Tout ce que j'aime ici et ailleurs... sur notre petite planète bleue ou à l'extérieur... partagé sans modération aucune (enfin, dans la limite du possible ;))
24 janvier 2025
Pierre Corneille : La Galerie du Palais ou l'Amie rivale
14 octobre 2024
Pierre Corneille : La Veuve ou Le Traître trahi
27 décembre 2023
Pierre Corneille : Clitandre
19 mai 2022
Pierre Corneille : Mélite
9 mai 2022
P.J. Stahl [Scènes de vie privée et publique des Animaux] : Dernier Chapitre
- Stahl : Assemblée Générale des Animaux (cliquez ici)
- Stahl : Histoire d'un Lièvre (cliquez ici)
- De La Bedollière : Mémoire d'un crocodile (cliquez ici)
- De Balzac : Peines de cœur d'une chatte anglaise (cliquez ici)
- Stahl : Les aventures d'un Papillon (cliquez ici)
- Bernard : Les Animaux médecins (cliquez ici)
- De La Bedollière : Cour criminelle de justice animale (cliquez ici)
- Baude : L'Ours ou Lettre écrite de la montagne (cliquez ici)
- De Balzac : Guide-Ane à l'usage des Animaux qui veulent parvenir aux honneurs (cliquez ici)
- Lemoine : Le Rat philosophe (cliquez ici)
- Sand : Voyage d'un Moineau de Paris (cliquez ici)
- Nodier : Un Renard pris au piège (cliquez ici)
- Janin : Le premier feuilleton de Pistolet (cliquez ici)
- Stahl : Souvenirs d'une vieille Corneille (cliquez ici)
- De Balzac : Voyage d'un Lion d'Afrique à Paris (cliquez ici)
- Stahl : Au lecteur (fin de la 1re partie) + Encore une révolution (intro de la 2nde partie) (cliquez ici)
- L'Héritier de l'Ain : Pérégrination mémorable du Doyen des Crapauds (cliquez ici)
- Musset : Les souffrance d'un Scarabée (cliquez ici)
- Viardot : Topaze, peintre de portraits (cliquez ici)
- Stahl : Peines de cœur d'une chatte française (cliquez ici)
- Mennessier-Nodier : Lettre d'une Hirondelle à une Serine élevée au Couvent des Oiseaux (cliquez ici)
- Stahl : Le septième ciel, voyage au delà des nuages (cliquez ici)
- De Balzac : Les amours de deux Bêtes, offerts en exemple aux gens d'esprit (cliquez ici)
- Stahl : Vie et opinions philosophiques d'un Pingouin (cliquez ici)
- Nodier : Tablettes de la Girafe du Jardin des Plantes (cliquez ici)
- Musset : Histoire d'un Merle blanc (cliquez ici)
- Stahl : Oraison funèbre d'un Ver à soie (cliquez ici)
- Stahl : Dernier Chapitre
31 janvier 2022
Pierre Corneille [Œuvres complètes] : Préface de Jean Vagne
7 septembre 2021
Paul de Saint-Victor : Les Nains (Les Annales : Pages Oubliées)
Les rois du Moyen Âge jouèrent au pantin avec leurs nains familiers. Ils en firent des marottes vivantes que, d’un geste, ils mettaient en branle. La Renaissance raffola des nains ; elle s’en servit dans ses fêtes comme de repoussoirs pittoresques. La marionnette humaine enrubannée, brodée, attifée de perles et de brimborions exotiques, eut alors le prix d’un rare objet d’art. Le nain figure dans tous les galas de l’Europe ; il porte la queue du manteau doré de Venise, il tient le papegai de ses patriciennes sur le poing. Il se roule avec les chats, sous la table des Banquets de Paul Véronèse ; il galope à califourchon sur les lévriers des rois et des princes. Il taquine leurs singes, il nargue leurs courtisanes, il a sa niche sous le trône et son escabeau au festin royal. La femme en fait son garde-du-corps ; elle aime à traîner en laisse après elle un nabot aux jambes torses et au nez camard. Cela rehausse sa taille de nymphe et sa beauté de déesse ; cela lui donne l’air d’une fée servie par un monstre. Un nain fut servi ans un pâté au repas nuptial d’un électeur de Bavière. Il en sortit armé de pied en cap, par la brèche du gâteau brisé, tira sa rapière, s’escrima contre les plats, tailla en pièces un verre de Bohême, coupa la tête d’un faisan, et alla offrir son trophée à l’électeur, un genou en terre, aux éclats de rire germaniques de l’assistance avinée. On faisait toutes sortes d’expériences in animâ vili sur ces bestioles à deux pieds, on essayait de perpétuer leur race exiguë. La femme d’un électeur de Brandebourg collectionnait des nains et des naines qu’elle accouplait comme des colibris. Au XVIIesiècle, la cour de Russie, toute barbare encore, mit en action un conte de Perrault. La princesse Nathalie, sœur de Pierre Ier, maria solennellement son nain et sa naine. Tous les myrmidons de l’empire furent conviés aux noces ; on les affubla d’habits de cérémonie, on les emballa, quatre par quatre, dans quinze carrosses microscopiques, et le petit cortège, escorté de grenadiers gigantesques, défila solennellement par la ville. Le soir, il y sut au Kremlin grande dînette et bal enfantin. Cela rappelle ces bonbonnières enchantées que les fées donnent à leurs filleules. De la boîte ouverte s’échappent, en sautillant, des chambellans rabougris, toute une cour atomistique ; la miniature d’une maison princière.
Il y eut aussi des nains héroïques. Corneille Lithuanie, le bouffon de Charles Quint, bataillait bravement dans ses guerres. Un insigne exploit fut le duel du nain de la reine Henriette d’Angleterre, Jeffery Hudson, surnommé lord Minimus, avec un colosse allemand nommé Croft, qui pouffait de rire chaque fois que le petit passait à la hauteur de sa botte. Jeffery se fâche et défia son adversaire en champ clos. L’Allemand se présenta sur le terrain armé d’une seringue. Mais, à cette insulte nouvelle, le nain prit feu comme un grain de poudre, et entra dans une si furieuse bouffée de colère que Croft fut obligé de prendre au sérieux son cartel. On se battit à cheval et au pistolet. La pierre à fusil de l’arme du nain était sans doute un morceau de caillou qui tua Goliath, car il étendit, du coup, le Titan mort sur le carreau.
La mode des nains passa comme celle des carlins. Le dernier fut le Bébé du roi Stanislas qui, après avoir régné en Pologne, vint s’asseoir à Nancy sur un bout de trône. Cet à-peu-près d’homme était en harmonie avec cet abrégé de royaume ; le favori était proportionné à la cour. Un nain et un roitelet, cela doit s’entendre et faire bon ménage. Aussi Stanilas pleura-t-il Bébé, lorsqu’il mourut à vingt-trois ans d’une maladie d’oiseau-mouche. « Pauvre fou, dit le roi Lear à son bouffon fidèle qui tremblote de froid derrière lui, pauvre fou ! Il est encore une partie de mon cœur qui souffre pour toi ! »
4 décembre 2019
Pierre Corneille : Othon
9 avril 2019
Pierre Corneille : Sertorius
4 février 2019
Pierre Corneille : Nicomède
22 décembre 2018
Pierre Corneille : Don Sanche d'Aragon
Qu'ajouter d'autre à ce qu'écrit Voltaire dans la préface de la pièce suivante :
3 décembre 2016
Pierre Corneille : Le Menteur (suite)
25 novembre 2016
Pierre Corneille : Le Menteur
15 janvier 2016
Charles-Augustin Sainte-Beuve [Portraits littéraires] : Pierre Corneille
accessible à la lecture / téléchargement en cliquant ici
Bonne lecture !
Bisous,
@+
Sab
13 septembre 2015
Pierre Corneille : Pompée
Cléopâtre fera ce que je n’aurai pu.Je sais quelle est ta flamme et quelles sont ses forces,Que tu n’ignores pas comme on fait les divorces,Que ton amour t’aveugle, et que pour l’épouserRome n’a point de lois que tu n’oses briser ;Mais sache aussi qu’alors la jeunesse romaineSe croira tout permis sur l’époux d’une reine,Et que de cet hymen tes amis indignésVengeront sur ton sang leurs avis dédaignés.
Pour ceux qui ont l'habitude de télécharger ces pièces de Corneille, vous vous apercevrez que dans celle-ci, il n'y a aucune préface signée Voltaire. Pourquoi ? Parce que d'abord, la préface écrite par Voltaire concernant cette pièce, n'a pas été éditée dans l'édition d'où j'ai tiré cette pièce. Ensuite, parce que sûrement, l'éditeur partageait l'opinion de cet Académicien auquel Voltaire répond dans le document ci-dessous :
dans laquelle Voltaire annonce crument qu'il n'a pas apprécié cette pièce... et qu'étant animé d'un sentiment de justice, il annonce ceci : "mais pour ce qui regarde le goût, je ne peux faire autre chose que de conserver le mien, et de respecter celui des autres." Qui, en clair veut dire, malgré qu'il n'a pas aimé, il n'a pas à descendre cette œuvre que d'autres vont apprécier... oui, certains de nos critiques culturels devraient en prendre note ;)... ils ne sont pas là pour juger mais pour expérimenter et nous faire partager leur expérience... donc, ils doivent rester "neutres", "impartiaux"...
Bonne lecture !





