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5 février 2025

Mark Twain : Ma Montre

Ah que coucou !

Malgré que le narrateur ait acheté sa montre deux cents dollars, ce qui, dans cette fin du XIXe siècle est une somme énorme, il ne cesse d'avoir des ennuis avec... un coup elle avance, un coup elle retarde, un coup elle s'arrête sans raison, etc. Bref, depuis qu'il l'a achetée, cette montre lui a coûtée, en plus des 200 Dollars d'achat, entre 2 et 3 mille dollars de réparations diverses effectuées par différents horlogers afin de pouvoir espérer qu'ENFIN quelqu'un va pouvoir réparer cette montre défectueuse !!! Y parviendra-t-il ? Vous le saurez en lisant la nouvelle suivante :


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Langue : Français

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

20 octobre 2024

H.G. Wells : La Machine à remonter le temps

Ah que coucou !

Le Temps est ici considéré comme étant une quatrième dimension nécessaire à la géométrie, car un objet, comme chacun le sait, est susceptible de se transformer dans le temps... mais voilà, comment faire, dans un croquis, pour représenter cette 4e dimension ? Eh bien voilà ce que l'Explorateur du Temps va tenter de démontrer et de résoudre avec sa machine... mais parmi ses invités, ce vendredi soir-là, le Docteur est sceptique et estime que son ami "l'Explorateur" plaisante et tente à nouveau de les mener en bateau comme il l'a fait l'autre fois, avec un fantôme...
Mais voilà... l'Explorateur, lui, est entrain de fabriquer sa Machine ; il doit encore y faire quelques retouches pour la terminer et promet que le vendredi suivant, il aura voyagé dans le Temps...

Y parviendra-t-il ?

Pour le savoir je vous invite à lire le roman suivant :


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Format : pdf
Langue : Français

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

3 novembre 2023

William Faulkner : L'Arbre aux Souhaits

Ah que coucou !

"Et, la veille d'un anniversaire - il la regarda avec ses yeux étranges aux paillettes dorées - si on monte dans son lit en mettant le pied gauche le premier, et si on retourne son oreiller sens dessus dessous avant de s'endormir, on peut s'attendre à tout, ajouta-t-il avec sagesse."
Voilà l'explication donnée par le "petit rouquin", Maurice, quand la fillette est étonnée que lors de ses anniversaires précédents, il n'y avait nullement de magie contrairement à celui-ci... Oui, aujourd'hui c'est l'anniversaire de Dulcie et aujourd'hui tous ses souhaits se réalisent...


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Langue : Français

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

5 juin 2021

H. G. Wells : Le Pays des Aveugles

Ah que coucou !

Nuñez est un montagnard et guide réputé des Cordillères des Andes. Mais un jour, c'est l'accident : il dégringole au fond d'une gorge. Blessé il découvre un village oublié, dont les maisons sont différentes de ce qu'il connaît aux alentours. Les habitants parlent un espagnol étrange et difficilement compréhensible, et ils ont quelque chose d'étrange : ils sont TOUS aveugles !...
 
Maintenant connaissez-vous le proverbe suivant : "Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois" ? Eh bien, comme tous les habitants sont aveugles, Nuñez décide de devenir leur roi... alors il leur parle de la vue... puis, comme personne ne croit et qu'ils le raillent, il décide de prendre le pouvoir par un coup d'Etat. Coup d'Etat loupé, il s'enfuit, mais, malade et blessé, il ne va pas loin et quelques jours après, affamé, il revient au village...
 
Et la suite? Je vous la laisse découvrir...
 
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Langue : Français
 
Bonne lecture !
 
Bisous,
@+
Sab

10 avril 2021

Marc Twain : La Grande révolution de Pitcairn / The Great Revolution in Pitacairn

 Ah que coucou !
 
En règle générale, quand on aborde Marc Twain, on commence par les Tom Sawyer ;)... mais voilà, qui ne connaît pas encore Tom Sawyer ou Huckelberry Finn ? Ils sont bien trop connus et des e-books narrant leurs aventures sont déjà très présents sur la toile... alors, nous, nous allons nous intéresser aux autres histoires qu'a écrites ce grand "humoriste" américain et aujourd'hui je vous propose un conte narrant une des aventures que connurent les descendants des "révoltés du Bounty" sur l'île où ils ont trouvé refuge : l'île Pitcairn....
 

 accessible au téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
Langues : Français & Anglais
 
Cette petite île du Pacifique, loin de tout, où aucun navire ne s'arrête, est l'asile rêvé pour ceux qui se sont mutinés et qui doivent fuir la justice anglaise.  Ils s'installent sur les côtes et forment une société comme celle qu'on pouvait rencontrer dans les colonies britanniques en ce temps-là... leur chef, John Adams, s'auto-proclame Gouverneur et a aussi la charge des offices religieux. On construit une église qui sert aussi d'école. Les quelques livres du Bounty sont utilisés pour former une bibliothèque... un jour, un bateau accoste afin de faire le plein de produits frais ; le capitaine est fort intrigué de trouver sur cette île prétendue déserte, toute une population "britannique". Après ce jour, les insulaires voient parfois des navires accoster pour faire le plein : c'est ainsi qu'ils échangent lurs produits frais contre de la flanelle, du savon... L'Amiral en charge des colonies britannique dans le Pacifique décide d'aller visiter cette île et dans son rapport il y indique les caractéristiques de cette population "britannique" et qu'il faut récompenser...
Quelques temps après arrive un étranger, un Américain, qui souhaite aider les insulaires à se révolter contre la tyrannie anglaise, malgré que ceux-ci ne s'estiment nullement victimes et sont satisfaits de leur sort...
Les habitants de Pitcairn vont-ils devenir indépendants ? vous le saurez en lisant ces quelques pages (en français : jusqu'à la page 9, en anglais: page 10 à 17).

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

21 août 2019

Exposition universelle 1878 : Le chemin de fer aux USA

Ah que coucou !

... et pendant ce temps-là, aux USA, qu'est-ce qu'il se passe question train ? et bien en voici un descriptif fait à partir des informations fournis par les pavillon dédié aux USA...

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab




La Société des ingénieurs civils américains
(n° 160, septembre 1878)

Dans ce dernier article sur la Société des ingénieurs civils américains, il nous reste à parler des différents types de locomotives exposés, des dessins de l’alimentation d’eau des villes américaines et enfin des photographies et plans du chemin de fer aérien élevé dans les rues de New-York. Ce dernier travail mérite tout particulièrement notre attention en raison des effort continus qui sont faits à Paris pour l’établissement d’un système analogue et devant rendre les mêmes services que dans la principale ville de l’Union.
Le 1er dessin que l’on rencontre représente une locomotive du type « consolidation » construite par la Compagnie de l’Erié, dans l’usine de Brooks. Cette locomotive a 8 roues motrices couplées, ayant chacune un diamètre de 1m270. De plus, l’avant est soutenu par un petit chariot mobile à 2 roues de 0,710 de diamètre. La longueur totale de cette locomotive avec son tendeur est de 14m500 et son poids de 41.712 kilo. La grille a une surface de 2m139, et quant à la surface de chauffe totale elle est de 116m894. L’on peut dire que ce type est celui qui est le plus employé sur les chemins de fer des Etats-Unis.
Nous devons remarquer que la locomotive américaine est surtout renommée par sa bonne construction et sa parfaite élasticité. Elle peut tourner dans des courbes de très faibles rayon et elle monte des pentes incroyables tout en conservant une adhérence suffisante pour remorquer des charges considérables. Les mouvements de lacet et de tangage sont à peine appréciables et à ce point de vue notre locomotive européenne est bien loin d’égaler sa rivale américaine, étant données les difficultés de toute sorte que cette dernière doit vaincre aux Etats-Unis.
Le point saillant des locomotives américaines, est d’être supportées à l’avant par un petit chariot mobile qui permet à la machine de cuivre les courbes les plus petites. La seconde différence qui existe entre les machines américaines et les nôtres, c’est que les cylindres des premières sont tous extérieurs, les Américains préférant avant tout la bonne surveillance à la beauté de la machine ; du reste, ils veulent se servir le moins possible d’essieux coudés.
Le deuxième dessin exposé par la Société des ingénieurs civils nous montre une locomotive du système Hinkley, aussi très répandue en Amérique. Cette locomotive a 4 roues motrices couplées et le petit chariot de l’avant possède aussi 4 roues mobiles. Un autre dessin nous représente une locomotive du même type avec 6 roues motrices couplées et un chariot à 6 roues mobiles. En général toutes les chaudières de ces locomotives possèdent des foyers en cuivre ou en acier, et les grilles sont formées le plus généralement aux Etats-Unis par une série de tubes en fer fixés aux parois d’avant et d’arrière du foyer avec circulation d’eau à l’intérieur.
La Compagnie du chemin de fer North and South Alabama, dont l’usine est à Louisville, expose une locomotive du système Mogul. Cette locomotive possède 6 roues motrices couplées de 1m135 de diamètre et, à l’avant, un chariot de 2 roues de 0,762 de diamètre. Le poids de la machine en service est de 36.240 kilo et la longueur totale avec le tendeur est de 13m488. Ici, par exception, nous devons remarquer que les barreaux de grille sont en fonte et qu’ils ont été fondus 3 par 3.
Pour terminer cette courte analyse des locomotives américaines, nous devons dire qu’il existe entre aux Etats-Unis le type Grant à double essieu mobile, l’un à l’avant, l’autre à l’arrière et le type Mazon à locomotive-tender, avec douze roues dont six couplées.
Si nous continuons notre revue, nous trouvons un dessin d’un wagon-transport pour marchandise, de la compagnie Burlington et Quercy de Chicago ainsi qu’un plan d’un wagon pour charbon, ayant une forme convexe assez originale. Ce wagon a été construit par les forges e Vulcain, près de Saint-Louis.
Toutes les locomotives américaines sont pourvues d’une cloche, d’un sablier, d’un chasse-vache ; et l’on doit surtout remarquer que le constructeur a tout fait pour que le mécanicien puisse se trouver confortablement placé à l’arrière de sa machine.
N’oublions pas de dire, au risque de nous répéter, que la construction des locomotives est très florissante aux Etats-Unis, que ce travail y est fait avec une vitesse surprenante, et que la main-d’œuvre est remplacée le plus souvent possible, par l’emploi des machines-outils.
La Société des ingénieurs civils a aussi exposé plusieurs dessins représentant des vues intérieures et extérieures du wagon du voyageur en Amérique. Tout le monde a pu voir un spécimen de ces wagons à l’exposition américaine du Champ de Mars. Cette immense voiture qui peut contenir au moins 50 personnes, attire avec justice la curiosité et l’admiration du visiteur. L’avant et l’arrière de ce wagon sont supportés par un petit chariot mobile à 4 roues ; ce qui permet au wagon américain de suivre sa locomotive dans les courbes les plus exiguës. Pour l’aménagement intérieur tout a été construit en vue du bien-être du voyageur qui a, à sa disposition, tout ce dont il aura besoin pendant son voyage, restaurant, cabinet de toilette, et l’utile water-closet que les Américains sont étonnés de ne pas trouver dans nos wagons européens.
Sur les chemins de fer des Etats-Unis, il n’existe qu’une classe unique, mais à la suite de chaque train, il se trouve un wagon-salon où moyennant une faible redevance en plus, chaque voyageur peut avoir tout le luxe et le confort connus. La nuit surtout ce dernier genre de wagon est bien curieux à étudier, quand s’abattent à droite et à gauche deux rangées de lits superposés et que les voyageurs se préparent à leur toilette nocturne.
Nous trouvons ensuite plusieurs photographies représentant l’usine à gaz de Manhattan, et tous les dessins nécessaires pour expliquer la distribution d’eau dans une ville américaine. Aux Etats-Unis et dans les grands centres, chaque habitant peut avoir à sa disposition une quantité d’eau considérable, en comparaison de ce qui s’est fait à Londres et à Paris pour le même cas. Ainsi à Londres, chaque habitant a 126 litres d’eau par jour, et à Paris, 135 litres ; à Chicago, 300 litres ; à Boston, 220 ; à Saint-Louis, 220, et à Cincinnati, 200. Toutes ces villes possèdent des réservoirs immenses, mais l’épuration et le tamisage des eaux sont loin d’être aussi parfaite qu’en France.
La Société des ingénieurs civils a exposé des dessins de pompes Worthington et aussi tout ce qui a rapport à la distribution d’eau de Saint-Louis, ainsi que la tour élévatrice de Tolédo dans l’Ohio. Pour ces distributions d’eau, les machines à vapeur sont généralement verticales et à balancier, et quant aux pompes elles sont des types Worthington ou Niagara.
L’on remarque souvent en Amérique, des pompes centrifuges et à cataracte. Toutes ces machines de distribution d’eau sont vraiment splendides, et ce qu nous a plus frappé dans ce genre, c’est l’usine hydraulique de Chicago. Pour cette dernière ville, l’eau est prise dans le lac Michigan, à 3.200 mètres des pompes et elle est amenée par deux tunnels en maçonnerie, de section circulaire, ayant l’un, 1m80 et l’autre, 2m10 de diamètre. Ce double souterrain est situé à 20 mètres au dessous du niveau des eaux du lac.
Il ne nous reste plus qu’à parler des dessins exposés par la Société et donnant différentes vues du chemin de fer aérien de New-York à son passage au dessus des 41e et 42e rues. L’on remarque aussi des photographies indiquant le mode de construction de la voie suspendue, ainsi que de la mise en place des treillis. En passant, nous ne devons pas oublier de dire que la ville de New-York est sans contredit le mieux favorisée du monde entier au point de vue des communications rapides. En effet, sans compter ses tramways, ses voitures et ses omnibus, elle possède encore ce chemin de fer aérien qui passe à travers la ville et qui a un réseaux de 33 kilomètres de développement.
Il y eut d’abord lutte entre le chemin de fer souterrain et le chemin de fer aérien, et les deux systèmes pouvaient rester longtemps en présence sans amener de résultat pratique. La Société des ingénieurs civils américains parvint, grâce à son crédit et à son influence, à faire accepter le 2e système qui ne tarda pas à s’élever dans les rues de New-York, à la grande satisfaction de ses habitants. Le plus souvent une unique colonne placée sur le trottoir supporte la voie. Chaque colonne se compose de 2 poutres en U réunies latéralement par des fers rivés sur les abords des poutres. Le matériel roulant, actuellement employé, se compose de machines légères à 4 roues pesant environ 6.000 kilogrammes avec approvisionnement d’eau et de coke. La voie a une largeur de 1m44. Quant aux wagons à voyageurs, ils pèsent vides environ 7.250 kilogrammes, ils ont une longueur de 12m60 et peuvent contenir 48 voyageurs. Ajoutons pour terminer que sur ce chemin de fer aérien la circulation, pour l’année 1877, a été 3.150.000 voyageurs. Ce chiffre donne une idée des services rendus. Il est du reste évident que dans une agglomération suffisante de population, le mouvement de déplacement sera d’autant plus grand que les moyens de locomotion seront plus faciles.
Nous ne saurions mieux terminer cette étude qu’en remerciant encore une fois nos confrères américains pour toute leur bonne obligeance.

F. des Tournelles,
Ingénieur.

22 juin 2019

Eugène Brunel : Pluie de viande du Kentucky

Ah que coucou !

Non, aujourd'hui pas de e-book ;)... mais un petit rappel historique sur un fait bien étrange survenu dans la ville de Bowling Green (USA, Kentucky) courant 1876. Pourquoi ? peut-être pour vous rappeler que nous ne devons pas nous précipiter avant de juger quoi que ce soit, même quand nous en sommes les témoins privilégiés... il faut toujours avoir l'esprit clair pour réfléchir et non pas être "sous pression" (surtout médiatique) où il est facile de nous manipuler et de nous faire croire des énormes bêtises.

Les faits :

Fin du 19e siècle, la population locale de Bowling-Green est étonnée de découvrir une plante qui se met à pulluler. Cette plante est comestible et ceux qui y ont goûté décrivent son goût comme étant un végétal avec un goût de viande (surtout que la dite-plante est de couleur chaire).
Se conservant mal, il est difficile de la transporter à l'Est, dans un laboratoire afin de savoir d'où elle vient et qu'est-ce que c'est réellement...

Cette nouvelle a défrayé les chroniques aux USA pendant un temps... et lors de la préparation de l'Exposition universelle de 1878 elle arrive sur le sol français.

Vrai ou faux ? chacun (en France, parmi ceux qui en a entendu parler) a sa propre idée... jusqu'à ce qu'arrive le contenu de l'article paru dans le Scientific American du 1er juillet 1876 qui explique scientifiquement l'étrangeté de la chose... c'est ce que nous propose, dans son article, de nous narrer Eugène Brunel (article ci-dessous).

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

La pluie de viande du Kentucky


Une grande rumeur s’est faite il y a quelques mois en Amérique autour d’un phénomène étrange, qui a été rapporté par plusieurs journaux européens, la plupart en le considérant comme une invention fantaisiste.
Le fait était constant et attesté par de nombreux témoins, qui avaient mangé et même savouré la viande tombée du ciel, dans une large plaine, aux environs de Bowling-Green (Etat du Kentucky), qui en fut littéralement couverte.
Cette chair, que ceux qui l’ont trouvée et mangée on assimilée aux chairs très cuites de la tortue, de la grenouille ou du poussin, ou encore à celle de la jeune caille (ce qui ferait que la caille qui tombe toute rôtie dans la bouche n’est pas un conte de fées), cette chair, disons-nous, peut-être, d’après les naturaliste américains qui l’ont examinée, plus scientifiquement définie comme une substance gélatineuse très homogène et douée de propriétés sapides et nutritives.
Recueillie fraîche tombée, elle a l’aspect d’une gelée de viande incolore ou légèrement colorée d’une teinte jaune ou rosée, carminée, pour mieux dire. Mais rapidement dépouillée de ses principes aqueux, elle devient plus concrète, se racornit et finit par se réduire en poussière et disparaître entièrement.
Celle qui a été apportée à New-York a été conservée dans la glycérine, mais on s’accorde à reconnaître que ce moyen n’a pas été assez efficace pour la préserver de toute altération, et qu’en conséquence, le monde savant n’a pas été à même d’étudier cette curieuse substance dans son état natif complet.
Qu’est-ce don que cette manne nouvelle, d’origine mystérieuse et d’une nature si incontestablement précieuse, que sa récolte, en avril dernier, a été absorbée en quelques heures, avec une avidité instinctive, tant par les hommes que par les animaux, quoiqu’elle couvrit une large surface de plusieurs milles de longueur dans la plaine de Bowling-Green ?
Telle est la question qui a préoccupé bien des esprits depuis trois mois, et dont la solution nous arrive par le Scientific American du 1er juillet courant :
En 1537... (sans remonter au déluge ou seulement à Moïse), l’alchimiste Paracelse lorsqu’il poursuivait la recherche de son élixir de longue vie, trouva un jour une masse végétale d’une apparence étrange à laquelle il attribua, non sans raison, des vertus précieuses ; car cette substance par lui découverte et baptisée du nom de Nostoc, est non seulement comestible, mais encore médicale et même souveraine contre les scrofules et les ulcères.
Depuis Paracelse, le Nostoc est resté ce qu’il était : une production spontanée de la nature que l’homme n’a pas réussi ou n’a pas cherché (dans ce cas à tort) à développer.
Le Nostoc appartient à la famille des conferves [Terme de botanique – Nom générique de certaines plantes aquatiques de la famille des algues qui sont capillaires, simples ou cloisonnées. (Source : Le Littré)], et la botanique ne compte pas moins de cinquante espèces ; deux ou trois ont été classée à l’état de fossile.
Les conferves consistent plus ou moins sensiblement en une masse transparente, gélatineuse, tenue par des filaments tubulaires contenant la substance séminale, ce qui constitue pour ces végétaux une grande facilité de reproduction, par pur propre division aussi bien que par la germination de la semence.
La semence, dégagée de la substance gélatineuse, lorsque celle-ci se dessèche, est emportée par le vent, qui la dépose souvent très loin de son origine. Si elle tombe dans un lieu favorable à sa germination, elle s’y développe avec une extrême rapidité, comme toutes les existences éphémères. C’est ainsi qu’une nuée de semence de Nostoc s’abattant dans la vallée de Bowling-Green et recevant une pluie fécondante, a produit cette abondante récolte, que les habitants du pays ont pu ainsi naturellement croire tombée du ciel.
La nouvelle manne a été, en effet, identifiée par le docteur Brandeis comme étant le Nostoc carneum, nostoc couleur de chair, qui se trouve en abondance dans les Indes orientales (d’où celui-ci est peut-être venu à travers les mers) et en Chine où il est un des principes constituants de la soupe aux nids d’hirondelles.
Quoi qu’il en soit, la production du Nostoc carneum aussi considérable sur un même point, où il ne croît pas ordinairement, mais où il a été la conséquence d’un phénomène météorologique, ne reste pas moins un fait digne de remarque, puisque ‘est probablement la première fois qu’il se renouvelle en telle abondance depuis Moïse, qui put croire sincèrement la manne tombée du ciel à sa prière, puisque trois mille ans plus tard on convaincrait encore difficilement la plupart des convives du festin du Kentucky que leur manne a une autre origine.

Eugène BUREL.
Exposition universelle illustrée, n°67, aout 1876.

18 juin 2018

J.R.R. Tolkien : Bilbo le Hobbit

Ah que coucou !

Nous connaissons tous le Seigneur des Anneaux pour l'avoir vu en film ou pour avoir lu la triologie, mais combien d'entre nous savons que cette aventure est la suite d'un roman fantastique écrit dans les années 30 ? Oui, aujourd'hui je vous propose de faire la connaissance de Bilbo Sacquet (ou, de son nom américain : Baggins). Là, vous apprendrez à quelle histoire il fait référence quand il parle des trolls qui voulaient le dévorer... Là, vous apprendrez comment il a eu l'anneau... Là, vous apprendrez comment il a gagné et son épée et sa cotte de mailles... certain prétendent qu'il ne s'agit pas du roman, à l'origine du Seigneur des Anneaux, le hic (pour qu'on puisse croire qu'ils ont raison) est que J.R.R. Tolkien réutilise souvent ses personnages dans toute son œuvre qui ne se compose pas des 4 seulement... par exemple, en ce qui concerne le peuple des Elfes, il y a le recueil Faërie, pour les nains il y a les Enfants d'Hurin, etc. Certes, nul besoin de les lire tous pour les comprendre toutefois, pour connaître certains détails de "nos" héros, il est intéressant de les connaître aussi ;)... en attendant ces autres je vous propose le tout premier :

accessible à la lecture / téléchargement en cliquant ici
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Langue : Français

dans lequel nous faisons la connaissance et de Bilbo et de Gandalf...

Nota : Pour des facilités de compréhension, j'ai préféré opter pour tirer des Seigneurs des Anneaux les documents suivants : une partie de l'arbre généalogique de Bilbo Baggins (Sacquet) ainsi qu'une partie de la carte de la Comtée... renseignements qui manquent dans le livre d'origine, hélas ! où nous aurions apprécié aussi d'avoir une carte détaillée de la Montagne-Solitaire...

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

3 mai 2018

H.G. Wells : Une Orchidée extraordinaire

Ah que coucou !

Si vous ne vous en tenez qu'au titre, vous faites fausse route. En effet, il n'y a là rien d'extraordinaire, seulement de très inquiétant... inquiétant le décès de cet adorateur des orchidées qu'était M. Wedderburn... inquiétant ce que croit la gouvernante qui lui arrive quand elle découvre M. Wedderburn étendu sur le sol de la serre, étrangement prisonnier par une orchidée blanche... étrange cette orchidée qui se flétrie si rapidement... oui, à la lecture, on pourrait estimer que cette nouvelle aurait offert un superbe scénario pour une court-métrage à la Hitchcock ! (A. Hitchcock l'aurait-il oublié ;) ??? ou n'a-t-il pas eu le temps ? ou les droits d'auteur à verser étaient-ils trop importants ?)

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Langue : Français

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

26 mars 2018

Richard Brautigan [Vengeance de la Pelouse] : Un Avion de la Première Guerre à Los Angeles

Ah que coucou !

Avec cette dernière nouvelle, nous terminons le recueil La Vengeance de la Pelouse (cliquez ici pour accéder à la liste de toutes les nouvelles le composant)...

Le beau-père de Richard Brautigan est mort maintenant depuis une dizaine d'années à l'âge de soixante-dix ans...  L'annonce du décès a été faite par son beau-frère alors que sa femme était absente... et suite à cela Richard Brautigan se demande comment il pourrait faire pour le lui annoncer...
Après ces dix ans, Richard Brautigan fait le compte-rendu de cette vie de père de sa femme...

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Langue : Français

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

20 mars 2018

Richard Brautigan [Vengeance de la Pelouse] : Décalcomanie de drapeau américain

Ah que coucou !

Texte trop court pour vous le proposer au format pdf. Vous le trouverez sous ma signature.

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab


Cette histoire commence avec une décalcomanie de drapeau américain sur la lunette arrière d’un camion à plate-forme, mais on la distingue à peine parce que le camion est très loin, puis prend une bretelle d’autoroute pour s’engager sur une voie secondaire, puis disparaît. Qu’importe, ça fait encore un début.

Ca fait du bien d’être de retour en Californie, après un triste mois passé à l’est : New York, etc., trop de cuites, des jours sans fin à voir tomber la pluie froide de l’automne, et des histoires d’amour comme les miroirs vivants de mon malheur.

Me voilà donc à présent, avec un ami, en voiture, dans la campagne californienne, avec rien d’autre à faire que de trouver quelqu’un qui puisse réparer sa fosse septique. Elle fuit de partout. Nous avons besoin à l’instant même de quelqu’un qui vit de sa connaissance et de son talent à manipuler les fosses septiques.

Nous longeons une route, puis une autre, à la recherche d’un réparateur bien précis. Nous nous arrêtons à un endroit où nous croyons qu’il habite, mais nous sommes à cent mille lieues de la vérité. Ici, on vend du miel.

Nous en savons pas comment nous avons pu nous tromper. Il y a un gouffre entre un réparateur de fosse septiques et des femmes derrière une contre-porte qui vendent du miel.

Nous trouvons cela amusant, et elles aussi. Nous rions de nous-mêmes, et elles rient de nous. Quels clowns ! Et nous repartons, en parlant des tours et des détours qu’un homme doit faire avant d’être épicier, ou médecin, ou d’en arriver à connaître l’intimité des fosses septiques, ou encore comme un autre décide de vendre du miel et est pris pour un réparateur de fosses.

C’est non loin de là justement, drôle de coïncidence, que nous trouvons un réparateur chez lui, entouré de tout le matériel dont il a besoin pour affronter avec succès les fosses septiques.

Trois hommes réparent un camion en panne. Ils s’arrêtent de travailler pour nous regarder. Ils sont très sérieux, à la façon décontractée des gens de la campagne.

- Non ; pas aujourd’hui. Il faut qu’on répare le camion pour pouvoir aller à la chasse à l’ours.

Voilà, c’est comme ça : ils veulent réparer le camion pour pouvoir aller à la chasse à l’ours. Notre fosse septique ne compte pas : c’est d’une simplicité enfantine. Les ours sont plus importants. Je suis heureux d’être de retour en Californie.

14 mars 2018

Richard Brautigan [Vengeance de la Pelouse] : Pardonné

Ah que coucou !

Dans cette nouvelle, Richard Brautigan présente ses excuses à Richard Brautigan pour avoir écrit une nouvelle "sœur" d'Elmira (cliquant ici pour y accéder directement). Oui, Richard Brautigan nous parle ici de pêche dans la rivière Long Tom... et il y décrit une autre vue ;) :

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Langue : Français

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

8 mars 2018

Richard Brautigan [Vengeance de la Pelouse] : Le Château de sable

Ah que coucou !

C'est un jour où Richard Brautigan mène sa petite amie à la plage en voiture... quand ils arrivent, des adolescents sont déjà entrain de jouer à... non, pas à construire des châteaux de sable (ils sont trop âgés pour cela) mais à...

Ben, à vous de le découvrir dans la nouvelle suivante :

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Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

2 mars 2018

Richard Brautigan [Vengeance de la Pelouse] : Vacances en Allemagne

Ah que coucou !

Non, ici, Richard Brautigan ne nous emmène pas en vacances avec lui en Allemagne ; il n'en a pas les moyens. Non... ici il nous parle d'une rencontre sur le trajet des vacances... celle de 2 touristes allemands et de 2 belles Américaines... Alors que les 2 Allemands se trouvent dans le même bus qui mène Richard Brautigan sur son lieu de villégiature, 2 belles blondes américaines roulent dans leur Volkswagen à proximité du bus... au niveau des sièges où se trouvent les Allemands, qui se mettent à les regarder jusqu'au moment (pendant un embouteillage) la passagère s'en aperçoit et...

Et je vous laisse lire la suite de cette nouvelle et vous comprendrez pourquoi un tel titre ;) :

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Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

24 février 2018

Richard Brautigan [Vengeance de la Pelouse] : L'Heure exacte

Ah que coucou !

A l'heure exacte, que se passe-t-il ? et d'ailleurs, c'est quoi l'heure exacte ? en tout cas elle n'est ni celle de la petite amie à Richard Brautigan ni celle de Richard Brautigan vue que...
Vue que quoi ?
Eh bien vous le saurez en lisant la nouvelle suivante :

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Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

18 février 2018

Richard Brautigan [Vengeance de la Pelouse] : Il y a des vieilles folles dans les bus d'Amérique de nos jours

Ah que coucou !

Vous êtes-vous déjà trouvé, le temps d'un transport, à côté de personnes qui racontent toute leur vie au téléphone (même quand leur interlocuteur se trouve dans le wagon d'à côté) ? ou / et avez-vous déjà tenté de faire semblant de dormir pour éviter de devoir parler à quelqu'un quand vous n'avez pas envie de parler à des inconnus le temps d'un trajet ? Eh bien c'est de ce style d'expérience dont nous parle ici Richard Brautigan (sauf qu'à son époque, ses concitoyens n'avaient pas de téléphone portable ;))...

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Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

12 février 2018

Richard Brautigan [Vengeance de la Pelouse] : Tragédie sur la ligne de Greyhounds

Ah que coucou !

Elle a un rêve : celui de quitter son Oregon natal, sa bourgade natale, pour partir loin... loin... à Hollywood pour y faire une carrière et mourir au firmament de sa célébrité. Pour réaliser son rêve, elle doit d'abord connaître le prix d'un Aller simple... mais elle n'a pas le courage d'aller au guichet, d'acheter son ticket et de partir...
A la place elle réalise ce que la société prétend être une vie heureuse : elle se marie et a 2 enfants...
Mais est-elle réellement heureuse ?

Pour le savoir, lisez la nouvelle suivante :

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Format : pdf
Langue : Français

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

6 février 2018

Richard Brautigan [Vengeance de la Pelouse] : Le Point de vue de Sirius

Ah que coucou !

Texte trop court pour que je vous le propose au format pdf. Vous le trouverez au-dessous de ma signature.

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

« … trois chiots bergers allemands se sont échappés

de chez leur maître près de la frontière du comté. »

- North County Journal

Diffusé dans le nord du comté de Santa Cruz.







Cela fait maintenant un mois ou deux que je pense à cet entrefilet que j’ai lu dans le North County Journal. Nous sommes là à la limite d’une petite tragédie. Je sais bien que tant d’horreur s’épanouit autour de nous dans le monde entier (le Vietnam, la famine, les émeutes, le désespoir et la peur, etc.). Qu’est-ce que c’est que trois chiots perdus ? Mais cela m’inquiète, et je vois à travers ce simple fait, comme un télescope, une plus grande souffrance.

« … trois chiots bergers allemands se son échappés de chez leur maître près de la frontière du comté. » Ca ressemble à des paroles d’une chanson de Bob Dylan.

C’est peut-être en jouant, en aboyant et en se poursuivant, qu’ils ont disparu dans les bois où ils sont encore perdus aujourd’hui, blottis comme des pauvres bouts de chiens, cherchant un petit quelque chose à manger, incapable de comprendre raisonnablement ce qui leur est arrivé, parce qu’ils ont le cerveau dans l’estomac.

Ils ne font plus entendre leur voix que pour crier de peur et de faim, et le temps des jeux est terminé, ce temps de plaisir et d’insouciance qui les a conduits dans cette terrible forêt.

Je crains que ces pauvres chiens perdus ne soient le présage d’un voyage à venir, si nous ne faisons pas attention.

31 janvier 2018

Richard Brautigan [Vengeance de la Pelouse] : Atlantideville

Ah que coucou !

Quand on veut écrire, se renouveler, il faut être très observateur... c'est ici ce que nous explique Richard Brautigan... il observe... et qu'observe-t-il ? les clients dans un bar... et que voit-il ? eh bien, vous le saurez en lisant la nouvelle suivante :

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Langue : Français

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

25 janvier 2018

Richard Brautigan [Vengeance de la Pelouse] : Halloween à Denver

Ah que coucou !

Comment fête-t-on Halloween aux Etats-Unis ? et bien c'est ce que nous raconte ici Richard Brautigan, mais avec la variante "elle pensait qu'aucun gamin ne viendrait"... évidemment, alors rien n'était près pour les accueillir : pas de potiron, pas de bonbon... et quand tout enfin est réuni :

pas de gamins !!

jusqu'à tard dans la soirée où...

Où quoi ? eh bien il ne vous reste plus qu'à lire la nouvelle suivante pour connaître la fin de l'histoire ;) :

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Bonne lecture !

Bisous,
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Sab