Affichage des articles dont le libellé est politique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est politique. Afficher tous les articles

18 février 2022

Honoré de Balzac : Un fait personnel

Ah que coucou !

Dans cette piécette Honoré de Balzac rit des élus de son époque qui siègent dans nos institutions (même s'il ne nomme pas cette assemblée-là).


accessible au téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
Langue : Français

Il s'agit là, évidemment (enfin, espérons ;D) non pas d'un témoignage mais d'une fiction. Toutefois Balzac, quelque part, témoigne du "comment cela se passe dans les hémicycles" à son époque. Ce qui est rassurant c'est que ça n'a nullement changé depuis le 19e siècle (pour vous en convaincre, regardez les débats qui se déroulent et à l'Assemblée Nationale et au Sénat) et que cela n'a pas entravé le développement de la France (ce qui aurait pu se produire)... Quand nous constatons que cela se produit ainsi, aujourd'hui encore, nous ne pouvons que nous poser la question suivante : "Nos élus savent-ils ce que signifie le mot : "démocratie"" que je rappelle ici.




Comme vous le lisez : "Respect de la diversité des opinions et des droits", cela signifie, qu'au minimum, on laisse s'exprimer ceux qui n'ont pas les mêmes opinions que nous et qui souhaitent nous en expliquer les raisons, et par respect, ON LES ECOUTE !
Pour rappel : ce n'est pas parce que nous prêtons une oreille attentive aux propos de nos antagonistes que nous partageons leurs opinions. Non, cela signifie seulement que nous voulons vérifier, grâce à leurs réflexions, si nous, nous avons raison ou non, et cela facilite, ensuite, notre argumentaire pour les convaincre qu'ils font erreur et que nous avons raison... tout comme, parfois, cela nous montre que nous avons oublié de penser à ceci ou à cela... et de rectifier notre argumentaire afin de l'enrichir de la correction de notre erreur.
Quand nous avons raison car, parfois, ça nous arrive à nous aussi d'avoir tort ;)...


NE PAS LE FAIRE c'est ADMETTRE :
QU'ON A TORT
et
QU'ON CHERCHE À LE DISSIMULER !

Rien d'étonnant à ce qu'en France ça aille si mal aujourd'hui, car ce manque de respect s'accroît dangereusement pour une nation qui s'auto-proclame être une démocratie...

Bonne réflexion !

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

8 novembre 2019

Pierre Comert : Les Chemins de fer de l'Etat en Prusse

Ah que coucou !

Je feuillette... je feuillette... je découvre et je me laisse surprendre par un texte paru le 1er septembre 1908 dans la Revue de Paris qui narre l'histoire du chemin de fer prussien depuis le début du 19e siècle jusqu'en 1906...


accessible au téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
Langue : Français

De quoi nous laisser "perplexes", nous, qui avons étudié la 1re Guerre mondiale à l'école... oui, parce que là où l'on nous dit que nos Etats-Major avaient été "surpris", on découvre que l'information était "présente"... ouaip... et cela depuis min. 1908 !!!

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

6 novembre 2019

Emile Zola : Enquête & Obsèques

Ah que coucou !

A la mort d'un proche nous ressentons tous une grande douleur et Mme Zola doit en ressentir une plus énorme encore car, étant dans la même pièce que son mari, elle doit se culpabiliser, en plus, d'avoir survécu au contraire de son mari... pourtant cela n'a pas empêché tous ces extrémistes, qu'ils soient d'un côté ou d'un autre, d'avoir bafoué son droit à la souffrance qu'elle ressent à la suite du décès d'Emile Zola, et d'avoir montré, de par leur comportement, aucun respect à ce grand écrivain qu'était Emile Zola. Oui, nous assistons là plus à un défilé politique quasi pro-militarisé qu'à un recueillement et à un soutien à une famille qui souffre des suites du décès d'un des leurs ! On nous parle plus de Dreyfus, des différentes sections extrémistes (qu'elles soient pro ou anti Dreyfus), de la douleur que ressent Mr Ernest Vaughan et l'Aurore, que de l'œuvre, de l'héritage littéraire qu'a légué Emile Zola à toute l'Humanité... Vous trouvez cela normal et respectueux, vous ? moi, non ! et j'avoue que si j'avais été une amie intime de Mme Zola, je lui aurais conseillé, bien malgré moi, de s'abstenir d'assister aux Obsèques de son mari... et, à la lecture du déroulement de toutes ces journées entre le 28 septembre et le 6 octobre 1902, je plains Emile Zola dont le corps, lui, a été dans l'obligation de supporter tout cette m... et déferlante politique.

Les deux groupes "extrémistes" qui sont les lecteurs ou du Gaulois ou de l'Aurore, citant les 3 discours qui ont été tenus sur le bord de la tombe provisoire d'Emile Zola, je les ai sortis du journal l'Aurore (qui les avait reproduits dans ses colonnes) pour vous permettre de les retrouver sans devoir relire à nouveau, toutes les (comment dire ?) exubérances que les idéaux politiques poussés à l’extrême obligent un individu à faire (oui, à croire qu'ils faisaient un concours à celui qui en faisait le plus dans la débilité extrémiste).

C'est Mr Joseph Chaumié, qui, le premier, a prononcé quelques mots...


accessible au téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
Langue : Français

qui met plus en "valeur" le socialisme qu'Emile Zola (félicitation à ce ministre-là d'avoir montré, par son discours, son manque total d'intérêt pour Emile Zola !! alors, il faut le rappeler, qu'il s'agissait de ses obsèques... pauvre Zola ! qu'a-t-il fait pour mériter ça ?)


Ce discours a été suivi par celui de Mr Abel Hermant :


accessible au téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
Langue : Français

Bizarrement, il parle aussi, un peu, de l'œuvre d'Emile Zola ;)... oui, quand on représente l'Association des gens de Lettres, il faut quand-même parler "littérature" ;)...

Et c'est le discours d'Anatole France qui clôt ce temps de parole :

accessible au téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
Langue : Français

que dire de ce maître qui "s'adapte" à son environnement et aux propos tenus par ses 2 brillants prédécesseurs ? toutefois, on sent dans son discours, à lui, qu'il appréciait ce qu'écrivait Emile Zola... quant à son environnement très "rouge", bizarrement, j'émets quelques doutes ;)...


Passons maintenant à tous ces articles parus, entre le 30 septembre et le 7 octobre 1902, et

dans le Gaulois :

accessible au téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
Langue : Français

et dans l'Aurore :


accessible au téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
Langue : Français

Vus les idées qu'ils prétendent défendre, nous ne pouvons que nous douter que la Vérité des événements se trouve :

AU MILIEU !

Alors que le premier vomit sur le fait qu'Emile Zola ait osé défendre un Juif contre cette armée française qui l'accusait à tort, le second nous parle plus du dit-juif et des "actions" socialistes pour, soi-disant, sauver les obsèques d'Emile Zola... le pauvre, s'il avait su ;). Nous lisons donc, dans ces 2 organes de presse opposées, une déferlante de propagandes politiques...

Et la famille Zola, dans tout ça, où est-elle ? elle de qui certain de la gauche préfère ignorer la douleur pour communiquer leurs condoléances, etc. à un journal ??? incroyable le nombre de "condoléances" imprimées par l'Aurore dans lesquelles l'auteur ne prononce même pas un petit mot pour Mme Zola !! parce que j'en avais marre de ces paragraphes "Condoléances" je n'ai pas eu le courage de mettre ceux parus après le 3 octobre 1902... marre de constater qu'on profite de condoléances pour faire de la propagande politique ! si vous souhaitez les lire toutes, lisez le journal l'Aurore dans sa totalité... il n'y a pas un jour et quasi un article, où ces pseudo-"condoléances" propagande-politique soient absentes !

Quant au résultat de l'enquête ? seul le Gaulois nous le communique ! l'Aurore étant trop occupée à faire imprimer les "condoléances"-propagandes politiques... pourtant, ça, c'aurait été bien plus important !!

Et le pire, dans tout ça ?
Ca se passe à l'extérieur du cimetière, rue Lépic... où s'organise une manifestation "rouge" avec toute sa violence... comme ils savent encore très bien le faire à notre époque ;)...


Pour ceux qui veulent les liens en une fois :



Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

11 octobre 2019

Topino-Lebrun : Notes sur les Procès et de Danton et de Fouquier-Thinville

Ah que coucou !

C'est parce que je m'occupais d'Eugénie Grandet que je me suis retrouvée sur ce témoignage concernant les procès qui avaient lieu sous la Terreur... Je sais, là, dit comme ça, le lien... est totalement invisible ;)... Quoi ? Eugénie Grandet, le peintre Lebrun, Danton, Fouquier-Thinville, mélangé ensembles ??? il n'y a AUCUN rapport... et j'acquiescerais totalement ;)...

Bon, alors, comment d'Eugénie Grandet pouvons-nous arriver aux notes de Lebrun concernant ces 2 procès ? Tout cela, c'est à cause du cousin Charles Grandet... vous savez ? celui dont Eugénie est secrètement amoureuse. Charles possède un coffret qui lui avait été offert par sa mère et qu'il veut confier à Eugénie. Dans le double-fond dudit coffret, se trouve un portrait peint par Mme de Mirbel (illustratrice, peintre à la mode au temps de Balzac). Comme il est difficile d'avoir la concernant des renseignements fiables, je me suis retrouvée à lire un ouvrage de la Comtesse Anaïs de Bassanville qui fréquentait le salon de l'artiste... Dans cet ouvrage (prochainement en ligne, le 13 normalement) elle y narre naturellement les rencontres qu'elle fait... et, de fil en aiguille, nous arrivons à une anecdote concernant le célèbre peintre Lebrun, narrée par un de ses amis (un autre peintre avec qui il a étudié la peinture chez David) : Lemot, concernant la période où Lebrun jouait les jurés dans les Tribunaux révolutionnaires parisiens... et en recherchant un peu plus de renseignements concernant l'autre visage de ce célèbre peintre, je suis tombée sur :


accessible au téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
Langue : Français

Attention : pour ceux qui adorent faire des "raccourcis de lecture", lisez quand-même l'Avertissement de l'Editeur si vous souhaitez comprendre les dites notes (qui ne sont pas un texte préparé pour être lu par d'autres personnes que le propriétaire de la plume qui les ont écrites ;)...).

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

16 décembre 2017

Amédée Boudin : Qui sera Président ?

Ah que coucou !

Je suis tombée dessus par le plus grand des hasards... le titre (nous étions à cette époque-là avant les élections pour le 1er tour des Présidentielles 2017) m'avait amusé et le mot "satyre" m'a encouragé à lire ce texte, écrit par quelqu'un dont je n'avais jamais entendu parler...

1848...

Vous souvenez-vous de ce qu'il s'est passé à cette époque-là, du point de vue "politique" et non du point de vue "émeute / violence"... et bien c'est en 1848 qu'a été élu, pour la première fois en France, le Président de la République au suffrage universel !

Comme cela se fait de nos jours : plusieurs candidats étaient en lice... et dans le texte suivant Amédée Boudin nous commente / résume succinctement le programme de chacun :

accessible à la lecture / téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
Langue : Français

Donc, en lice, se trouvent les personnes suivantes (dans l'ordre où Amédée Boudin les a placées) - si vous souhaitez savoir s'ils ont gagné ou non, cliquez sur le patronyme :

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

1 juillet 2017

Le Songe du 23 fructidor & Il ne s'agit pas de faire banqueroute

Ah que coucou !

D'abord je regrette qu'il n'y ait plus, à la date à laquelle je prépare ce billet, des jours de libre avant les élections présidentielles 2017 pour y glisser ce court texte qui, malgré avoir été écrit en l'An III de la République française propose encore d'excellentes solutions aux problèmes que traverse la France aujourd'hui ("l'Histoire est un éternel recommencement" et en voici encore une nouvelle preuve). L'auteur préconise des solutions simples pour résoudre d'énormes problèmes liés à la Révolution française : chute de l'économie nationale, fuite des capitaux vers l'étranger, augmentation de la dette publique, politiciens stupides et corrompus, etc.

Ensuite vous constatez que je n'ai pas nommé l'auteur. Pourquoi ? Allez, faites appel à vos résidus de vos souvenirs de l'Histoire de France... An III (= 1794), ça vous dit quoi ? La France, au moment de la diffusion de ce texte, vivait encore ce que nous avons surnommé plus tard : la Terreur ! et c'était très mortel, à cette époque, de dire aux dirigeants qu'ils étaient corrompus et débiles... il y en a qui sont passés devant le tribunal révolutionnaire avant d'être expédiés à la guillotine pour beaucoup moins que ça...
Toutefois, en lisant l'anecdote du "Songe du 23 fructidor" le lecteur peut estimer que son auteur est un certain député de l'Hérault nommé Pierre-Joseph Cambon...

 accessible à la lecture / téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
Langue : Français du 18e siècle


Oui, il s'agit là, dans ces quelques pages, de deux textes. Le premier est un songe dans lequel Socrate veut faire comprendre au rêveur que les décrets pour lesquels il se prépare à voter pour sont totalement idiots... Socrate y parvient-il ? On peut estimer que oui... même si le rêveur affirme qu'il va voter pour les dits-décrets car il a peur pour sa survie...
Dans le second l'auteur se bat pour que la France se sorte de ses ennuis d'après-Révolution en défendant, non pas ses intérêts personnels mais en défendant TOUS les Français ! qu'ils soient riches ou pauvres ! Rentiers, salariés, commerçants, etc. Il ose remettre aussi les "pendules à l'heure" comme quoi ce n'est pas à un salarié français de payer et d'être endetté parce que les dirigeants français n'ont pas su gérer correctement les deniers de l'Etat et les dilapident car ils ignorent la valeur réelle de l'argent, et que ce n'est nullement en dévaluant la monnaie qu'on paie ses dettes (!!! perso, moi aussi je pense qu'on les augmente... mais bon, quand des imbéciles qu'on écoute parce qu'ils sortent de l'ENA affirment de telles inepties, il est difficile de faire comprendre un concept économique si simple à ceux qui estiment qu'ils détiennent la science infuse ;)... en tout cas, c'est bien en écoutant P-J Cambon que la France s'est sortie de ces ennuies-là :)... car s'ils avaient écouté ceux qui préconisent une dévaluation de la monnaie par exemple, nous n'aurions jamais connu, en France, le développement économique que nous avons eu...) etc.

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

14 février 2016

Pierre Kropotkine : La Morale anarchiste

Ah que coucou !

Parce que j'étais trop énervée contre les sympathisants des partis politiques extrémistes (qu'ils soient d'un côté ou de l'autre), pendant longtemps j'avais refusé de lire un autre livre de propagande politique - pour cette fois vantant l'anarchisme... et c'est Léon Chestov, à force d'avoir plusieurs fois mentionné le Prince Pierre Kropotkine dans son ouvrage Qu'est-ce que le Bolchévisme ? (pour accéder à la fiche et au livre, cliquez ici), qui m'a enfin décidé à ouvrir ce livre et à en lire les quelques pages qui le constituent... et là, je me suis mise à comprendre pourquoi je m'entends mieux avec les anarchistes qu'avec les extrémistes... tout simplement parce qu'ils ont une logique, bien à eux, certes, mais... ils sont logiques ;) ! et nous ne pouvons qu'être d'accord avec ces propos qui concluent cette Morale anarchiste (soyons honnêtes ;) !) et que nombreux, se prétendant anarchistes, ne respectent pas (ceux qui vandalisent les lieux publics ou qui disent que c'est la faute de la société, par exemple...) :
Sème la vie autour de toi. Remarque que tromper, mentir, intriguer, ruser, c’est t’avilir, te rapetisser, te reconnaître faible d’avance, faire comme l’esclave du harem qui se sent inférieur à son maître. Fais-le si cela te plaît, mais alors sache d’avance que l’humanité te considérera petit, mesquin, faible, et te traitera en conséquence. Ne voyant pas ta force, elle te traitera comme un être qui mérite la compassion - de la compassion seulement. Ne t’en prends pas à l’humanité, si toi-même tu paralyses ainsi ta force d’action.
Sois fort au contraire. Et une fois que tu auras vu une iniquité et que tu l’auras comprise, - une iniquité dans la vie, - un mensonge dans la science, ou une souffrance imposée par un autre, révolte-toi contre l’iniquité, le mensonge et l’injustice. Lutte ! La lutte c’est la vie d’autant plus intense que la lutte sera plus vive. Et alors tu auras vécu, et pour quelques heures de cette vie tu ne donneras pas des années de végétation dans la pourriture du marais.

Que les anarchistes en profitent car c'est bien le seul compliment que je vais leur faire ;)... oui, car d'abord, comme tout ouvrage de propagande, ce livre est à consommer avec modération afin d'éviter de tomber dans les "pièges" semés dans cet ouvrage, vantant l'anarchisme absolue... n'allons pas grossir les rangs des anarchistes : le PS fait assez de bordel comme ça, alors évitons d'aggraver la situation déjà assez grave ! Perso je conseille au maximum 1 chapitre / jour à moins que vous vouliez devenir anarchiste vous même ???
Vous êtes prévenus, je peux donc maintenant vous fournir les liens nécessaires à cette lecture :
accessible à la lecture / téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
(logiciel fourni gratuitement par son concepteur : Adobe)
Langue : français

D'abord nous ne pouvons qu'être étonnés qu'un prince russe, du 19e siècle, soit un des "chefs" des anarchistes, surtout quand on sait qu'à cette époque-là, précisément, l'aristocratie russe traitait les paysans qui travaillaient sur leurs terres parfois pire que des bêtes... enfin, c'est dans cet esprit-là que le Prince Kropotkine a dû être éduqué... l'ouvrage datant de 1889, les paysans russes ne devaient plus être traités, dans leur majorité, aussi mal... mais ça ne devait pas être quand-même reluisant et il faudrait pouvoir se renseigner sur le comportement qu'avait ce prince russe envers ses "moujiks"... les laissaient-ils aussi libres qu'il le préconise dans son ouvrage en les laissant se nourrir de ses terres sans prélever le moindre "impôt" pour pouvoir vivre, lui, le profiteur, l'exploiteur, et pouvoir continuer à fréquenter les théâtres, etc. ??? perso, j'en doute fort...
Ensuite nous constatons qu'il ne connait rien de la vie animale... il estime que les animaux n'ont aucune hiérarchie - FAUX, dans les meutes de loup, par exemple, nous constatons une hiérarchie : le couple "alpha" gouverne tous les autres loups de la meute ; autre exemple, parmi les chats qui sont plus proches de nous, nous constatons, là aussi, une hiérarchie entre eux (la chatte la plus vieille commande et les autres obéissent sinon gare aux coups de griffes et de pattes). Il pense que les animaux n'enseignent aucune morale à leurs petits - FAUX là encore, une chatte, par exemple, va donner des légers coups de pattes ou de dents à ses chatons quand ceux-ci dépassent les bornes... la chienne va aboyer un peu plus fort quand son chiot va vouloir jouer au lieu de se reposer... une vache, une brebis, une chèvre, une jument va donner un coup de tête/patte plus ou moins fort à son petit si celui-ci ne se comporte pas comme elle l'entend... bref, dans le monde animal, il existe aussi une organisation, une hiérarchie, une morale, des lois à ne pas transgresser...

Alors... question :
Pourquoi l'Homme, qu'on prétend être le seul animal intelligent de la planète, devrait-il, lui, ne pas suivre de règles pour pouvoir vivre en société ???

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

3 janvier 2016

Léon Chestov : Qu'est-ce que le Bolchévisme ?

Ah que coucou !

Oui, je sais, nous démarrons l'année sur les chapeaux de roues... mais il faut bien changer parfois et ne pas faire tout le temps les mêmes choses... sinon cela deviendrait vite lassant...

Donc, je profite de ne pas être avec la tête pleine de bulles de Champagne suite aux fêtes de fin d'année (oui, cet article est élaboré avant les fêtes), pour vous proposer aujourd'hui ce que certains ont pu déjà lire en partie le 11 décembre 2015 sur le blog journalismelibre.blogspot.com dans l'article A méditer... Au moment où j'écris cet article, les résultats du 2nd tour sont déjà connus et nous constatons, à nouveau, une forte hausse du taux d'abstention... et le FN n'est présent dans aucune des régions de France... au contraire des communistes, qui s'étant alliés au PS, sont représentés alors qu'en France il y a moins de sympathisants communistes que FN... mais là est un autre sujet que nous n'aborderons pas ici... donc, comme je l'annonçais déjà dans l'article A méditer (pour y accéder directement, cliquez ici), ce texte a été écrit en 1920 par Léon Chestov, alors exilé en France. Vous vous apercevrez donc de quelques transcriptions différentes entre les noms russes traduits du cyrillique au français par Léon Chestov et ceux que nous avons l'habitude de lire - il ne s'agit là pas de fautes d'orthographe ;) mais simplement d'une façon différente de lire et de prononcer les sons russes et français... donc, pas de panique ;) !

accessible à la lecture / téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
(logiciel fourni gratuitement par son concepteur : Adobe)
Langue : Français

Par cette question : "Qu'est-ce que le Bolchévisme", Léon Chestov nous livre son témoignage sur la prise du pouvoir par les bolchéviks, ainsi que les rouages qui ont permis cette prise du pouvoir... Qu'ajouter d'autre mise à part cette ressemblance (politiquement parlant) frappante entre la Russie des dernières années avant l'arrivée de Lénine au pouvoir et la France aujourd'hui ? où nous ne pouvons que constater aussi que ce sont exactement les mêmes causes qui ont amené Adolf Hitler au pouvoir en Allemagne...

L'histoire étant un éternel recommencement, évitons que celle-ci ne recommence, surtout en France !!

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

14 juin 2014

Pourquoi le PS doit disparaître...

Ah que coucou !

Le Socialisme, malgré que je ne partage pas ses idées, a été très utile (surtout avec des défenseurs tel qu'Emile Zola, par exemple) et serait aujourd'hui encore utile dans nos sociétés pour promouvoir l'Humanisme et l'opposé aux "bénéfices à n'importe quel prix". Mais voilà, que fait le parti politique se prétendant socialiste ? Suit-il ses célèbres défenseurs qui ne cherchaient qu'à faire le bonheur de la population française et cela en respectant leurs notions personnelles du bonheur et non pas à les uniformiser tel que le conçoit le Communisme ? Ses défenseurs célèbres pourraient-ils être encore très fiers de partager cette idéologie comme ils l'étaient à leur époque ? D'après leurs écrits, leurs discours, j'en doute fort...
 
Le PS dans ses dernières gaffes à ne surtout pas faire :
 
vouloir changer la constitution et supprimer le principe de précaution de notre Constitution afin d'obliger toute la population française à devenir des COBAYES sur pattes à leur insu !! C'est le droit de faire n'importe quoi sur nous et ceci sans nous demander notre avis au préalable !!
 
Alors, si c'est CA aujourd'hui ce parti politique ! Alors, oui, il mérite de disparaître en urgence ainsi que tous ses dirigeants qui prennent la France pour un gâteau à manger de suite !!!
 
Le PS n'aime pas la France !
le PS n'aime pas les Français !
le PS est dans le clan des Anti-Français !
 
Alors : le PS est notre ennemi national ! donc :
 
A MORT LE PS !
ET
DEHORS HOLLANDE ET SES SBIRES
qui prennent l'Elysée pour leur palace personnel et le squattent alors qu'ils n'ont rien à y faire !!!
surtout pas pour y faire cirer leurs chaussures ou se prendre pour une Altesse Royale !

28 avril 2014

La Démocratie

Ah que coucou !
 
Vous aussi vous êtes très étonnés quand vous entendez un extrémiste (qu'il soit de droite ou de gauche) affirmer sans rire qu'il est pour la démocratie ??? J'avoue que, entendant une telle affirmation, j'ai du mal à garder et mon sérieux et mon calme... décidemment, moi, ces extrémistes, je ne parviendrai jamais à avoir le même décodeur que le leur... oui, car, malgré que j'ai souvent le réflexe de regarder le dico après, je trouve que le dico et moi avons la même définition des mots... alors quoi ? où vont-ils chercher la leur, eux ???
 
Afin que je ne sois pas obligée, la prochaine fois, de courir une nouvelle fois chercher un dico pour expliquer leur erreur à ces extrémistes qui envahissent mon espace vital - en plus, ils refusent de croire qu'ils puissent faire une erreur dans les termes qu'ils utilisent... la voici ;) - elle pourrait vous servir à vous aussi étant donné que c'est une race en augmentation ;) :
 
La démocratie est d'abord un concept traditionnel du droit politique ; celui-ci classe les formes de gouvernement selon la nature de l'autorité souveraine : dans la monarchie, le souverain est un individu, dans l'aristocratie, c'est un groupe d'individus, dans la démocratie, c'est le peuple dans son ensemble. Pratiquement, ce concept suppose au moins que tous les citoyens soient égaux en tant que membres du pouvoir souverain. La conception de l'homme comme sujet libre a fait de la démocratie une valeur : elle correspond soit à l'exigence de reconnaître la liberté, soit au moyen politique de faire exister la liberté. Toutes ces déterminations ne se recouvrent pas et l'idée démocratique est revendiquée tant par le libéralisme, que par l'anarchisme ou le socialisme.
 
Depuis le XVIIIe siècle est apparue l'idée fondamentale que la liberté politique de chacun et l'exercice du pouvoir par tous sont une seule et même chose : Rousseau en fait le fondement dans son Contrat social et de sa théorie du souverain. A strictement parler, la liberté (la souveraineté individuelle) est inaliénable ; il en résulte un premier paradoxe de la démocratie : toute délégation de souveraineté est déjà une dégénérescence de la démocratie, et pourtant une démocratie directe paraît impraticable dans les Etats modernes. Le problème fondamental est de concevoir comment le peuple peut exercer le pouvoir politique. Le libéralisme politique, issu de Locke et de Montesquieu, met l'accent sur la reconnaissance de la liberté individuelle et de l'égalité, et assure formellement l'exercice du pouvoir "populaire" par l'élection des dirigeants et le suffrage universel. La démocratie se définit alors par la liberté des élections (chacun est électeur et éligible) qu'on croit souvent assurer par le pluralisme des partis politiques, la garantie du respect des libertés publiques fondamentales (expression, réunion, opinion), la limitation du pouvoir central face aux libertés individuelles (d'où le thème de la séparation des pouvoirs).
Cette conception peut-être l'objet de plusieurs critiques:
 
1 - L'élection ne garantit pas l'exercice du pouvoir par le peuple, si les moyens d'information, de propagande et de pressions économiques sont aux mains de quelques-uns.
2 -  Le suffrage universel peut devenir un élément anti-démocratique lorsque par exemple dans la pratique du plébiscite ou du référendum, il vise à faire approuver un homme et non une politique ou à déterminer le choix du votant par une question imposée.
3 - La liberté et l'égalité sont simplement formelle s'il se trouve que l'appartenance à un milieu social défini détermine pratiquement l'accès à certaines fonctions ou à certaines compétences. La liberté par où se définit la démocratie n'est pas seulement la reconnaissance à chacun de droits égaux, c'est aussi l'exigence que chacun puisse également exercer ces droits ; la démocratie est inséparable de la justice sociale.
 
La structure politique et économique des Etats modernes, quels qu'ils soient, semble imposer l'idée que l'exercice du pouvoir politique réclame une compétence déterminée, qu'il est impossible de trouver en chacun. Les élections ne peuvent donc servir à faire reconnaître par tous cette compétence, puisque par définition tous ne la possèdent pas : semblables aux cérémonies rituelles des sociétés primitives, ne sont-elles pas alors réduites à la fonction de réinstaurer périodiquement le consensus social ? L'idée de la démocratie peut-elle être séparée de l'idée que la politique dans son ensemble est l'affaire de chacun ?
 
Source :
 
 
Bisous,
@+
Sab - l'extrême-gauche et l'extrême-droite = la même chose ! des tueurs et des intolérants qui cherchent surtout à empêcher les autres d'être libres et égaux en droit !

18 avril 2014

Le Marxisme

Ah que coucou !
 
Nous allons aborder là une philosophie qui a tendance à me faire hurler... alors, afin d'éviter tout risque, je vais plus "recopier" qu'émettre mon opinion personnelle... ce qui vous permettra d'utiliser votre libre-arbitre concernant le sujet d'aujourd'hui...
 
Ce mot, marxisme, a pour origine, comme nous savons tous, de Karl Marx. Qui était-il exactement ? et bien lisons ensemble ce qu'en dit le dictionnaire des auteurs et des thèmes de la philosophie, édité chez Hachette et élaboré par S. Auroux et Y. Weil :
 
 
Karl Marx est né en 1818 à Trèves d'un père avocat de bourgeoisie libérale rhénane, il étudie le droit et adhère au cercle des hégéliens [Friedrich Wilhelm Hegel (1770 - 1831)] de gauche (Bauer, Ruge). Docteur en philosophie en 1841 avec une thèse sur le matérialisme antique : Différence de la philosophie de la nature chez Démocrite et Epicure, il s'intéresse à la critique de la religion de Strauss et Feuerbach, rencontre le socialiste Hess et se consacre au journalisme en collaborant à la Gazette rhénane (articles sur la censure, la religion, la répression du vol du bois et la misère des vignerons mosellans). Rompant avec le libéralisme bourgeois après l'interdiction du journal en 1843, il approfondit le socialisme français, la critique de la théorie idéaliste de l'Etat (Critique de la philosophie du droit de Hegel) et de la religion (A propos de la question juive). Réfugié à Paris en 1845, il découvre les groupes socialistes et rencontre Engels [Friedrich Engels (1820 - 1895), fils d'industriels filateurs d'origine rhénane dirigea à Manchester une succursale de la maison familiale, acquit ainsi une connaissance approfondie du capitalisme, et put souvent subvenir aux besoins de Marx. Dès 1845, avec la Situation de la classe laborieuse en Angleterre, il pense que le développement du capitalisme a pour corollaire l'exploitation du prolétariat. Outre sa collaboration constante avec Marx, il est l''auteur dune œuvre importante qui concerne l'anthropologie, et la philosophie (Anti-Dühring, publié en 1878, Dialectique de la nature et Ludwig Feuerbach et la fin de la philosophie classique allemande, rédigés en 1888 et restés manuscrits). S'informant sans cesse du progrès des liste et dialectique de la nature (l'Etre est constitué par une succession de processus matériels, dont la contradiction et sa négation engendrent chaque type de réalité). Cette dialectique de la nature est la partie la plus faible de ce qu'on a appelé par la suite le "marxisme"; Sartre dans la Critique de la raison dialectique s'efforcera de montrer en quoi une conception dialectique peut s'appliquer à l'histoire, mais non à la nature.]. Les Annales franco-allemandes publient des articles de Marx et une Esquisse de la critique de l'économie politique d'Engels qui incite Marx à l'étude des économistes anglais (Smith, Ricardo, Mill) et français (Boisguillebert, Say, Sigmondi). Il en tire une critique du travail aliéné, de l'économie, du communisme grossier, du Proudhon et de Hegel (Manuscrit de 1844). Au contact de la Ligue des Justes (ouvriers allemands immigrés, inspirés par Prouhon, Bakounine et Weitling), il privilégie le rôle émancipateur du prolétariat. Avec Engels, il travaille à un pamphlet contre les hégéliens de gauche, Bauer et Stirner: La Sainte Famille (1846). Expulsé de France pour sa participation à un journal révolutionnaire, il continue à Bruxelles ses lectures d'économie, d'histoire et de technologie, esquissant avec les Thèses sur Feuerbach, 1845, une conception matérialiste de l'histoire, développée avec Engels et Hess dans la critique de la philosophie allemande (Idiologie allemande). Misère de la philosophie, 1847, ridiculise le Système des contradictions ou philosophie de la misère de Proudhon, qui a refusé d'adhérer au réseau international des communistes, 1848, destiné à la Ligue des Justes devenue Ligue des communistes. Marx essaie de vulgariser ses conceptions économiques: Travail salarié et capital, Discours sur le libre-échange. Expulsé de Bruxelles, il organise en France, après la révolution de février 1848, le retour des ouvriers immigrés en Allemagne. Il devient directeur de la Nouvelle Gazette rhénane, à Cologne. La contre-révolution allemande oblige Marx, partisan du terrorisme révolutionnaire, à se réfugier à Londres d'où il envoie son Adresse au Comité central de la Ligue des communistes préconisant des gouvernements ouvriers révolutionnaires assurant la dictature du prolétariat. La Lutte des classes en France, 1850, analyse la révolution de 1848, le 18 Brumaire de Louis Bonaparte, 1852, le coup d'Etat.
 
Sa défense des communistes en procès à Cologne le faisant passer pour un conspirateur, il ne trouve plus d'éditeur. Commence alors une période d'isolement, aggravée par la misère et la maladie. En 1857 il reprend ses études économiques et projette un ouvrage dont il rédige une Introduction générale de caractère méthodologique, des chapitre sur l'argent et le capital : Fondements de la critique de l'économie politique. Il sort de son isolement en participant activement à l'Association Internationale des travailleurs (Internationale), née à Londres à 1864, dont il rédige une Adresse et des Statuts favorables à la centralisation de la lutte du prolétariat et rejetant les tentations autonomistes. Au sein du Conseil général de l'A.I.T., il lutte contre les divergences socialistes. A partir de 1862, il travail au thème de la plus-value (livre IV du Capital) tout en évoquant ses théories économiques devant l'A.I.T. : Salaire, prix et profit, 1865, Le Capital, Livre I, parait en 1867. Une de ses adresses à l'A.I.T. analyse la Commune : La Guerre civile en France, 1871. La nécessité de constituer des partis ouvriers nationaux le fait se désintéresser de l'Internationale. Le Capitale, Livre I est traduit en russe et voit une seconde édition allemande, 1872, et une traduction française, 1875. En 1875, la Critique du Programme de Gotha passe au crible les statuts du nouveau parti social-démocrate allemand et jusqu'à sa mort en 1883, toujours gravement malade, Marx travaille aux livres II et III du Capital, publiés par Engels en 1885 et 1894.
 
 
Maintenant je suis certaine que nombreux parmi vous comprennent pourquoi je déteste Karl Marx ;). Il avait bons nombres de défauts dont l'intolérance pour les idées d'autrui et l'irrespect envers leurs décisions (il m'a toujours fait penser à ces enfants gâtés qui sont insupportables - même pour leurs parents !!) ! Et dire qu'il existe sur cette planète des gens qui l'aiment... aujourd'hui encore...
 
Bon, passons maintenant à son héritage. Peut-être comprendrons-nous ce fanatisme de certains pour ses idées... on peut toujours rêver ;)...
 
Voici donc maintenant ce qu'en disent des économistes... oui, je vais encore faire du recopiage afin d'éviter les dérapages, parce que là encore, est abordé des points qui me font plus qu'hurler tellement ils sont irrespectueux envers la race humaine !
 
 
Le marxisme est l'ensemble des écrits et des mouvements sociaux prenant appui sur l'œuvre de Marx.
Ce n'est pas un simple ensemble de textes mais aussi une pratique inséparable de l'histoire contemporaine du mouvement ouvrier. Marx a constitué une analyse d'ensemble du système capitaliste en élaborant une méthode, et en recherchant une explication globale du capitalisme sous ses aspects économique, social et politique.
 
 
LE MATERIALISME DIALECTIQUE
 
Matérialisme
"Pour un matérialiste, ce n'est pas la conscience qui détermine la vie, c'est la vie qui détermine la conscience". Marx et Engels considèrent que la réalité ne peut être comprise qu'en partant du réel. Les concepts qui en permettent l'intelligibilité doivent être constamment confrontés au réel et à son devenir historique. Ils estiment se distinguer du "matérialisme vulgaire" en proclamant la nécessité de définir des hypothèses abstraites d'où l'on doit tirer des déductions de plus en plus concrètes, en confrontant ces résultats tirés de la pensée pour voir s'ils sont bien vérifiés dans les faits. Par exemple, de l'analyse de la répartition on tire certaines conclusions sur l'opposition entre salaire et plus-value, sur la lutte des classes... puis on doit ensuite vérifier concrètement la validité de ces analyses en observant les conflits, les grèves, l'évolution des salaires et des profits pour décider de la justesse des hypothèses de départ.
 
Dialectique
Le principe d'opposition pose que dans la réalité les objets ne sont pas définis isolément. C'est dans leur opposition les uns aux autres qu'ils trouvent leur réalisation et leur définition. Cette opposition est contradictoire.
Ainsi les capitalises et les prolétaires n'existent que les uns par rapport aux autres : sans prolétaires pas de plus-value et donc pas de capitaliste. Cependant les deux termes de la contradiction ne sont pas identiques. Il y a un des termes qui est principal, à un moment donné du devenir historique. C'est celui qui est appelé à provoquer la transformation de l'état existant et donner le jour à la synthèse dialectique (dans l'exemple précédent, passage du capitalisme au communisme, c'est le prolétariat qui est l'élément principal du changement, selon Marx).
 
Le principe de totalité : pour Marx, un terme se pose toujours dans une totalité. En effet on ne peut comprendre par exemple l'inflation ou une crise économique sans la situer dans le système capitaliste, c'est-à-dire sans voir l'opposition entre classes...
Chaque élément ne prend donc une signification qu'en relation avec les autres.
 
Le principe d'identité lié au principe d'opposition et de totalité énonce qu'il y a unité entre les termes contradictoires. Ainsi, quand le prolétaire produit de la valeur, il est simple élément du capital qu'il contribue à accroître, il est donc pour un temps son autre dont il produit le développement même. Il est A et non A à la fois.
Dans la logique d'Aristote, les deux termes A et "non A" s'excluent radicalement et définitivement : c'est une logique analytique où le faux ne peut jamais devenir vrai. Ici, les deux termes sans cesser de s'exclure sont dans un rapport tel que A peut devenir "non A" : il s'agit d'une logique dialectique.
 
 
LE MATERIALISME HISTORIQUE
 
Le matérialisme dialectique ne prend son sens que relié à l'approche des sociétés historiquement situées. Le concept de mode de production permet de relier logiquement des systèmes divers selon un certain ordre de succession.
Exprimée de façon polémique contre l'idéalisme de Proudhon, Marx écrit à P. Annekov, le 18 décembre 1846, une lettre qui éclaire de façon schématique son idée centrale du matérialisme historique: "Qu'est-ce que la société quelle que soit sa forme? Le produit de l'action réciproque des hommes. Les hommes sont-ils libres de choisir telle ou telle forme sociale ? Pas du tout. Posez un certain état de développement des facultés productives des hommes et vous aurez telle forme de commerce et de consommation, et vous aurez telle forme de constitution sociale, telle organisation de la famille, des ordres ou des classes, en un mot telle société civile. Posez telle société civile et vous aurez tel état politique qui n'est que l'expression officielle de la société civile" (Marx, Bruxelles, le 18 décembre 1846).
Ainsi les forces productives et les rapports de production conditionnent l'existence sociale, et les formes historiques sont donc déterminées matériellement. Le matérialisme historique n'est rien, précisera Engels (effrayé d'interprétations mécanistes d'idées pseudo-marxistes) si l'on n'étudie pas concrètement les sociétés particulières et la façon dont s'opèrent les transformations. "Le facteur déterminant dans l'histoire est en dernière instance la production... si, ensuite, quelqu'un torture cette phrase pour lui faire dire que le facteur économique est le seul déterminant, il la transforme en une phrase vide, abstraite, absurde" (F. Engels, 21 septembre 1890).
 
La matérialisme historique est une méthode d'interprétation de l'histoire qui retient les principes suivants:
  1. Le facteur déterminant en dernière instance de l'histoire est la façon dont les hommes organisent leur production, les rapports de production.
  2. Le niveau de développement des forces productives détermine l'histoire et les formes sociales précises.
  3. Les formes politiques et idéologiques, la tradition, jouent un rôle considérable, mais non décisif dans l'évolution historique (sur-détermination).
  4. Les agents de l'histoire sont les travailleurs, ce ne sont pas les grands hommes, les individualités historiques. L'histoire n'est gouvernée ni par des héros ni par Dieu.
Le matérialisme historique est dialectique en ce sens que pour Marx chaque mode de production prépare en lui-même son successeur, les fossoyeurs du vieux monde sont présents en ses entrailles, contradiction vivante s'exprimant dans une lutte des classes essentielle dans la dynamique historique.
 
 
LA THEORIE DES CLASSES
 
De nombreux auteurs avant Marx avaient analysé l'évolution historique et même les classes sociales. Ce qui est essentiel dans l'analyse marxiste c'est l'analyse des luttes de classes comme agents du changement social, comme contradictions actives.
Marx précise lui-même son apport à l'étude matérialiste de l'histoire dans une lettre à Wedermeyer le 5 mars 1852:
"Ce que j'ai apporté de nouveau, c'est :
 1. de démontrer que l'existence des classes n'est liée qu'à des phases historiques déterminées du développement de la production.
2. que la lutte des classe mène nécessairement à la dictature du prolétariat;
3. que cette dictature elle-même ne représente qu'une transition vers l'abolition de toutes les classes et vers une société sans classes."
Ainsi Marx explique le rôle actif et organisateur des groupes sociaux dans l'histoire, et invite à l'action car il n'y a pas, selon lui, de transition sans heurts ni actions.
 
 
LA THEORIE ECONOMIQUE
 
Inséparable du matérialisme dialectique et historique, la théorie économique de Marx peut s'apparenter à Riccardo pour la théorie de la valeur mais s'y oppose radicalement par la théorie de l'exploitation. L'influence de cet économiste est centrale, mais nous insisterons surtout sur ce que Marx considère comme l'essentiel de son apport.
 
L'originalité que Marx revendique
Dans sa lettre du 8 janvier 1868, Marx précise ce qui est vraiment nouveau dans le livre I du Capital ;
 
1. Il part du travail en insistant sur son double aspect, valeur d'usage et marchandise. Il montre que la force de travail a une valeur et qu'elle est capable de produire une valeur supérieure à elle-même, elle crée une plus-value.
2. La plus-value créée par le travail est traitée de façon indépendante de ses manifestations concrètes. Rente, profit et intérêt se partagent la plus-value mais son origine est commune : le surtravail du prolétariat.
3. Le salaire est analysé indépendamment de ses formes apparentes, il n'est pas la rémunération d'un service, mais la valeur de la marchandise-force du travail. Le salaire est donc non le paiement effectif de ce qu'apporte le travailleur, mais simplement la valeur de sa force de travail.
 
Une théorie des crises
Il peut alors analyser l'exploitation et les contradictions entre la valeur créée, et qui doit être écoulée, et le pouvoir d'achat des salariés lors des crises de surproduction.
Une idée essentielle dans sa théorie, mais qu'il ne s'attribue pas, est la notion que l'on retrouve chez Smith et Riccardo de marchandise contenant une valeur fonction du temps de travail social moyen nécessaire pour produire. Autrement dit l'idée que "c'est le travail qui, par delà la diversité des marchandises, est commune à toutes."
Les livres II et III du Capital contiennent deux outils d'analyse essentiels chez Marx, la péréquation des taux de profit et les schémas de reproduction au centre de son approche de l'accumulation élargie. Ce sont des outils particulièrement importants dans l'étude de la reproduction du capitalisme (partage de la plus-value entre capitalistes, et possibilité d'une certaine régularité dans la croissance entre branches).
La loi de la baisse tendancielle du taux de profit qui a terme menace le capitalisme sur ses bases permet de relier économie et évolution des modes de production. Loin d'être séparée du social, la loi de la baisse tendancielle du taux de profit dépend à la fois des forces productives, de l'évolution de la productivité du travail et du rapport de forces qui détermine la valeur sociale de la force de travail, clé de la plus-value...
 
La pratique
Sur la tombe de Marx, son ami et collaborateur Engels dira : "En Marx l'homme de science n'était même pas la moitié de l'homme." Marx a été "avant tout un révolutionnaire". Théorie et pratique étaient inséparables chez Marx, il tenait sans cesse à communiquer sa théorie sous forme assimilable par le prolétariat. Il ne suffisait pas de dénoncer l'exploitation, encore fallait-il s'organiser, mener une lutte politique, participer et conseiller les révolutions, comme celle de 1848 ou la Commune de Paris de 1871. Au sein de l'Association internationale des travailleurs fondée en 1864, il agira et interviendra politiquement, en particulier contre l'anarchiste Bakounine. Pour lui, sa théorie ne devenait vivante que si elle devenait une arme. Une formule résume sa conception de l'intellectuel révolutionnaire : "Les armes de la critique ne sauraient remplacer la critique par les armes" (Manuscrits de 1844).
La liaison nécessaire entre théorie et pratique est dans la pensée de Marx et Engels, à la fois un principe théorique et une règle pratique. Principe théorique, elle commande l'organisation des concepts; règle pratique, elle gouverne l'organisation de l'action.
 
Source :
 
Comme vous le voyez, le Leitmotiv des marxistes, c'est la violence mêlée à l'intolérance totale qu'ils peuvent rendre réelle par les transformations dans le vocabulaire courant, par exemple : "classes sociales" (déjà vu sur ce blog qu'on ne fait pas partie que d'une seule et unique classe sociale ;) - c'est comme ça que des communistes se retrouvent prisonniers politiques, eux aussi...). D'ailleurs nombreux sont les points communs avec la doctrine prônée par leurs soi-disant adversaires politiques : l'extrême-droite... Pourquoi donc cette doctrine continue-t-elle à faire des adeptes un peu partout dans le monde ? Si quelqu'un a la réponse, merci de la partager avec nous...
 
Bisous,
@+
Sab - qui décidemment détestera toujours les extrémistes et leurs doctrines !!!