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12 mars 2014

8 mars : Journée de la femme (il paraît ;))

Ah que coucou !
 
La première fois que j’ai entendu parler du 8 mars, c’était en 1993 et cela venait d’Ukraine où l’habitude était de fêter les femmes tous les 8 mars… quand j’ai raconté que les ex-Soviétiques avaient créé une « journée de la femme » certains m’avaient ri au nez et d'autres m’ont expliqué que cette journée du 8 mars venait, en réalité, de manifestations américaines pour l’égalité des sexes qui avaient eu lieu au 19e siècle (comme quoi les communistes n’avaient rien inventé)… et en ce dimanche 9 mars 2014), je lis dans le journal du CNRS (pour y accéder, cliquez ici) l’article suivant :
 
(pour accéder à l’article entier, cliquez ici)
 
dans lequel l’historienne Françoise Picq date la naissance de ce « mythe » en 1955 (président américain : D. Eisenhower et président de l’URSS : N. Khrouchtchev)… donc, en pleine guerre froide… comment cette date aurait-elle franchie le mur dans les deux sens ? et bien, comme vous l’apprendrez, grâce aux mouvements socialistes féminins… Mais si cette journée commémorative ne doit pas sa « raison d’être » à des manifestations du 19e siècle, d’où vient-elle ? et bien, comme nous l’annonce F. Picq, de la seconde conférence internationale des femmes socialistes qui eu lieu à Copenhague en aout 1910.
 
Si au début du 20e siècle cette idée de journée de la femme paraissait séduisante afin de rappeler à tous ces messieurs que leurs amours avaient, elles aussi, leurs mots à dire, cette journée commémorative n’a plus lieu d’être aujourd’hui (alors que bizarrement, cette « fête » trouve sa place sur nos calendriers et dans notre presse il y a quelques années, c'est-à-dire depuis que l'âne public occupe la place de Président de la République française, comme si la situation des femmes n’avait pas évoluée depuis 1900 !!)
 
Bref, là encore, les Socialistes hommes et femmes prouvent qu’ils ont maintenant plus d’un siècle de retard dans leurs mœurs !! Hé Ho !! Réveillez-vous les Socialistes !! nous sommes en 2014 – les femmes ont le droit de vote depuis 1958 en France (et pas grâce à vous), tout comme les femmes ont toujours travaillé : elles n’étaient pas toutes des « femmes au foyer » qui pondaient la génération suivante de petits français ! Ce n’est que chez vous qu’on croyait ça ! La preuve, les Socialistes sont aujourd’hui tellement traumatisés par ça qu’ils prétendent que toutes les femmes sont aujourd’hui encore non l’égales des hommes ! alors qu’ils n’y a que chez les Socialistes où la femme est considérée comme étant inégale à l’homme ! la preuve : il leur faut des textes de loi pour que les socialistes estiment devoir l’accepter !! et encore… regardez la composition du gouvernement ! ça montre bien que là où les esprits socialistes sont majoritaires, les femmes se retrouvent dans des rôles subalternes, même si, pour avoir la paix, on leur donne un titre de ministre pompeux et sans valeur ! et la façon dont est constitué le gouvernement, il ne faut pas qu’ils disent qu’aucune femme était moins qualifiée qu’un homme pour occuper tel poste de ministre !! elles le sont tout autant, nullement (cf : le gouvernement français est-il et a-t-il été crédible, cliquez ici pour y accéder directement) !!
 

Bisous,
@+
Sab

15 mai 2013

Europe médiévale : Les femmes et l’amour courtois


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Ah que coucou !
 
Comme nous le savons tous, les mœurs du Moyen-Age n’étaient pas aussi strictes que nous l’enseignent nos manuels d’histoire, il suffit pour cela de regarder certains détails de la Tapisserie de Bayeux (pour accéder à toute la tapisserie détaillée, cliquez ici). C’est pour cela que nous allons donc aujourd’hui étudier rapidement le rôle des femmes dans cette société, prétendue strictement masculine ;) mais dans laquelle les femmes avaient plus de droit que dans cette France phallocrate de Napoléon 1er qui a laissé de nombreuses traces dans notre législation régissant la France aujourd’hui (même si la loi interdisant aux femmes de porter des pantalons a été effacée il y a quelques mois). Pour se faire, je vais d’abord vous recopier ci-dessous un passage d’un ouvrage issu des mes cours de littérature médiévale… ce passage est écrit par Henri Mitterrand, Docteur-ès-lettres, qui a fourni un assez bon résumé issu surtout des écrits de cette époque médiévale :
 
La société médiévale est une société masculine : la femme, minorisée, considérée avec méfiance par l’Eglise qui ne laisse jamais oublier que c’est par la faute d’Eve que le Paradis a été perdu, utilisée comme une monnaie d’échange quand elle a le douteux privilège d’être riche et noble, comme un instrument de travail quand elle appartient aux tiers ordre des laboratoires, semble à priori n’y jouer qu’un rôle secondaire. En fait, la figure de la femme est très largement présente, sinon dans la réalité du Moyen-Age, du moins dans sa littérature, où elle est fantasmée sous deux registres différents.
 
D’une part, elle peut être la femme noble, dotée de toutes les qualités, devant laquelle le chevalier s’abîme en adoration, comme il le fait à partir du 13e siècle devant la Vierge Marie sans établir de distinction entre les deux ; c’est la « domma » des troubadours, dont le moindre désir a force de loi, et qui fait régner son arbitraire sur sa cour soumise. Elle peut être aussi la femme « fatale » au sens étymologique du terme (fata = fée), celle qui épuise et conduit l’homme à la mort par ses exigences (en particulier sexuelles) impossible à satisfaire ; elle ne mérite pas alors le respect, même si elle suscite une fascination ambiguë.
 
A la dame honorée s’opposent la « pastoure » qu’un chevalier viole sans lui demander son avis puisqu’elle n’est qu’une « vilaine » ou la femme des fabliaux, toujours en quête d’un stratagème pour mieux tromper son mari. La femme, ou plutôt l’image qu’on s’en fait, est redoutable ; en relation avec les forces incontrôlables de la nature, elle peut donner la richesse et le bonheur, comme Mélusine, mais elle est toujours un peu fée, un peu magicienne, et, nettement plus tard, un peu sorcière, comme Morgane.
 
Oui, une chance que quelques mœurs ont évolué et changé en bien, quoique… quand on sait ce qu’il se passe dans certaines banlieues et dans certaines fêtes, on pourrait se demander si cette évolution s’est réellement exécutée chez tout le monde...
 
Maintenant nous allons aborder ce qu’on appelle l’amour courtois ou le fin’ amor… pour être certaine de ne rien oublier, je recopie ci-dessous ce qui ce trouve dans le même ouvrage élaboré par Henri Mitterrand.
 
Le concept de « fin’ amor » a trouvé parfaitement à s’exprimer dans les différentes forme romanesques médiévales. Mais il est avant tout issu d’une poésie lyrique, et plus précisément de celle des troubadours de langue d’oc. Certaines formes de poésie « populaire », plus anciennes, n’en ont pas moins continué longtemps leur carrière, au besoin en s’adaptant aux thèmes nouveaux, tout comme les « trouvères » du domaine d’oïl s’inspiraient de leurs confrères pour acclimater au nord de la Loire la « courtoisie ». Le drame de cette forme d’expression, quoiqu’il ne soit sans doute pas ressenti comme tel par ceux qui la pratiquent, est son formalisme, qui fait disparaître le sentiment personnel et le vécu pathétique sous la virtuosité des différents types de poèmes.
 
Paradoxalement, les genres traditionnellement éloignés du motif amoureux (comme les « tensons » occitanes ou les « débats » de langue d’oïl) laissent une part plus considérable à l’originalité d’un auteur, cependant que certains poètes commencent à s’interroger sur leur propre pratique de l’écriture, et à la mettre en scène en même temps que leur personne. Mais la « courtoisie », comme son nom l’indique, est une poésie de cour, ce qui a deux effets : d’abord la création du personnage hybride qu’est le « Prince-Poète », qui abandonne un rôle passif de mécène pour produire lui-même de la poésie, et est évidemment bien placé, du fait de sa classe sociale, pour transcrire avec raffinement les sentiments et les états d’âme du milieu artificiel que devient le 14e siècle et surtout le 15e, la « cour » fidèle au modèle chevaleresque. Ensuite, au moment où l’artifice que nous venons de mentionner commence à être éprouvé douloureusement par ceux qui font la poésie, l’apparition d’un ton nouveau, emprunt de mélancolie ou de désabusement, qui prend acte de la faillite d’un idéal et essaye de lui substituer un autre, mieux adapté à la réalité de l’époque.
 
Pour illustrer ceci je vous mets maintenant un passage des Chansons de toile, traduit dans le français d’aujourd’hui par M. Zinck, Collections Essais, 1978.
 




 

Belle Yolande, dans une chambre tranquille
déplie des étoffes sur ses genoux.
Elle coud un fil d’or, l’autre de soie
Sa mauvaise mère lui fait des reproches.
°Je vous en fais reproche, belle Yolande.
 
Belle Yolande, je vous fais des reproches :
vous êtes ma fille, je dois le faire.
- Ma mère, à quel sujet ?
- Je vais vous le dire, par ma foi.
°Je vous en fais reproche, belle Yolande.

- Mère, que me reprochez-vous ?
Est-ce de coudre ou de couper,
ou de filer, ou de broder,
ou est-ce de trop dormir ?
°- Je vous en fais reproche, belle Yolande.
 
Ni de coudre ni de couper,
ni de filer, ni de broder,
ni de trop dormir ;
mais vous parlez trop au chevalier.
°Je vous en fais reproche, belle Yolande.
 
Vous parlez trop au comte Mahi,
cela déplaît à votre mari.
Il en est très chagriné, je vous l’affirme.
Ne le faites plus, je vous en prie.
°- Je vous en faire reproche, belle Yolande.
 
- Si mon mari l’avait juré,
lui et toute sa parenté,
même si cela lui déplaît,
je ne renoncerai pas à l’aimer.
°Fais à ton gré, belle Yolande.

 
 
Auteur :
inconnu
 
Forme la plus ancienne de « fin’ amor »,
appartenant au domaine du Nord
 
Bisous,
@+
Sab

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