petit frère : Charles X.
 
Comment vont se dérouler ces obsèques ? je vous laisse le découvrir de la bouche du lieutenant de Reiset, le grand père de Tony-Henri-Auguste de Reiset, garde du corps de Louis XVIII...
 

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Langue : Français 
 
Bonne lecture !
 
Bisous,
@+
Sab 

14 juillet 2024

Adolphe Thiers [Histoire de la Révolution française] : Le Règne de Louis XVI

Ah que coucou !

Bonne Fête du 14 juillet !

Aujourd'hui je vous propose :
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Langue : Français

Adolphe Thiers nous transporte en 1788 et 1789 afin de pouvoir nous montrer ce qui a mis le feu aux poudres... Nous y découvrons les abus, la mollesse et le manque de charisme de Louis XVI, une Marie-Antoinette indécise qui manipule son mari au rythme de "ses amitiés du moment", des réformes impossibles à mettre en place, des ministres qui se suivent et ne peuvent agir pour le bien de la nation, des anciennes maîtresses de Louis XV qui agissent contre la France, les Français appauvris par les impôts de plus en plus énormes (comme aujourd'hui), des politiciens (qu'ils soient du peuple, de la noblesse, de la bourgeoisie ou du clergé) qui ne participent nullement à renflouer les caisses de l'état (tiens, comme ceux d'aujourd'hui) et qui, au contraire, participent largement à la dilapidations de l'argent public et des biens de l'état (comme aujourd'hui)... bref, voici un bien triste état des lieux de cette France qui doit subir, en plus, un des plus terribles hivers de son histoire (1788-1789)... ce qui annonce, à cette époque-là, une future "famine" plus ou moins dévastatrice... bref, en avril 1789, il ne manque plus qu'une allumette pour que tout se déclenche...

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

14 mai 2021

Révolution du 18 Fructidor (par un témoin oculaire, camp des Royalistes)

 Ah que coucou !
 
Pour mémoire, la Révolution du 18 Fructidor de l'an V est celle qui a été menée par le Directoire (plus d'information : Encyclopédie Larousse).
 
Aujourd'hui je vous propose un témoignage... un témoignage d'un camp qu'on a l'habitude de ne pas écouter car ils n'ont pas réussi à reprendre le pouvoir, celui des Royalistes... car, si nos livres d'histoire nous narre comment les choses se sont passées, ils oublient trop souvent de nous dire comment nos ancêtres les ont vécus... il est donc intéressant aussi de voir l'opinion et les conclusions qu'en ont tiré les Royalistes, qui, rappelons-le, ont restauré la Monarchie après la défaite de Napoléon Ier et ont vécu les événements différemment de la version officielle...
 
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Langue  Français
 
 Bonne lecture !
 
Bisous,
@+
Sab

18 avril 2021

Léo Claretie : L’Industrie des jouets en France

Ah que coucou !
 
Voici une étude faite au début du XXe siècle. Pourquoi la ressortir et en parler aujourd’hui, vous demandez vous…
 
Dans notre mémoire collective on nous a fait croire que seule la haute société aisée offrait des jouets à leurs enfants. On nous a laissé croire que ce n’est seulement qu’à partir des années 60 que l’industrie des jouets faisaient des jouets en plastique, etc. Et bien, dans cette étude vous allez apprendre que tout ce que nous croyions est :

FAUX !
 

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Format : pdf
Langue : Français

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

19 décembre 2020

Nicolas Machiavel : Description de la peste de Florence (en 1527)

Ah que coucou !

Nous sommes le 1er mai, la peste a déjà fait de nombreuses victimes. Certain ont fui Florence ; d'autres sont resté. Parmi eux, Machiavel qui, en ce 1er mai a décidé de décrire sa ville à un de ses amis (qui a fui devant cette épidémie).

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Langue : Français

Ceci est le dernier texte écrit par Machiavel qui mourut un peu plus d'un mois plus tard des suites d'une péritonite à ce qu'on dit.

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

15 novembre 2020

L'Affaire Dreyfus

Ah que coucou !

Prochainement nous commencerons La Vérité en marche d'Emile Zola... et pour nous préparer et nous remémorer cette affaire Dreyfus, rien de mieux que de nous replonger dans l'actualité de l'époque... c'est pour cela que j'ai regroupé les articles parus dans le Figaro du 17 décembre 1894 au 9 janvier 1895 :


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Format : pdf
Langue : Français


Pourquoi le Figaro ? et non l'Aurore par exemple ??
Simplement parce que les premiers articles écrits par E.Zola pour défendre A. Dreyfus sont parus dans ce journal et que Zola a mentionné que le-dit journal n'était pas tombé dans cette polémique et avait su garder toute son objectivité face à une histoire digne du COVID-19 à notre époque pour laquelle, contrairement à l'époque, aucun journal ne prend le recul nécessaire pour stopper ce matraquage incessant dont nous sommes tous victimes !
C'est pour cela que j'ai estimé que leur version des faits devait être celle qui présentait le mieux l'actualité du procès.

Quant au déroulement de la vie de Dreyfus à l'île du Diable, je vous conseille de lire l'article paru sur le blog de Gallica à l'adresse suivante :


Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

14 juillet 2020

Voltaire : Eloge funèbre des Officiers



Ah que coucou !

Voltaire parle ici de la Guerre pour la succession de l'Autriche qui a duré de 1741 à 1748 et à laquelle la France a pris part...


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Langue : Français

Que dire de plus ? tout est déjà dans le titre, non ?...

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

3 mars 2020

Patrimoine vivant : Pel-et-Der 1930-1940

Ah que coucou !


accessible à l'achat en s'adressant à
la Mairie de Pel-et-Der, 10500
ou directement auprès de Mr Jean-Claude Mignot

Cet ouvrage regroupe aussi les témoignages de :
  • Mr Blondel René
  • Mr Dubuisson Gilles
  • Mme Dubuisson Antoinette
  • Mme Frimin Thérèse-Marie
  • Mr Hottin Daniel (décédé le 1.08.2017)
  • Mme Lacour Josette
  • Mr Lanier Maurice (décédé le 25.10.2018)
  • Mr Mignot Jean-Claude
  • Mme Onraedt Christine
  • Mr Person Claude
  • Mr Simonnin Pierre
  • Mr Soumaire Guy (décédé le 6.01.2019)
Avec préface signée par Mr Dany Dubuisson, maire de Pel-et-Der et la postface signée par Mr Jacky Taupin, Maire honoraire. Les photo ont été fournies par Mr Michel Jarousse.

Il s'agit là d'un travail de mémoire collective. Non destiné seulement aux enfants de Pel-et-Der (même si ceux-ci ont plus de faciliter à imaginer la vie telle qu'elle se déroulait à Pel-et-Der car nous connaissons les lieux - et souvent les personnes - cités) mais à tous ceux qui souhaitent en connaître plus sur la façon de vivre de ces Français et émigrés (Belgique, Portugal et Pologne) de ce début du XXe siècle et plus spécialement de la décennie 1930-1940.

A la fin de la lecture de ces souvenirs, nous ne pouvons que poser une question : "A quand la suite ?"

Bisous,
@+
Sab

8 novembre 2019

Pierre Comert : Les Chemins de fer de l'Etat en Prusse

Ah que coucou !

Je feuillette... je feuillette... je découvre et je me laisse surprendre par un texte paru le 1er septembre 1908 dans la Revue de Paris qui narre l'histoire du chemin de fer prussien depuis le début du 19e siècle jusqu'en 1906...


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Format : pdf
Langue : Français

De quoi nous laisser "perplexes", nous, qui avons étudié la 1re Guerre mondiale à l'école... oui, parce que là où l'on nous dit que nos Etats-Major avaient été "surpris", on découvre que l'information était "présente"... ouaip... et cela depuis min. 1908 !!!

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

19 octobre 2019

Etienne Bonnot de Condillac [Histoire Ancienne] : extrait (chap. XIX et XX)

Ah que coucou !

J'hésitais à mettre un nouvel extrait de cette œuvre et puis... après avoir constaté les ... comment dire pour rester polie ;) ? de certains prétendus spécialistes, j'ai estimé qu'il était nécessaire de remettre les points sur les I aussi avec Platon et ses disciples... cela permet, au moins, de sauver notre culture générale...

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Langue : Français

Ceci est le dernier extrait que je mettrais de cet ouvrage, je pense ;)...

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

13 octobre 2019

Comtesse Anaïs de Bassanville [Les Salons d'autrefois] ! Le salon de Madame de Mirbel

Ah que coucou !

Comme promis la dernière fois (cf Topino-Lebrun : Notes sur les Procès et de Danton et de Fouquier-Thinville), voici un livre que certains d'entre vous qui aimez les cancans, allez adorez :


accessible au téléchargement en cliquant ici.
Format : pdf
Langue : Français

Dans cette France du 19e siècle, quel est le meilleur endroit pour apprendre tous les cancans mondains : les fameux salons ! que la haute société parisienne affectionnait...
Dans celui de Madame de Mirbel la société rencontre de nombreux artistes comme le sculpteur François-Frédéric LEMOT, ami de Topino-Lebrun, dont il nous parle... la comtesse, qui signe ses écrits sous le pseudonyme de "Vicomte de Launay"...
Grâce à cette partie concernant le salon de Madame de Mirbel nous connaissons mieux cette "Madame de Mirbel" et comprenons mieux pour quel motif Honoré de Balzac la mentionne dans Eugénie Grandet, prochainement en ligne...

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

11 octobre 2019

Topino-Lebrun : Notes sur les Procès et de Danton et de Fouquier-Thinville

Ah que coucou !

C'est parce que je m'occupais d'Eugénie Grandet que je me suis retrouvée sur ce témoignage concernant les procès qui avaient lieu sous la Terreur... Je sais, là, dit comme ça, le lien... est totalement invisible ;)... Quoi ? Eugénie Grandet, le peintre Lebrun, Danton, Fouquier-Thinville, mélangé ensembles ??? il n'y a AUCUN rapport... et j'acquiescerais totalement ;)...

Bon, alors, comment d'Eugénie Grandet pouvons-nous arriver aux notes de Lebrun concernant ces 2 procès ? Tout cela, c'est à cause du cousin Charles Grandet... vous savez ? celui dont Eugénie est secrètement amoureuse. Charles possède un coffret qui lui avait été offert par sa mère et qu'il veut confier à Eugénie. Dans le double-fond dudit coffret, se trouve un portrait peint par Mme de Mirbel (illustratrice, peintre à la mode au temps de Balzac). Comme il est difficile d'avoir la concernant des renseignements fiables, je me suis retrouvée à lire un ouvrage de la Comtesse Anaïs de Bassanville qui fréquentait le salon de l'artiste... Dans cet ouvrage (prochainement en ligne, le 13 normalement) elle y narre naturellement les rencontres qu'elle fait... et, de fil en aiguille, nous arrivons à une anecdote concernant le célèbre peintre Lebrun, narrée par un de ses amis (un autre peintre avec qui il a étudié la peinture chez David) : Lemot, concernant la période où Lebrun jouait les jurés dans les Tribunaux révolutionnaires parisiens... et en recherchant un peu plus de renseignements concernant l'autre visage de ce célèbre peintre, je suis tombée sur :


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Format : pdf
Langue : Français

Attention : pour ceux qui adorent faire des "raccourcis de lecture", lisez quand-même l'Avertissement de l'Editeur si vous souhaitez comprendre les dites notes (qui ne sont pas un texte préparé pour être lu par d'autres personnes que le propriétaire de la plume qui les ont écrites ;)...).

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

29 août 2019

Exposition universelle 1878 : Les wagons-lits...

Ah que coucou !

Quand on voyage, il faut penser aussi à : pouvoir dormir (surtout sur les longs trajets)... et pour cela, eh ben... il y avait la Compagnie des Wagons-Lits dont voici quelques détails (en Europe ceux sont les Belges qui ont lancé ce concept made in USA)...

Bonne lecture !

Evidemment il ne s'agit là non de tous les articles que j'ai réunis, mais seulement des principaux...

Bisous,
@+
Sab



Section belge. - Compagnie internationale des wagons-lits
(n° 163, septembre 1878)

Société anonyme
Directeur général : M. Georges Nagelmackers.

La circulation des Sleeping cars, originaires de l’Amérique, s’est, en peu d’années, répandue sur presque tout notre continent et les réseaux, de la Compagnie internationale s’étendent déjà de l’Atlantique à la mer Noire et de la Méditerranée aux frontières de la Russie.
Ce n’est cependant que dans le courant de 1873 que M. Nagelmackers a introduit en Europe les premiers wagons de ce genre et il a fallu toute l’énergie d’un homme jeune et persévérant pour arriver dans ce court espace de temps à faire adopter le nouveau matériel dans presque tous les pays. Seuls l’Italie et l’Espagne avaient jusqu’à présent fermé leur porte aux wagons-lits, mais nous croyons savoir de bonne source qu’avant peu de semaines M. Nagelmackers aura pu établir un service de Calais à Brindisi.
Les débuts de la Compagnie ont été difficiles ; les recettes étaient faibles et les administrations de chemins de fer ne voulaient pas s’engager pour de longs termes ; elles consentaient tout au plus à faire l’essai des wagons pendant six mois ou un an. Près de quarante administrations de chemins de fer avaient ainsi conclu des conventions provisoires. Eh bien ! pas une seule de ces quarante administrations n’a refusé de renouveler ces conventions et la plupart ont conclu après l’essai des traités de 10, 12 ou 15 ans.
Nous n’avons du reste jamais entendu se plaindre de l’administration de la Compagnie ; et les améliorations successives apportées au matériel prouve qu’elle ne recule devant aucune dépense pour donner satisfaction au public.
La voiture exposée est aménagée avec beaucoup de luxe et de confort ; elle continent 12 places, réparties en deux compartiments de 4 et deux compartiments de 2 ; ces compartiments sont réunis par un couloir latéral qui, tout en laissant indépendants les uns des autres, permet aux voyageurs de communiquer entre eux ou de s’isoler à leur choix.
Ce couloir dans lequel un ou plusieurs voyageurs peuvent se promener sans déranger ceux qui sont restés dans les compartiments, facilite le service et l’aérage.
Cette disposition présente d’incontestables avantages sur celle des Poullman cars où 48 personnes sont couchées dans un seul grand dortoir.
Deux grands cabinets de toilette, dont l’un exclusivement réservé aux dames, complètement les aménagements de ces maisons roulantes. N’oublions pas cependant l’armoire aux provisions, la cave au charbon et la cave à glace. - Dans chaque cabinet distribution d’eau froide et d’eau chaude.
Le chauffage et l’éclairage y ont été également l’objet d’une étude spéciale et y sont très perfectionnés.
La longueur et la flexibilité des ressorts, l’interposition de rondelles en caoutchouc entre le châssis et la suspension, l’abaissement du centre de gravité par une disposition spéciale du châssis, enfin un nouveau système très ingénieux d’attache des ressorts à la caisse sot autant de moyens employés à l’effet de détruire les trépidations et le mouvement du lacet si fatigant dans les voitures ordinaires.
Il est encore à remarquer que le poids des nouvelles voitures-lits, rapporté au nombre de lits qu’elles contiennent ne pèse que 942 kilogr. par place, alors que le poids par place dans les coupés-lits toilette français ou dans les autres wagons-lits essayé à l’étranger, varie de 1200 à 1500 kilogr.
Chaque wagon-lit est accompagné d’un conducteur qui parle au moins trois langues. C’est le valet de chambre des voyageurs ; il tient même des rafraîchissements à leur disposition.
Les suppléments de prix à payer pour prendre place dans les Sleeping cars en général de fr. 10 par nuit et de fr. 5 par jour, soit seulement fr. 15 pour un trajet de 24 heures.
Exceptionnellement ils sont de 24 fr. pour le trajet de Paris à Bordeaux et de 26 fr. pour celui de Paris à Genève.
La Compagnie internationale a établi dans les grandes villes des agences où les voyageurs peuvent retenir leurs places à l’avance.
Cette compagnie a exposé un grand tableau représentant un train avec intercommunication entièrement composé de wagons-lits et de wagons-salon auxquels on adjoint aux heures des repas un wagon-restaurant. Quel succès ce train de luxe n’aurait-il pas en hiver sur la ligne de Paris à Nice.
Nos lecteurs trouverons dans le numéro du journal la gravure représentant les wagons de la Compagnie internationale.


21 août 2019

Exposition universelle 1878 : Le chemin de fer aux USA

Ah que coucou !

... et pendant ce temps-là, aux USA, qu'est-ce qu'il se passe question train ? et bien en voici un descriptif fait à partir des informations fournis par les pavillon dédié aux USA...

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab




La Société des ingénieurs civils américains
(n° 160, septembre 1878)

Dans ce dernier article sur la Société des ingénieurs civils américains, il nous reste à parler des différents types de locomotives exposés, des dessins de l’alimentation d’eau des villes américaines et enfin des photographies et plans du chemin de fer aérien élevé dans les rues de New-York. Ce dernier travail mérite tout particulièrement notre attention en raison des effort continus qui sont faits à Paris pour l’établissement d’un système analogue et devant rendre les mêmes services que dans la principale ville de l’Union.
Le 1er dessin que l’on rencontre représente une locomotive du type « consolidation » construite par la Compagnie de l’Erié, dans l’usine de Brooks. Cette locomotive a 8 roues motrices couplées, ayant chacune un diamètre de 1m270. De plus, l’avant est soutenu par un petit chariot mobile à 2 roues de 0,710 de diamètre. La longueur totale de cette locomotive avec son tendeur est de 14m500 et son poids de 41.712 kilo. La grille a une surface de 2m139, et quant à la surface de chauffe totale elle est de 116m894. L’on peut dire que ce type est celui qui est le plus employé sur les chemins de fer des Etats-Unis.
Nous devons remarquer que la locomotive américaine est surtout renommée par sa bonne construction et sa parfaite élasticité. Elle peut tourner dans des courbes de très faibles rayon et elle monte des pentes incroyables tout en conservant une adhérence suffisante pour remorquer des charges considérables. Les mouvements de lacet et de tangage sont à peine appréciables et à ce point de vue notre locomotive européenne est bien loin d’égaler sa rivale américaine, étant données les difficultés de toute sorte que cette dernière doit vaincre aux Etats-Unis.
Le point saillant des locomotives américaines, est d’être supportées à l’avant par un petit chariot mobile qui permet à la machine de cuivre les courbes les plus petites. La seconde différence qui existe entre les machines américaines et les nôtres, c’est que les cylindres des premières sont tous extérieurs, les Américains préférant avant tout la bonne surveillance à la beauté de la machine ; du reste, ils veulent se servir le moins possible d’essieux coudés.
Le deuxième dessin exposé par la Société des ingénieurs civils nous montre une locomotive du système Hinkley, aussi très répandue en Amérique. Cette locomotive a 4 roues motrices couplées et le petit chariot de l’avant possède aussi 4 roues mobiles. Un autre dessin nous représente une locomotive du même type avec 6 roues motrices couplées et un chariot à 6 roues mobiles. En général toutes les chaudières de ces locomotives possèdent des foyers en cuivre ou en acier, et les grilles sont formées le plus généralement aux Etats-Unis par une série de tubes en fer fixés aux parois d’avant et d’arrière du foyer avec circulation d’eau à l’intérieur.
La Compagnie du chemin de fer North and South Alabama, dont l’usine est à Louisville, expose une locomotive du système Mogul. Cette locomotive possède 6 roues motrices couplées de 1m135 de diamètre et, à l’avant, un chariot de 2 roues de 0,762 de diamètre. Le poids de la machine en service est de 36.240 kilo et la longueur totale avec le tendeur est de 13m488. Ici, par exception, nous devons remarquer que les barreaux de grille sont en fonte et qu’ils ont été fondus 3 par 3.
Pour terminer cette courte analyse des locomotives américaines, nous devons dire qu’il existe entre aux Etats-Unis le type Grant à double essieu mobile, l’un à l’avant, l’autre à l’arrière et le type Mazon à locomotive-tender, avec douze roues dont six couplées.
Si nous continuons notre revue, nous trouvons un dessin d’un wagon-transport pour marchandise, de la compagnie Burlington et Quercy de Chicago ainsi qu’un plan d’un wagon pour charbon, ayant une forme convexe assez originale. Ce wagon a été construit par les forges e Vulcain, près de Saint-Louis.
Toutes les locomotives américaines sont pourvues d’une cloche, d’un sablier, d’un chasse-vache ; et l’on doit surtout remarquer que le constructeur a tout fait pour que le mécanicien puisse se trouver confortablement placé à l’arrière de sa machine.
N’oublions pas de dire, au risque de nous répéter, que la construction des locomotives est très florissante aux Etats-Unis, que ce travail y est fait avec une vitesse surprenante, et que la main-d’œuvre est remplacée le plus souvent possible, par l’emploi des machines-outils.
La Société des ingénieurs civils a aussi exposé plusieurs dessins représentant des vues intérieures et extérieures du wagon du voyageur en Amérique. Tout le monde a pu voir un spécimen de ces wagons à l’exposition américaine du Champ de Mars. Cette immense voiture qui peut contenir au moins 50 personnes, attire avec justice la curiosité et l’admiration du visiteur. L’avant et l’arrière de ce wagon sont supportés par un petit chariot mobile à 4 roues ; ce qui permet au wagon américain de suivre sa locomotive dans les courbes les plus exiguës. Pour l’aménagement intérieur tout a été construit en vue du bien-être du voyageur qui a, à sa disposition, tout ce dont il aura besoin pendant son voyage, restaurant, cabinet de toilette, et l’utile water-closet que les Américains sont étonnés de ne pas trouver dans nos wagons européens.
Sur les chemins de fer des Etats-Unis, il n’existe qu’une classe unique, mais à la suite de chaque train, il se trouve un wagon-salon où moyennant une faible redevance en plus, chaque voyageur peut avoir tout le luxe et le confort connus. La nuit surtout ce dernier genre de wagon est bien curieux à étudier, quand s’abattent à droite et à gauche deux rangées de lits superposés et que les voyageurs se préparent à leur toilette nocturne.
Nous trouvons ensuite plusieurs photographies représentant l’usine à gaz de Manhattan, et tous les dessins nécessaires pour expliquer la distribution d’eau dans une ville américaine. Aux Etats-Unis et dans les grands centres, chaque habitant peut avoir à sa disposition une quantité d’eau considérable, en comparaison de ce qui s’est fait à Londres et à Paris pour le même cas. Ainsi à Londres, chaque habitant a 126 litres d’eau par jour, et à Paris, 135 litres ; à Chicago, 300 litres ; à Boston, 220 ; à Saint-Louis, 220, et à Cincinnati, 200. Toutes ces villes possèdent des réservoirs immenses, mais l’épuration et le tamisage des eaux sont loin d’être aussi parfaite qu’en France.
La Société des ingénieurs civils a exposé des dessins de pompes Worthington et aussi tout ce qui a rapport à la distribution d’eau de Saint-Louis, ainsi que la tour élévatrice de Tolédo dans l’Ohio. Pour ces distributions d’eau, les machines à vapeur sont généralement verticales et à balancier, et quant aux pompes elles sont des types Worthington ou Niagara.
L’on remarque souvent en Amérique, des pompes centrifuges et à cataracte. Toutes ces machines de distribution d’eau sont vraiment splendides, et ce qu nous a plus frappé dans ce genre, c’est l’usine hydraulique de Chicago. Pour cette dernière ville, l’eau est prise dans le lac Michigan, à 3.200 mètres des pompes et elle est amenée par deux tunnels en maçonnerie, de section circulaire, ayant l’un, 1m80 et l’autre, 2m10 de diamètre. Ce double souterrain est situé à 20 mètres au dessous du niveau des eaux du lac.
Il ne nous reste plus qu’à parler des dessins exposés par la Société et donnant différentes vues du chemin de fer aérien de New-York à son passage au dessus des 41e et 42e rues. L’on remarque aussi des photographies indiquant le mode de construction de la voie suspendue, ainsi que de la mise en place des treillis. En passant, nous ne devons pas oublier de dire que la ville de New-York est sans contredit le mieux favorisée du monde entier au point de vue des communications rapides. En effet, sans compter ses tramways, ses voitures et ses omnibus, elle possède encore ce chemin de fer aérien qui passe à travers la ville et qui a un réseaux de 33 kilomètres de développement.
Il y eut d’abord lutte entre le chemin de fer souterrain et le chemin de fer aérien, et les deux systèmes pouvaient rester longtemps en présence sans amener de résultat pratique. La Société des ingénieurs civils américains parvint, grâce à son crédit et à son influence, à faire accepter le 2e système qui ne tarda pas à s’élever dans les rues de New-York, à la grande satisfaction de ses habitants. Le plus souvent une unique colonne placée sur le trottoir supporte la voie. Chaque colonne se compose de 2 poutres en U réunies latéralement par des fers rivés sur les abords des poutres. Le matériel roulant, actuellement employé, se compose de machines légères à 4 roues pesant environ 6.000 kilogrammes avec approvisionnement d’eau et de coke. La voie a une largeur de 1m44. Quant aux wagons à voyageurs, ils pèsent vides environ 7.250 kilogrammes, ils ont une longueur de 12m60 et peuvent contenir 48 voyageurs. Ajoutons pour terminer que sur ce chemin de fer aérien la circulation, pour l’année 1877, a été 3.150.000 voyageurs. Ce chiffre donne une idée des services rendus. Il est du reste évident que dans une agglomération suffisante de population, le mouvement de déplacement sera d’autant plus grand que les moyens de locomotion seront plus faciles.
Nous ne saurions mieux terminer cette étude qu’en remerciant encore une fois nos confrères américains pour toute leur bonne obligeance.

F. des Tournelles,
Ingénieur.

15 août 2019

Exposition universelle 1878 : Matériel ferroviaire

Ah que coucou !


BONNE FETE DE L'ASSOMPTION !


Que faut-il pour faire un train ? et bien dans les articles suivants cela nous est "expliqué" ;)...

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab




Matériel des Chemins de fer
(n° 153, août 1878)

Les questions de chemin de fer ont toujours fort intéressé le public. Il s’occupe vivement des progrès que fait ce merveilleux instrument qui exerce assurément le plus d’influence sur nos mœurs et nos institutions ; il prend un vrai plaisir à ces belles et nombreuses découvertes, au fonctionnement de cet engin de travail qui a la place la plus élevée dans l’histoire scientifique et industrielle de notre région.
Et cet intérêt porté à cette incomparable machine se comprend aisément ; les chemins de fer ne font-ils pas, en quelque sorte, partie des éléments usuels et indispensables à la vie de l’homme ? ils sont le complément de ses besoins, l’auxiliaire de ses intérêts. N’ont-ils pas remplacé les diligences, avec lesquelles il fallait autant de temps pour aller de Paris à Bordeaux qu’on en met aujourd’hui pour se rendre de Paris à Pétersbourg ?
Si, d’ailleurs, les chemins de fer font l’admiration du public, ils sont aussi de la part des hommes qui les construisent ou les administrent, l’objet de grandes études, qui presque toutes, sont couronnées de succès. A quel travail, en effet, les constructeurs et les directeurs de nos voies ferrées doivent-ils se livrer pour arriver à perfectionner chaque jour leur construction ou leur exploitation !
Là, comme dans toutes les branches de la vie, ce que doit chercher l’homme, c’est l’amélioration de son existence, et de celle de la société dans laquelle il est appelé à vivre. La terre est très féconde, ses nombreux produits lui assurent le nécessaire et les choses indispensables ; mais encore faut-il que, par son génie, son travail, sa persévérance, ses découvertes enfin, l’homme se fasse le collaborateur, je dirai même le conducteur de la nature. Il doit, en effet, selon ses besoins, conduire ou diriger la nature, dans sa marche à travers les temps, et la pousser particulièrement vers les choses qui peuvent adoucir sa position sur terre.
En cela, les spécialistes qui se sont occupés des chemins de fer, ont compris la mission qu’il devaient s’imposer pour les besoins de tous. Le but qu’ils se sont proposé n’est pas complètement atteint ; mais chaque jour voit paraître de nouveaux perfectionnements, fruits d’un travail sérieux qui diminuent d’autant la somme des efforts encore nécessaires pour arriver au plus haut degré du bien-être social.

*
***

L’exposition universelle, cette œuvre de la paix et du travail, a réuni dans son enceinte, les études et les découvertes nombreuses de ces dernières années. Les chemins de fer ont une large part dans cette grande entreprise du progrès.
Nous nous proposons aujourd’hui d’entretenir nos lecteurs d’une partie importante de ce magnifique outillage du matériel de chemin de fer.
Les machines, les voitures, et les modèle différents de construction de la voie, sont largement représentés cette année. On remarque beaucoup de progrès depuis la dernière exposition de 1867, et on peut dire, en général, que le matériel s’est amélioré d’une façon très sensible.
Malheureusement, l’étude de chacun des systèmes exposés est difficile et longue à faire ; ils sont répartis sur tous les points de l’Exposition : ainsi la plus grande partie du matériel français est logée dans les annexes qui longent l’avenue de la Bourdonnaye, au Champ-de-Mars ; celui relatif aux voies étroites et aux tramways est remisé sous trois bâtiments situés au pied du Trocadéro, du côté de Passy. Quant au matériel étranger, il y en a un peu partout, dans les galeries des machines, aussi bien que dans les annexes de chaque section.
Nous essayerons cependant d’être le plus clair possible.

La Voie

On sait que deux éléments très distincts composent le chemin de fer : la voie ferrée et le moteur ; ils ont une existence qui leur est propre, et peuvent fonctionner simultanément et indépendamment l’un de l’autre. - Ne voyons-nous pas journellement des essais de locomotive routières ? - Mais il est évident qu’il y a avantage incontestable à faire agir ces deux éléments ensemble.
La voie ferrée ordinaire se compose de deux files de rails parallèles, reposant sur une couche de matériaux incompressibles appelés ballast, par l’intermédiaire des traverses et des coussinets.
L’Exposition ne nous montre aucune application nouvelle de profils de rail, autres que ceux con-nus jusqu’à présent ; elle nous indique seulement que, des deux profils actuellement le plus en usage, savoir le rail à double champignon et le rail à patin, ce dernier tend à remplacer partout le premier ; c’est justice, car le rail à patin offre plus de facilité de pose que le rail à double champignon, et conséquemment plus d’économie.
Mais, si le rail n’a pas attiré l’attention du constructeur, la traverse, au contraire, a été l’objet de recherches dont nous voyons les nombreux résultats dans les annexes du Trocadéro.
Par sa situation, la traverse est défavorable à la durée ; ce fait est connu de tout le monde, les alternatives de sécheresse et d’humidité lui font subir de graves détériorations. Enfouie dans le ballast, elle subit l’humidité, et le ballast lui-même la protège bien mal de la sécheresse.
Ces causes de destructions naturelles ne sont pas encore les seules auxquelles les traverses soient soumises ; elles reçoivent la charge du rail, transmise par le coussinet qui tend à s’enfoncer dans le bois, et, quand la traverse est usée par cet effet, il faut la mettre au rebut.
C’est pour éviter ces changements qui occasionnent une grande gêne dans la circulation journalière des trains, et aussi par mesure d’économie, que quelques constructeurs ont cherché à remplacer la traverse en bois, par la traverse métallique.

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La Cie de Lyon a imaginé une traverse en fer zorès. Pour assembler ce fer au rail, on pose une petite plaque inclinée terminée par des agrafes retournées contre laquelle on applique le rail. Ce système est bon et simple, mais il a le désavantage d’être plus coûteux que la traverse en bois.
Dans l’annexe du Trocadéro, nous avons vu plusieurs autres systèmes qui nous parais-sent aussi bons, mais sur lesquels on ne peut donner d’avis favorable, qu’autant qu’une longue expérience montrera leur degré d’usure.
Nous avons principalement remarqué un assemblage analogue à celui de la Cie de Lyon, dans lequel la traverse peut recevoir toute espèce de rails. Elle est en acier et se compose d’une pièce en forme d’un V renversé très allongé sur laquelle sont fixés deux supports en fer suivant l’écartement de la voie. Le rail est rendu solidaire sus ces supports au moyen de deux crampons fixés à l’aide de boulons. - Nous craignons, cependant, qu’à l’usage, la trop grande quantité de boulons ne soit un inconvénient, la trépidation des trains pouvant amener leur desserrage. - Il est vrai que la traverse, ayant peu d’élévation, se trouve encastrée dans une couche assez épaisse de ballast.
Un autre système également très ingénieux, donne à la traverse métallique la forme et les dimensions de la traverse en bois.
Cette traverse est en fonte creuse ; elle est entaillée suivant l’écartement de la voie, pour permettre l’établissement d’un coussinet en bois sur lequel on fixe le rail. Comme on le voit, cette traverse creuse est la substitution directe du métal au bois.
Enfin, nous terminerons cette étude par la traverse métallique en forme d’U écrasé, exposée dans le dernier pavillon des annexes du Trocadéro. Cette traverse s’appuie à plat sur le ballast, et le rail s’assemble dans le creux à l’aide d’un coussinet. Dans ce système, la face d’appui est plus grande que dans ceux que nous avons décrits ; aussi, par ce fait, aurait-il notre préférence, si nous avions un jugement à prononcer.
Mais, nous le répétons encore, tous ces différents systèmes de traverses métalliques ne peuvent avoir d’application réelle et utile, qu’autant que leur durée sera plus longue que celle des traverses en bois ; car lors même qu’elles coûteraient plus chères, il y aurait encore avantage à les employer, si ce prix restait inférieur à celui des traverses en bois usées dans le même temps.
(A suivre.)
A. Asselin.

Matériel de chemins de fer
(n° 158, septembre 1878)

Les Wagons.

Nous commencerons l’étude du matériel roulant par celle des voitures et et wagons.
Un wagon se compose d’un châssis surmonté de sa caisse porté par 2 ou 3 essieux te-nus constamment parallèles, auxquels sont fixés les roues. Ce châssis repose sur les essieux par l’intermédiaire du coussinet en bronze placé dans la boîte à graisse au moyen des ressorts de suspension, qui sont guidés dans leur mouvement de bas en haut par la plaque de garde.
La traction s’exerce par des tiges dites de tractions attachées au milieu de ressorts de choc posés horizontalement sous la caisse, et deux wagons consécutifs sont reliés par une chaîne, aux deux crochets de la tige de traction, au moyen du tendeur...
Voilà en quelques mots la composition d’un wagon dont la caisse varie selon les usages auxquels on le destine, mais sur le principe duquel tous les constructeurs sont à peu près d’accord pour donner aux différentes pièces qui le composent des dispositions analogues.
Il ne faudrait pas croire cependant que tout est parfait dans un wagon, même dans un wagon de première classe. Non, il reste encore beaucoup à faire pour rendre le voyage agréable, et surtout pour donner au voyageur les commodités et les aises que réclament ses habitudes et ses besoins. Trop long-temps, malheureusement, les compagnies n’ont considéré le voyageur que comme un simple colis qu’on enfermait dans une voiture, moins gênant qu’une caisse de marchandise, mais bien plus désagréable.
Tout au début du chemin de fer, les voitures de troisième classe n’étaient-elles pas découvertes ? Il y a peu de temps encore, ces mêmes voitures, sur les lignes du Midi, étaient dépourvues de vitres, et aujourd’hui, quelques compagnies ne chauffent pas leurs voitures de troisième classe, en hiver.
Mais malgré tout, on peut dire qu’il existe dans la construction des wagons exposés, cette année, par les différentes sociétés, dans la section française, et plus, peut-être, dans les sections étrangères, de notables perfections.
Les compagnies de l’Est, du Nord et l’Orléans ont cherché dans l’aménagement de leurs voitures le bien être du voyageur, mais seulement du voyageur qui a les moyens de payer chèrement. Les voitures de première classe, en effet, sont des mieux soignées ; les ressorts, par un système d’intercalation de caoutchouc, sont devenus plus doux ; et il existe des canapés-lits, soit au milieu, soit aux extrémités du véhicule. Ces canapés-lits, accessibles à tout voyageur, pourvu, bien entendu, qu’il paye un surplus de sa place ordinaire, sont un grand pas fait vers le confortable et qui peut, selon ses mesures, atténuer les fâcheux effets du lacet, de trépidation et le malaise occasionné par une marche rapide.
Les modèles de voitures de ces compagnies sont bien conditionnés, et surtout d’un usage très pratique pour nos lignes françaises ; leur construction est parfaite et promet un grand succès. Ils sont tous éclairés au gaz comprimé.
Nous regrettons toutefois qu’aucune compagnie n’ait eu l’heureuse idée de présenter un spécimen de voiture de troisième classe avec banquettes élastiques. Cette amélioration rendrait de grands services aux voyageurs de petites bourse qui sont obligés de parcourir chaque jour de grandes distances. Une simple banquette élastique, sans dossier, ne coûterait pas si cher, pour qu’on en fit, au grand contentement du public moins favorisé par la fortune.
Espérons que dans un temps peu éloigné les compagnies comprendront qu’il n’est pas humain de laisser, pendant de longues heures, un malheureux voyageurs soumis, sur une banquette de bois, à un cahotement intolérable, et que nous verrons une grande amélioration dans le confortable des voitures de troisième classe de nos lignes ferrées.

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Dans les annexes du Trocadéro, deux voitures méritent l’attention du visiteur : elles ont les dimensions du matériel ordinaire français ; mais les dispositions intérieures se rapprochent du système américain.
Ces deux voitures répondent parfaitement aux nombreux réclamations des voyageurs qui demandent d’introduire dans la composition des trains rapides ou express, une voiture contenant water-closet et cabinet de toilette accessibles au public.
L’une de ces voitures contient 22 places de luxe, un water-closet et un cabinet de toilette ; elle renferme 10 places réparties en trois comportements isolés, fermés par une porte roulante et pouvant se transformer en lit aux extrémités de la voiture, deux terrasses permettent aux voyageurs de prendre l’air et de circuler librement, pendant le trajet. Les water-closet sont isolés et donnent sur la terrasse.
La suspension de cette voiture est très douce ; elle est obtenue par quatre ressorts et des rondelles en caoutchouc intercalées entre les ressorts et leurs supports fixés au châssis.
L’autre voiture peut permettre à toute une famille de vivre et se procurer tout le bien être désirable dans le voyage. Elle se compose d’un salon, d’une chambre à coucher avec deux compartiments lits, un cabinet de toilette, une cuisine et un balcon devant. C’est évidemment ce qu’on peut demander de mieux, car on peut se coucher dans un véritable lit garni de draps, manger assis devant une table, et fumer tranquillement son cigare sur le balcon de la voiture. Mais un pareil système de véhicule n’est possible que pour un trajet un peu long ; pour un petit voyage les frais seraient beaucoup trop considérables, à moins qu’une personne riche voyageant souvent, ne fasse, pour son propre compte, l’acquisition d’un wagon dans lequel il mène toute sa famille, et avec lequel il peut rouler sur toutes les lignes.

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Il nous reste deux mots à dire sur une voiture et un wagon à marchandises pour voie étroite pour terminer notre courte étude des systèmes les plus intéressants de la section française.
La voiture est mixte : elle contient quatre places de première classe et 10 de seconde, et deux terrasses aux extrémités ; elle est disposée, comme les voitures du tramway-nord de Paris, à couloir central, et permet la circulation des agents d’un véhicule à l’autre. Le châssis est tout en fer et mesure un peu plus de 5 mètres de longueur.
Le wagon à marchandises est couvert ; il est combiné de manière à pouvoir être découvert pour la facilité du chargement et du déchargement. Il peut être chargé de 3,500 kil. ou peut contenir trois chevaux. Le volume disponible de la caisse est d’environ 9 mètres cubes.
Ces deux spécimens de voiture pour voie étroite de 0,75, nous ont paru excellents ; leur construction est soignée et leur application très pratique.
Au point de vue du matériel roulant, les deux voitures dont nous parlons réunissent précisément les conditions économiques nécessaires à une voie étroite ; elles sont relativement d’un prix peu élevé, puisqu’elles coûtent moitié moins cher que les voitures ordinaires ; et encore, ce prix pourra être abaissé par les constructeurs, lorsque nos lignes à voies étroites auront une plus grande exploitation, et lorsque les propriétaires de ces voies auront, par l’achat de leur matériel, établi une concurrence entre les constructeurs eux-mêmes.

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Ces quantités de petits wagonnets que le visiteur a pu voir dans le dernier hangar de l’annexe du Trocadéro, sont destinés aux voies particulières d’exploitation agricole, usinière ou autres et aux constructions.
Les wagonnets en fer sont simples, légers, mais ils ont ce désavantage sur le wagonnet en bois, c’est qu’ils ne sont pas facilement réparable sur un chantier ou dans une ferme où les hommes spéciaux sachant travailler le fer manquent généralement. On trouvera toujours, au contraire, un charron de village, un charpentier ou un menuisier capable de faire une réparation à un wagonnet en bois.
C’est d’ailleurs la seule raison qu’on puisse donner en faveur du wagonnet en bois.

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Avant de quitter les wagons du Trocadéro, jetons un dernier coup d’œil sur le deuxième pavillon. C’est celui qui contient l’exposition très intéressante de la compagnie de l’Ouest qui nous donne ses machines employées à la construction et à l’essai des roues et essieux, ainsi que quelques bascules et ponts-bascules.
Des trophées de roues, d’essieux et quelques vitrines de boulons, de barre d’attelage, de tendeurs, coussinets, boulons, forment le complément de ce pavillon.

(A suivre)

M. Asselin.