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4 août 2013

Les Mayas : l’Ecriture


Ah que coucou !
 
Avant d’aborder l’écriture Maya, rappelons-nous d’abord comment les Espagnols ont découvert la civilisation Maya, l’ont conquise et condamnée à disparaître… Afin d’avoir un court résumé sans risque d’erreur, je vous recopie ci-dessous un passage du livre Découverte de l’Amérique, édité par Larousse :
 
« Toute l’importance de la découverte du Mexique apparut aux Espagnols de Cuba peu de temps après l’élévation de Cortez. Une expédition avait quitté l’île en février 1517, « gouvernant vers le soleil couchant » dans l’espoir de nouvelles découvertes. Débarquant au Yucatan, les Espagnols avaient exploré l’intérieur. Ils avaient ainsi découvert les Mayas, à l’inverse de bien des peuplades, bâtissaient leurs maisons en pierre, sans voir que c’était également de savants mathématiciens et astronomes. Les Mayas, guerriers féroces, réussirent à rejeter à la mer les Espagnols qui se réfugièrent à Cuba.
Velázquez envoya l’année suivante une expédition mieux armée qui rapporta de l’or, et quelques récits inquiétants : les soldats avaient vu les corps de deux jeunes gens. Tout près, sur une sorte d’autel, leurs cœurs encore tièdes étaient posés dans une coupe d’or.
Pour Velázquez et ses proches, tel Cortez, seul l’or comptait. Mais le fait que les Indiens semblaient accomplir des sacrifices humains donnait aussi aux Espagnols une justification morale de leur conquête, au nom du christianisme. Cependant, l’objectif principal de toutes les expéditions ultérieures resta de rapporter de l’or.
Cortez persuada Velázquez de lui confier le commandement de l’expédition. Mais avant même le départ de La Havane, le 10 février 1519, Velázquez commençait à regretter sa décision. Dans un éclair de prémonition, il comprit que ce jeune aventurier sans scrupules entendait se tailler un empire – pour lui, et non pour Diego de Velázquez.
Velázquez avait raison, mais il était trop tard. Onze vaisseaux avaient appareillé de La Havane et les 653 hommes qu’ils portaient allaient – chose incroyable – conquérir le Mexique. Cortez était résolu à ne rien dire de Cuba ni de Velázquez aux Indiens. Pour eux, il arriverait tout droit d’Espagne, émissaire du roi, apportant la protection royale et, avec elle, la connaissance sans prix du vrai dieu. En échange de tout cela, les Mexicains donneraient des richesses que Cortez partagerait avec son roi. Et le roi ferait de lui le gouverneur de ses nouvelles possessions.
Cortez eut souvent une chance incroyable. Mais c’était aussi un homme courageux et remarquable. L’un de ceux qui l’accompagnaient, Bernal Diaz, écrivit par la suite un récit de l’expédition intitulé Conquête de la Nouvelle-Espagne, Diaz décrit ainsi Cortez : « Un homme grand, robuste et bien proportionné, au visage peu coloré et souvent grisâtre, aux cheveux et à la barbe noirs et peu fournis. Esprit puissant et courageux, c’était un cavalier émérite et une fine lame. Cortez était aussi latiniste érudit et quelque peu poète. Tous les matins il récitait les prières et entendait la Messe avec grande dévotion. »
L’expédition, pleine d’enthousiasme, fit le tour de la péninsule du Yucatan, dépassant la terre des Mayas, et mit le Cap à l’ouest, vers la côte d’où les explorateurs précédents avaient rapporté de l’or et d’étranges récits. Derrière cette côte vivaient les Aztèques, bien plus riches que les Mayas, les Tabascans et les autres peuples. »
 
Source :
 
 
Et nous savons tous ce qu’advint cette fabuleuse civilisation sous le joug des Espagnols : des esclaves, de la viande à nourrir les chiens… et ceci au nom de Dieu (fanatisme, quand tu nous tiens, nous agissons pire que des bêtes…).
 
Abordons maintenant leur écriture hiéroglyphique… contrairement à ce que j’avais fait pour celle des anciens Egyptiens, je ne vais pas vous expliquer étape par étape comment elle a été décodée et que contiennent les textes que notre civilisation moderne a en sa possession. Non, là, je vous laisse aux mains des spécialistes qui vont vous expliquer tout ça, bien mieux que moi, dans le reportage ci-dessous :
 

 
Comme vous l’apprenez, c’est grâce aux 4 livres qui ont échappé à l’autodafé espagnol que nous avons pu, aujourd’hui, décoder leur système complexe d’écriture. De ces 4 livres j’ai trouvé le Codex de Dresden (format pdf, expliqué en anglais, pour y accéder, cliquez ici) et quelques images du Codex de Paris (cliquez ici pour y accéder). Quant à celui de Madrid, je n’en ai trouvé que quelques morceaux disséminés ici et là sur la toile… et le dernier : rien trouvé L
 
Bisous,
@+
Sab

21 juin 2013

Maya : Incroyable découverte

Ah que coucou !

 
Nota :
Inutile de poser la question, Sab ne comprend toujours pas l’espagnol ;) !
 
Bon, alors pourquoi insérer un documentaire en espagnol alors ?
Tout simplement parce qu’elle explique quelles ont été les étapes afin de découvrir en pleine jungle mexicaine les ruines des grandes cités Mayas ! et l’explication est si bien faite qu’il n’est nullement obligatoire d’en connaître la langue pour reconnaître quelques symboles maya tout comme admirer des photo et des maquettes issues des dites photo… Quant à la traduction du contenu hispanique je vous conseille l’article parut en début de soirée du mercredi 19 juin 2013 sur le site du journal le Monde auquel vous pouvez accéder directement en cliquant ici.
 
Maya - Ruines d'une ville
Maquette de Chactun
 
Comme vous vous en doutez, je ne vais pas confronter ici les différences qui peuvent apparaître dans toutes les traductions liées, en plus, par la différence entre presse audio-visuelle et écrite. Non, mes compétences linguistiques dans la langue de Cervantès étant nulle, je ne me permettrais jamais de faire une telle chose !
 
Non, je parle de ceci aujourd’hui pour pointer du doigt une chose, qu’à notre époque, je pensais « plus possible » : celle de découvrir une si grande cité de l’ère précolombienne !
 
Alors que je croyais que de nos jours toutes cités aussi importantes étaient forcément découvertes – de par leur surface importante – et que toutes découvertes ne pouvaient révéler que des petites agglomérations, l’Institut National d’Anthropologie (I.N.A.H.) nous révèle dans la journée de ce 19 juin 2013 la découverte d’une importante cité maya (occupant 22 ha de la jungle dans la partie orientale du Mexique) âgée de plus de 1000 ans !
 
22 hectares, ce n’est pas rien et nous pouvons être largement étonnés qu’il ait fallu des photo aériennes pour retrouver sa trace… alors que, d’après la vidéo, les bâtiments sont très visibles malgré toute la végétation qui recouvre ces ruines sur lesquelles on voit bien les symboles maya…
Quelque part, c’est rassurant, cela prouve qu’il existe encore des endroits sur la planète où nous ne sommes pas présents, des terres dites « sauvages » (j’adore !)…
 
Cet article nous enseigne aussi une autre chose qui,  malheureusement peut en décevoir certains d’entre nous.
Quand on découvre une telle cité, un tel lieu, d’immenses monuments des temps passés, nous pouvions croire que les spécialistes les connaissaient grâce à différentes mentions dans les écrits/descriptifs de ces peuples. Or, pour cette exemple précis, nous apprenons qu’ils ont rebaptisé cette cité en utilisant un mot maya qu’ils connaissaient et en estimant que ce mot représente correctement leur découverte. Ils l’ont nommé : Chactun (qui signifie pierre rouge). Même si nous comprenons que par mesure strictement administrative ils sont dans l’obligation de donner un nom à cette cité, nous ne pouvons que ressentir une certaine déception face à l’Histoire !
Admettons, par exemple, qu’ils finissent par retrouver sur une des nombreuses inscriptions qui seront retrouvées dans un futur plus ou moins proche le nom maya de cette cité, parviendront-ils à le reconnaître ? parviendront-ils à lui redonner le nom choisi par ses bâtisseurs ?
Admettons aussi, par exemple, que cette cité soit déjà nommée dans des inscriptions maya découvertes dans d’autres cités… n’est-ce pas là perdre une partie de l’histoire de cette cité parce qu’il sera impossible d’établir un lien entre Chactun et son véritable nom ?
Autre crainte aussi, cela ne risquerait-il pas de véhiculer quelques erreurs pour les étudiants futurs qui voudront en connaître plus sur ce lieu ? Je veux dire par là, admettons que l’on parvienne un jour à retrouver son véritable nom, ces étudiants ne risqueront-ils pas de faire des erreurs qu’ils ne feraient pas si nous attendions quelques temps afin que ceux qui sont en charge de fouiller le terrain découvrent enfin comment ses citadins la nommaient ? Certes, cela fait une case blanche dans les documents administratifs mais si les fonctionnaires font bien leur travail de classement, cette case blanche n’est nullement gênante (et bien oui, ce lieu géographique a des coordonnées sur les cartes, il est donc facile de la retrouver !)… enfin, se battre contre l’administration, dans quelques pays que ce soit, signifie trop souvent se cogner la tête contre un mur… alors ;)…
 
Bisous,
@+
Sab

Posté par Sab1703 à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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