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4 juin 2013

George SAND : La Mare au Diable (2/2)

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Ah que coucou !
 
Après avoir vu le livre en tant que chef-d’œuvre de la littérature francophone (pour accéder au billet et au livre numérique: George SAND : La Mare au Diable (1/2), cliquez ici), nous allons voir, maintenant, ce livre en tant que témoin privilégié d’une époque révolue, celle qui narre la vie dans nos campagnes françaises telle qu’elle se passait dans ce 19e siècle… Pour cela, concentrons-nous sur les appendices que George Sand a ajoutés à sa fiction La Mare au Diable, qui concerne un événement très important dans la vie de nos ancêtres : le mariage (rappelons ici que le concubinage, même s’il était vécu par certains, n’était pas toléré chez les « honnêtes » gens).
 
De nos jours, les cérémonies du mariage, sont souvent organisées par des entreprises soi-disant spécialistes qui assurent à leurs clients, les futurs mariés, tranquillité et organisation parfaite de cette journée qui est censée rester gravée dans leurs souvenirs toute leur vie… n’entrons pas là, dans ce qui reste dans les souvenirs en même temps que celui d’une note salée ;)… car, si pour certains ce jour s’est déroulé sans aucune anicroche ou catastrophe plus ou moins « importante », cette journée ressemble encore à un véritable cauchemar pour certains malchanceux qui se sont fait malheureusement arnaquer par une de ces soi-disant société d’organisation des mariages qui profitent que nombreux sont ceux qui refusent que cette journée mémorable ressemble à celle des autres… et qui, pour ça, vont oublier certaines lois comme celle qui régit le mariage, les organisateurs, par exemple, qui organisent un mariage de A à Z dans un pays où le divorce est interdit par la loi, préviennent-ils leurs clients qu’en cas de coup dur, ils auront des nombreuses difficultés pour pouvoir divorcer en plus de celles, ordinaires ? Ces mêmes organismes préviennent-ils, par exemple, que le mariage ne sera reconnu sur le sol français qu’après l’avoir fait « homologuer » sur le sol national ?? C’est pour cela qu’il faut mieux passer sur ces catastrophes ajoutées à un tel beau jour…
Quant à moi, je conseillerais plus à tous ceux qui veulent un mariage hors-norme, d’adopter les us et coutumes de nos ancêtres, car, comme vous allez le lire, elles sortent de l’ordinaire, tout en protégeant les droits de chacun des époux…
 
Comme vous le constatez à la lecture de cet appendice, le mariage campagnard se déroule sur plusieurs jours : le premier, l’époux tente d’enlever l’épouse et l’on assiste à une joute chantante pour présenter, à la fin, les cadeaux de mariage (les livrées), ensuite vient la noce avec la cérémonie, et pour terminer, un genre de carnaval (le chou) et pièce champêtre rappelant les devoirs des époux l’un envers l’autre. George Sand nous signale que cette mode nous vient sûrement du moyen âge et peut-être même d’avant, du temps où nous étions des païens…
 
Je ne vais pas vous répéter ici comment ces journées se passent, il faut mieux que vous les lisiez de la plume même de George Sand qui utilise les personnages fictifs de la Mare au Diable, pour illustrer ces scènes campagnardes. Par contre j’avoue que les participants devaient bien s’amuser et non s’ennuyer en entendant une sono dont le volume est réglée au maximum et qui empêchent d’entendre ce que racontent les voisins de table, tout en ne pouvant pas profiter de la fête car impossible de faire autre chose que de rester scotché à sa chaise, en buvant plus que de raison parce qu’on s’y ennuie affreusement ;) : impossible de discuter car trop de bruit, impossible de danser par manque de place, impossible de sortir par politesse, tout en souriant et en criant qu’on s’amuse bien encore par politesse… une chance qu’une minorité des mariages et des fêtes n’est pas encore atteinte par cette frénésie de boucan, sinon, c’est des coups à ne plus sortir pour aller s’amuser !
 
Bisous,
@+
Sab

Posté par Sab1703 à 17:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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3 juin 2013

George SAND : La Mare au Diable (1/2)


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Ah que coucou !
 
Aujourd’hui je vous propose de lire un livre que j’apprécie grandement, écrit par cette grande dame de la littérature française qu’était Amantine-Aurore-Lucile DUPIN, plus connue sous le pseudonyme de George SAND :
 
La Mare au Diable
accessible au téléchargement/lecture, en cliquant ici
Format : pdf
(logiciel fourni gratuitement par son concepteur : Adobe)
Langue : Français
 
dans lequel vous retrouvez la gravure d’Holbein dont nous avons parlé dans le billet : Hans Holbein (pour y accéder, cliquez ici)
 
Vous vous posez sûrement la question sur les raisons qui me poussent aujourd’hui à dédier deux billets à ce livre. Cela est dû au fait que ce livre est non seulement une œuvre littéraire (que nous allons voir aujourd’hui), mais aussi un témoignage sur la vie dans les campagnes françaises de ce 19e siècle (que nous verrons demain).
 
Nous allons donc aborder aujourd’hui ce livre comme étant un chef d’œuvre de la littérature…
 
Comme de nombreux romans champêtres, le vocabulaire usité n’est rien d’autre que celui de nos paysans d’autrefois. Il ne faut donc pas s’attendre à y lire un vocabulaire élaboré mais plutôt un français mêlé au dialecte de cette Touraine très chère à George Sand.
 
La Mare au Diable est un étang où il fait mauvais être quand la nuit est là… enfin, c’est ce qu’affirment les habitants du cru et l’expérience qu’en ont faite Germain, la petite Marie et le Petit-Pierre, ne contredit en rien cette mise en garde… oui, Germain, veuf cherchant épouse à la Fourche où il doit se rendre en déposant sur son chemin la petite Marie qui va travailler comme bergère aux Ormeaux, se retrouve accidentellement sur le bord de la Mare au Diable… N’étant pas averti, ils n’ont pas suivi la coutume qui veut, quand on se retrouve à la nuit tombée près de la Mare au diable, que l’on y jette une pierre de la main gauche pendant que la main droite on fait le signe de la croix, afin d’être protégé contre les mauvais esprits… ils se sont perdus, et, après une longue marche dans la nuit, se sont retrouvés sur les lieux où ils avaient bivouaqué quelques heures pour se reposer… Mais ceci n’est malheureusement pas l’unique mésaventure qui leur arrive pendant ce week-end-là, et vous connaîtrez toute leur histoire en lisant cette partie du livre se trouvant dans la partie la Mare au Diable…
 
Pendant que la Mare au Diable nous narre l’histoire de Germain, le laboureur, et de la petite Marie, la pauvre bergère, la partie Appendice, quant à elle, nous raconte comment se déroulaient les noces dans nos campagnes du 19e siècle. Mais cela, nous l’aborderons dans un autre billet, que vous trouverez dans la rubrique Histoire.
 
Bon appétit !
 
Bisous,
@+
Sab – le prochain billet pas avant la fin de l’après-midi de mardi…
 
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