Affichage des articles triés par date pour la requête pierre corneille. Trier par pertinence Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par date pour la requête pierre corneille. Trier par pertinence Afficher tous les articles

24 janvier 2025

Pierre Corneille : La Galerie du Palais ou l'Amie rivale

Ah que coucou !

Lysandre est amoureux de Célidée, que son père lui a promis en mariage...
Célidée aime Lysandre...
Dorimant aime Hippolyte et Hippolyte, amie de Célidée, aime Dorimant.
Normalement tout devrait être parfait dans le meilleur des mondes, mais voilà que Lysandre apprend que Célidée serait non pas amoureuse de lui, mais de Dorimant... il décide alors de faire la cour à Hippolyte... quant à Dorimant, quand il croit que Lysandre aime Hippolyte, décide de faire la cour à Célidée... Célidée, à qui Hippolyte affirme que son amant Lysandre ne lui est pas fidèle, décide de donner le change et de montrer que Dorimant ne lui est pas indifférent, ce qui énerve Hippolyte.
Bref cela pourrait durer longtemps si le père de Célidée, Pleirante, n'y met pas un point final... Comment ? vous le saurez en lisant la comédie suivante :


accessible au téléchargement / lecture en cliquant ici
Format : pdf
Langue : Français

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

14 octobre 2024

Pierre Corneille : La Veuve ou Le Traître trahi

Ah que coucou !
 
Philiste et Alcidon sont amoureux de la même femme : Clarice, une veuve... alors qu'Alcidon n'ignore pas que Philiste est son rival, Philiste, lui, croit qu'Alcidon est amoureux de sa soeur Doris... et comme ils sont bons amis, Philiste lui a promis la main de sa sœur... mais voilà, Chrysante, la mère, elle, à un autre parti pour sa fille, le richissime Florange... Quant à Doris, elle, elle n'aime ni l'un ni l'autre... et est prête à obéir à sa mère... Alcidon profite de cela pour accuser Philiste d'être une personne sans honneur, vu qu'il ne respecte nullement la parole donnée et, avec l'aide de Célidan, kindnape Clarice. Pourquoi cet enlèvement ? Vous le saurez en lisant la comédie suivante :


accessible à la lecture / téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
Langue : Français

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

27 décembre 2023

Pierre Corneille : Clitandre

Ah que coucou !

Voici une tragédie de Corneille un peu différente de celles que nous connaissons tous, en effet, rares sont les fois où apparaissent dans une œuvre de Corneille (surtout en même temps) et un Roi et son fils - d'ailleurs Corneille en explique les raisons dans le chapitre "Examen"...
De plus, Pierre Corneille n'a pas utilisé de nom / patronyme connus de l'Histoire, ce qui fait que cette tragédie reste / resterait sans possibilité de la situer dans une époque si la France était restée royaliste... bref, c'est le genre d'œuvre que perso, j'adore plus que tout !

Toutefois, nous savons tous que cette tragédie n'est nullement la plus connue, alors qu'elle aurait bien méritée sa place dans notre Panthéon de la littérature...

Rosidor échappe de justesse à un attentat contre sa personne. Ignorant qui en est l'instigateur, il estime qu'il s'agit de son rival Clitandre (surtout que parmi les agresseurs il y a deux de ses domestiques que Rosidor trucide d'un coup d'épée). Mais voilà, Clitandre est innocent du crime dont on l'accuse et se retrouve emprisonné par ordre du Roi, et cela, sans avoir pu se défendre...
Floridan, le fils du Roi est un des meilleurs amis de Clitandre et, dès qu'il apprend la nouvelle, il décide d'aller le faire libérer. Mais voilà, pendant le trajet il se trouve nez à nez avec le fait que Pymante est entrain de se venger de Dorise (la fille du Roi) qui lui a, dans la scène précédente, crevé un œil à l'aide d'une de ses aiguilles. Floridan, suite au combat qu'il mène contre Pymante, gagne ; il fait alors ramener Pymante et Dorise (elle aussi recherchée à cause de l'agression contre Rosidor) sous bonne garde...

La suite ? je vous laisse la découvrir par la lecture de la tragédie suivante :


accessible à la lecture / téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
Langue : Français

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

19 mai 2022

Pierre Corneille : Mélite

Ah que coucou !

Ceci est la première pièce de théâtre que Pierre Corneille a écrit... mais voilà, comme il s'agit de la première, personne - sauf Corneille - ne peut savoir quand il l'a écrite... L'a-t-il écrite en 1624 comme l'affirme son neveu Fontenelle ou en 1629, année à laquelle où Corneille a remis sa pièce à l'auteur Mondory dont la troupe était de passage à Rouen où Corneille exerce une charge d'avocat du Roi au siège des Eaux et Forêts et à l'Amirauté de France. En tout cas il paraîtrait que ce soit Catherine Hue (qu'il rencontra en 1622) qui la lui inspira... En tout, à ce qu'on dit, elle fût un succès quand la troupe de Mondory la présenta sur la scène parisienne du Jeu de Paume Berthault...
Toutefois, de ce succès, Corneille, quelques années plus tard, va s'appliquer à le minimiser, à expliquer que ça n'aurait jamais dû être un succès... Pourquoi ? parce qu'il ignorait les règles qui font qu'une pièce est une bonne pièce ;)... de quoi nous faire bien rire, nous, Français du 21e siècle, n'est-ce pas ?

Aujourd'hui vous allez donc pouvoir connaître les histoires de Mélite, de son amant jaloux Eraste, de son nouvel amant Tircis, de sa future belle-sœur Cloris, de l'ex de cette belle-sœur Philandre :


accessible au téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
Langue : Français

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

9 mai 2022

P.J. Stahl [Scènes de vie privée et publique des Animaux] : Dernier Chapitre

Ah que coucou !

Et voilà, nous terminons ici Scènes de la vie privée et publique des Animaux, recueil pour lequel ont collaboré : Grandville (illustrateur), P.-J. Stahl, Honoré de Balzac, Emile de la Bédollière, Pierre Bernard, Louis Baude, Edmond Lemoine, George Sand, Charles Nodier, Jules Janin, L'Héritier de l'Ain, Paul de Musset, Louis Viardot, Mme Mennessier-Nodier et Alfred de Musset.

Dans ce Dernier chapitre l'auteur nous explique comment cette aventure des animaux a pris fin, les raisons pour lesquelles la révolution des animaux n'a pas eu lieu et ce que sont devenus les auteurs ayant participé à l'œuvre et comment le Préfet de la police les a punis pour avoir collaboré activement à cette tentative de révolte animale.


accessible pour le téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
Langue : Français

Parce que quelques-unes de ces aventures avaient été postées via d'autres recueils, je vous remets ici la liste des dits-contes ainsi que le lien vers la fiche qui vous mènera vers le e-book.

  1. Stahl : Assemblée Générale des Animaux (cliquez ici)
  2. Stahl : Histoire d'un Lièvre (cliquez ici)
  3. De La Bedollière : Mémoire d'un crocodile (cliquez ici)
  4. De Balzac : Peines de cœur d'une chatte anglaise (cliquez ici)
  5. Stahl : Les aventures d'un Papillon (cliquez ici)
  6. Bernard : Les Animaux médecins (cliquez ici)
  7. De La Bedollière : Cour criminelle de justice animale (cliquez ici)
  8. Baude : L'Ours ou Lettre écrite de la montagne (cliquez ici)
  9. De Balzac : Guide-Ane à l'usage des Animaux qui veulent parvenir aux honneurs (cliquez ici)
  10. Lemoine : Le Rat philosophe (cliquez ici)
  11. Sand : Voyage d'un Moineau de Paris (cliquez ici)
  12. Nodier : Un Renard pris au piège (cliquez ici)
  13. Janin : Le premier feuilleton de Pistolet (cliquez ici)
  14. Stahl : Souvenirs d'une vieille Corneille (cliquez ici)
  15. De Balzac : Voyage d'un Lion d'Afrique à Paris (cliquez ici)
  16. Stahl : Au lecteur (fin de la 1re partie) + Encore une révolution (intro de la 2nde partie) (cliquez ici)
  17. L'Héritier de l'Ain : Pérégrination mémorable du Doyen des Crapauds (cliquez ici)
  18. Musset : Les souffrance d'un Scarabée (cliquez ici)
  19. Viardot : Topaze, peintre de portraits (cliquez ici)
  20. Stahl : Peines de cœur d'une chatte française (cliquez ici)
  21. Mennessier-Nodier : Lettre d'une Hirondelle à une Serine élevée au Couvent des Oiseaux (cliquez ici)
  22. Stahl : Le septième ciel, voyage au delà des nuages (cliquez ici)
  23. De Balzac : Les amours de deux Bêtes, offerts en exemple aux gens d'esprit (cliquez ici)
  24. Stahl : Vie et opinions philosophiques d'un Pingouin (cliquez ici)
  25. Nodier : Tablettes de la Girafe du Jardin des Plantes (cliquez ici)
  26. Musset : Histoire d'un Merle blanc (cliquez ici)
  27. Stahl : Oraison funèbre d'un Ver à soie (cliquez ici)
  28. Stahl : Dernier Chapitre

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

31 janvier 2022

Pierre Corneille [Œuvres complètes] : Préface de Jean Vagne

Ah que coucou !

Des œuvres de Pierre Corneille, elles sont déjà nombreuses à être présentes sur ce blog. Les dites-œuvres sont préfacées par Voltaire... comme l'éditeur des dits-ouvrages avait décidé de ne pas tout éditer préfacés et annotés par Voltaire, il en manque, fatalement ;)... c'est pour cela qu'aujourd'hui nous plongeons dans la réédition des œuvres complètes de Corneille de 1961-62, préfacée par Jean Vagne, que vous connaissez déjà avec Racine...

Dans cette préface Jean Vagne parle du théâtre en France du 16e siècle, tel qu'il était pratiqué, tel qu'il était écrit, tel qu'il était joué et tel qu'il était écouté. Il nous parle aussi de ces troupes de théâtre nomades plus "forains" / "bohémiens" qu'"artistes"... d'ailleurs il nous parle de l'anecdote suivante : un jour la troupe devait jouer devant le roi mais les acteurs avaient si peur qu'ils ne vinrent pas et ce fut alors avec ses amis que l'auteur de la pièce joua la pièce devant le roi...
Ensuite il nous parle du théâtre au temps de Corneille, il nous parle de l'arrivée de Racine... et de cette fameuse querelle au sujet du Cid... bref il nous fait là une narration fort intéressante concernant Corneille et son époque... et, cerise sur le gâteau, il nous parle aussi d'un certain professeur de lettres à Strasbourg, spécialiste de Corneille, vous savez ? un certain Louis Herland ;)...


accessible au téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
Langue : Français

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

7 septembre 2021

Paul de Saint-Victor : Les Nains (Les Annales : Pages Oubliées)

Ah que coucou !
 
Nouvelle trop courte pour vous la présenter sans plagier son auteur :
 

Vous la trouverez sous ma signature...

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab


Les rois du Moyen Âge jouèrent au pantin avec leurs nains familiers. Ils en firent des marottes vivantes que, d’un geste, ils mettaient en branle. La Renaissance raffola des nains ; elle s’en servit dans ses fêtes comme de repoussoirs pittoresques. La marionnette humaine enrubannée, brodée, attifée de perles et de brimborions exotiques, eut alors le prix d’un rare objet d’art. Le nain figure dans tous les galas de l’Europe ; il porte la queue du manteau doré de Venise, il tient le papegai de ses patriciennes sur le poing. Il se roule avec les chats, sous la table des Banquets de Paul Véronèse ; il galope à califourchon sur les lévriers des rois et des princes. Il taquine leurs singes, il nargue leurs courtisanes, il a sa niche sous le trône et son escabeau au festin royal. La femme en fait son garde-du-corps ; elle aime à traîner en laisse après elle un nabot aux jambes torses et au nez camard. Cela rehausse sa taille de nymphe et sa beauté de déesse ; cela lui donne l’air d’une fée servie par un monstre. Un nain fut servi ans un pâté au repas nuptial d’un électeur de Bavière. Il en sortit armé de pied en cap, par la brèche du gâteau brisé, tira sa rapière, s’escrima contre les plats, tailla en pièces un verre de Bohême, coupa la tête d’un faisan, et alla offrir son trophée à l’électeur, un genou en terre, aux éclats de rire germaniques de l’assistance avinée. On faisait toutes sortes d’expériences in animâ vili sur ces bestioles à deux pieds, on essayait de perpétuer leur race exiguë. La femme d’un électeur de Brandebourg collectionnait des nains et des naines qu’elle accouplait comme des colibris. Au XVIIesiècle, la cour de Russie, toute barbare encore, mit en action un conte de Perrault. La princesse Nathalie, sœur de Pierre Ier, maria solennellement son nain et sa naine. Tous les myrmidons de l’empire furent conviés aux noces ; on les affubla d’habits de cérémonie, on les emballa, quatre par quatre, dans quinze carrosses microscopiques, et le petit cortège, escorté de grenadiers gigantesques, défila solennellement par la ville. Le soir, il y sut au Kremlin grande dînette et bal enfantin. Cela rappelle ces bonbonnières enchantées que les fées donnent à leurs filleules. De la boîte ouverte s’échappent, en sautillant, des chambellans rabougris, toute une cour atomistique ; la miniature d’une maison princière.

Il y eut aussi des nains héroïques. Corneille Lithuanie, le bouffon de Charles Quint, bataillait bravement dans ses guerres. Un insigne exploit fut le duel du nain de la reine Henriette d’Angleterre, Jeffery Hudson, surnommé lord Minimus, avec un colosse allemand nommé Croft, qui pouffait de rire chaque fois que le petit passait à la hauteur de sa botte. Jeffery se fâche et défia son adversaire en champ clos. L’Allemand se présenta sur le terrain armé d’une seringue. Mais, à cette insulte nouvelle, le nain prit feu comme un grain de poudre, et entra dans une si furieuse bouffée de colère que Croft fut obligé de prendre au sérieux son cartel. On se battit à cheval et au pistolet. La pierre à fusil de l’arme du nain était sans doute un morceau de caillou qui tua Goliath, car il étendit, du coup, le Titan mort sur le carreau.

La mode des nains passa comme celle des carlins. Le dernier fut le Bébé du roi Stanislas qui, après avoir régné en Pologne, vint s’asseoir à Nancy sur un bout de trône. Cet à-peu-près d’homme était en harmonie avec cet abrégé de royaume ; le favori était proportionné à la cour. Un nain et un roitelet, cela doit s’entendre et faire bon ménage. Aussi Stanilas pleura-t-il Bébé, lorsqu’il mourut à vingt-trois ans d’une maladie d’oiseau-mouche. « Pauvre fou, dit le roi Lear à son bouffon fidèle qui tremblote de froid derrière lui, pauvre fou ! Il est encore une partie de mon cœur qui souffre pour toi ! »

4 décembre 2019

Pierre Corneille : Othon

Ah que coucou !

Othon (32 - 69) était, la dernière année de sa vie, empereur de Rome. Il succéda à Galba (3 - 69) (qui lui même succédait à Néron (37 - 68)). Voilà pour l'Histoire... maintenant passons à cette tragédie, qui n'en est pas "réellement" une, enfin, telle que la définit Corneille dans son discours sur la Tragédie : "Outre les trois utilités du poème dramatique dont j’ai parlé dans le discours précédent, la tragédie a celle-ci de particulière que par la pitié et la crainte elle purge de semblables passions. Ce sont les termes dont Aristote se sert dans sa définition, et qui nous apprennent deux choses : l’un, qu’elle excite la pitié et la crainte ; l’autre, que par leur moyen elle purge de semblables passions." (cf. Discours sur le poème dramatique, accessible à partir de ce blog en cliquant ici). Oui, ici, il n'y a personne de "bon"... personne de "méchant"... il n'y a que des hommes et des femmes... il n'y a qu'une lutte pour le pouvoir qui atteint son paroxysme...


accessible au téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
Langue : Français

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

9 avril 2019

Pierre Corneille : Sertorius

Ah que coucou !

Sertorius est un Romain qui a "conquis" l'Espagne. Scylla dirigeant d'une main tyrannique Rome, Sertorius s'est réfugié en Espagne où grâce à son nom et ses compétences il "régne" tel un roi... jusqu'au jour où arrivent Pompée et son armée...
Guerre ? pas guerre ? eh bien vous le saurez en lisant la pièce de théâtre d'un des plus grands Maîtres français de la Tragédie :

accessible au téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
Langue : Français

Comme vous pouvez le constatez dans la table des matière suivante (dont voici le copie écran) :


à cette pièce j'y ai ajouté un texte écrit par Jean Donneau de Vizé défendant cette pièce de Sertorius, fort attaquée à son époque (surtout par l'Abbé d'Aubignac). Cette défense, je l'ai laissée telle qu'elle a été imprimée (vieux français, sans règles d'orthographe précise, & fautes de typographie comprises) et explique, en partie, pour quel motif nous, Français d'aujourd'hui, connaissons peu ou pas du tout, ce sieur de Visé qui n'appartient pas à la très célèbre liste : Corneille, Racine, La Bruyère, Boileau, La Fontaine, Molière, alors qu'il est leur contemporain...

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

4 février 2019

Pierre Corneille : Nicomède

Ah que coucou !

Dans Nicomède, cette fois, Pierre Corneille n'a pas voulu suivre à la lettre l'exactitude historique. Certes nous retrouvons dans cette pièce des allusions sur Annibal (ou Hannibal), sur l'Empire Romain, sur cette Asie Mineure et ses mœurs... non, là, Pierre Corneille a voulu analyser le comportement des Romains envers leurs alliés (plus ou moins "obligés).

Nicomède est le fils du roi Prusias (qu'il a eu d'un premier lit). En tant que "prince", il commande les armées de son père. Nicomède est promis à la reine d'Arménie : Laodice. Quand soudain, son demi-frère, Attale, revient de Rome qui le retenait en "otage"... Attale ayant été éduqué par les Romains, ceux-ci veulent en faire le successeur de Prusias, et... eh bien je vous laisse découvrir la suite ;)

accessible au téléchargement / lecture en cliquant ici
Format : pdf
Langue : Français

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

22 décembre 2018

Pierre Corneille : Don Sanche d'Aragon

Ah que coucou !

Qu'ajouter d'autre à ce qu'écrit Voltaire dans la préface de la pièce suivante :

accessible au téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
Langue : Français

quand nous sommes entièrement d'accord avec son analyse et l'avis de nos ancêtres ??? oui, là, j'avoue, je sèche...

Bonne découverte de cette pièce (que je n'ai jamais entendue dire qu'elle a été jouée ces dernières années) et bonne lecture quand-même ;) !

Bisous,
@+
Sab

3 décembre 2016

Pierre Corneille : Le Menteur (suite)

Ah que coucou !

Comme promis la semaine dernière, je ne vous propose pas d'attendre une année pour avoir la suite du Menteur... et c'est dans une prison lyonnaise que nous retrouvons Dorante que retrouve Cliton, son valet. Nous avons le souvenir, encore frais, que Dorante est un fieffé menteur et que son père ne le considère plus tel un gentilhomme (d'ailleurs, vous vous souvenez de Lucrèce ? Et bien Dorante en fait, ne l'a pas épousé et s'est enfui en Italie et c'est à Rome qu'il a appris le décès de son père...). De son voyage à Rome Dorante est revenu en France avec la "bonne resolution" suivante : ne plus mentir !! un si grand menteur qui décide de s’amender et de ne plus mentir ?!?!?!?!! Invraisemblable, n'est-ce pas ? Est-ce une promesse en l'air ou parviendra-t-il à la tenir ? et bien vous le saurez en lisant la pièce de théâtre suivante :

accessible à la lecture / téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
Langue : Français

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

25 novembre 2016

Pierre Corneille : Le Menteur

Ah que coucou !

Cela faisait bien longtemps que je n'avais posté une pièce de Corneille dont la préface est signée par Voltaire... et bien, aujourd'hui et la semaine prochaine vous aurez la chance de pouvoir rire (oui, rire) des péripéties de Dorante, un fieffé menteur ;)...
Aujourd'hui je vous propose la première version que Corneille a écrite en 1642 (la Suite du Menteur date de 1643), où nous faisons la connaissance de Dorante, fils de Géronte, et amoureux de Lucrèce/Clarice...

accessible à la lecture / téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
Langue : Français

Dorante vient de terminer ses études à Poitiers et revient vivre chez son père à Paris. Le lendemain de son arrivée, aux Tuileries, il rencontre une fort charmante jeune fille dont il a décidé de faire sa maîtresse... et, afin de se faire "mousser", il décide de mentir à cette belle en lui racontant qu'il revient de la guerre d'avec l'Allemagne où il fut très valeureux, pendant que son valet, Cliton, se renseigne auprès du cocher, de l'identité de la belle et de sa compagne. Et c'est ainsi que Clarice, la Belle, ou Isabelle, deviennent dans l'esprit de Dorante et Cliton : une cousine de Clarice, prénommée Lucrèce...
En même temps, chez Clarice, Géronte demande, au nom de son fils, Clarice à son père qui accepte alors qu'un des amis de Dorante, Alcippe, attend patiemment le bon vouloir de son père pour pouvoir convoler en juste noces avec elle dont il est aimé...
Géronte, quand il apprend à Dorante son dessein à le marier avec Clarice, ne se doute point que celui-ci, pensant être amoureux de Lucrèce, va lui inventer une hyménée qu'il aurait conclu à Poitiers auprès d'une certaine Orphise, dont le père Armédion / Pyriandre est un noble sans fortune... Résulat : Géronte retourne chez Clarice pour dégager son fils de la promesse de mariage...

Comment notre menteur va-t-il pouvoir assouvir sa flamme ?
Et bien vous le saurez en lisant cette première version ;).

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

15 janvier 2016

Charles-Augustin Sainte-Beuve [Portraits littéraires] : Pierre Corneille

Ah que coucou !

Charles-Augustin Sainte-Beuve était un grand critique du 19e siècle qui a laissé à la postérité de nombreux "portraits littéraires" dont j'ai mis déjà celui de Molière en ligne (cf. : Charles-Augustin Sainte-Beuve : Aimer Molière, article directement accessible en cliquant ici).

Parce que nous avons accès déjà à de nombreuses pièces de théâtre écrites par Corneille critiquées par Voltaire, j'ai donc décidé aujourd'hui de vous proposer un autre regard, une autre critique :


accessible à la lecture / téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
(logiciel fourni gratuitement par son concepteur : Adobe)
Langue : Français

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

13 septembre 2015

Pierre Corneille : Pompée

Ah que coucou !

Aujourd'hui je vous propose la pièce de théâtre suivante :
accessible à la lecture / téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
(logiciel fourni gratuitement par son concepteur : Adobe)
Langue : Français

Comme le dit si bien Corneille dans l'examen de sa pièce (voir les 2 dernières pages), il a écrit là une pièce dont le titre est un héros et dont ce héros est absent de la dite-pièce ;)... En effet, il ne s'agit pas là de la vie de Pompée ou d'un passage, mais des conséquences que sa mort a entrainées (comme la mort du pharaon Ptolomée)... ainsi que la prédiction que Corneille fait dire à Cornélie (la dernière épouse de Pompée) concernant l'assassinat prochain de César, à Rome :
Cléopâtre fera ce que je n’aurai pu.
Je sais quelle est ta flamme et quelles sont ses forces,
Que tu n’ignores pas comme on fait les divorces,
Que ton amour t’aveugle, et que pour l’épouser
Rome n’a point de lois que tu n’oses briser ;
Mais sache aussi qu’alors la jeunesse romaine
Se croira tout permis sur l’époux d’une reine,
Et que de cet hymen tes amis indignés
Vengeront sur ton sang leurs avis dédaignés.
Acte 5, scène 4, page 51

Nota :
Pour ceux qui ont l'habitude de télécharger ces pièces de Corneille, vous vous apercevrez que dans celle-ci, il n'y a aucune préface signée Voltaire. Pourquoi ? Parce que d'abord, la préface écrite par Voltaire concernant cette pièce, n'a pas été éditée dans l'édition d'où j'ai tiré cette pièce. Ensuite, parce que sûrement, l'éditeur partageait l'opinion de cet Académicien auquel Voltaire répond dans le document ci-dessous :

accessible à la lecture / téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
(logiciel fourni gratuitement par son concepteur : Adobe)
Langue : Français

dans laquelle Voltaire annonce crument qu'il n'a pas apprécié cette pièce... et qu'étant animé d'un sentiment de justice, il annonce ceci : "mais pour ce qui regarde le goût, je ne peux faire autre chose que de conserver le mien, et de respecter celui des autres." Qui, en clair veut dire, malgré qu'il n'a pas aimé, il n'a pas à descendre cette œuvre que d'autres vont apprécier... oui, certains de nos critiques culturels devraient en prendre note ;)... ils ne sont pas là pour juger mais pour expérimenter et nous faire partager leur expérience... donc, ils doivent rester "neutres", "impartiaux"...


Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

16 avril 2015

Pierre Corneille : Cinna ou la Clémence d'Auguste

Ah que coucou !

Comment doit réagir un empereur face à des membres de son entourage qui veulent sa mort ? Emilie est la fille d'Antoine qu'Octave a assassiné, et elle veut venger la mort de son père avec le sang d'Auguste, l'empereur, qui la traite comme sa propre fille... Cinna, neveu de Pompée, est amoureux d'Emilie. Auguste autorise l'hymen entre Cinna et Emilie... mais...

La suite ? vous la connaîtrez en lisant la tragédie suivante :
accessible à la lecture / téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
(logiciel fourni gratuitement par son concepteur : Adobe)
Langue : Français

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

21 mars 2015

Pierre CORNEILLE : Héraclius, Empereur d'Orient

Ah que coucou !

Phocas est Empereur d'Orient depuis qu'il a assassiné son prédécesseur : Maurice et toute sa famille, sauf une fille : Pulchérie. Il a un fils, prénommé Martian, qu'il a confié à Léontine, mère de deux enfants : un fils, Léonce, dont l'âge correspond à celui de Martian, et une fille Eudoxe... il n'y a là, rien qui ne présage un problème cornélien... pourtant... et si Léontine avait été fidèle à l'empereur Maurice et à l'impératrice Constantine ;)... vous voulez savoir ? et bien lisez la pièce suivante :
accessible à la lecture / téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
(logiciel fourni gratuitement par son concepteur : Adobe)
Langue : Français

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab

28 février 2015

Bientôt de nouveaux e-books ;)

Ah que coucou !

Maintenant que la grippe n'est plus qu'un mauvais souvenir, je peux vous présenter des e-books (tous les 2 jours) et terminer ainsi la série commencée d'Albert Camus, continuer la série des Récits de la Paume de main, de la Comédie humaine, des Rougon-Macquart et parce que nous avons terminé les nouvelles écrites par Bazin et Hitchcock, nous commençons ce 1er mars par une nouvelle série policière regroupant 6 enquêtes (dont le héro est le Juge Ti), écrite par Robert van Gulik... Évidement ces séries seront parfois entrecoupées par Pierre Corneille, par exemple, et son Héraclius, par Voltaire et je n'ai pas choisi encore lequel, par François Villon, George Sand, Agatha Chrisite, etc.

Bisous,
@+
Sab

20 octobre 2014

Pierre Corneille : Rodogune, Princesse des Parthes

Ah que coucou !

Aujourd'hui nous nous rendons au théâtre pour faire connaissance avec la tragédie cornélienne suivante :

accessible à la lecture / téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
(logiciel fourni gratuitement par son concepteur : Adobe)
Langue : Français

dont la source d'inspiration a été la fin d'Appian Alexandrin, Livre des Guerres de Syrie (dont vous trouverez quelques pages à la fin de cette tragédie de 5 actes). Mais qui mieux que Corneille peut expliquer cette œuvre ? Je vous laisse donc avec ses mots à lui (que vous trouverez après ma signature) pour vous expliquer et le titre, et le contenu, et pourquoi sa tragédie change un peu des faits historiques...

Bonne lecture !

Bisous,
@+
Sab



Le sujet de cette tragédie est tiré d’Appian Alexandrin dont vous pourrez trouver quelques pages à la fin de la pièce, dont voici des paroles, sur la fin du livre qu’il a fait des Guerres de Syrie : « Démétrius, surnommé Nicanor, entreprit la guerre contre les Parthes et vécus quelque temps prisonnier dans la cour de leur roi Phraates, dont il épousa la sœur, nommée Rodogune. Cependant Diodotus, domestique des rois précédents, s’empara du trône de Syrie et y fit asseoir un Alexandre, encore enfant, fils d’Alexandre le bâtard et d’une fille de Ptolomée. Ayant gouverné quelque temps comme tuteur sous le nom de ce pupille, il s’en défit et prit lui-même la couronne sous un nouveau nom de Tryphon, qu’il se donna. Antiochus, frère du roi prisonnier, ayant appris sa captivité à Rhodes et les troubles qui l’avaient suivie, revint dans la Syrie, où, ayant défait Tryphon, il le fit mourir. De là, il porta ses armes contre Phraates, et, vaincu dans une bataille, il se tua lui-même. Démétrius, retournant en son royaume, fut tué par sa femme Cléopâtre, qui lui dressa des embûches sur le chemin, en haine de cette Rodogune qu’il avait épousée, dont elle avait conçu une telle indignation qu’elle avait épousé ce même Antiochus, frère de son mari. Elle avait deux fils de Démétrius, dont elle tua Séleucus, l’aîné, d’un coup de flèche sitôt qu’il eut pris le diadème après la mort de son père, soit qu’elle craignît qu’il ne la voulût se venger sur elle, soit que la même fureur l’emportât à ce nouveau parricide. Antiochus, son frère lui succéda et contraignit cette mère dénaturée de prendre le poison qu’elle lui avait préparé. »
Justin, en son trente-sixième, trente-huitième et trente neuvième livre, raconte cette histoire plus au long, avec quelques autres circonstances. Le premier des Machabées, et Josèphe, au treizième des Antiquités judaïques, en disent aussi quelque chose qui ne s’accorde pas tout à fait avec Appian. C’est à lui que je me suis attaché pour la narration que j’ai mise au premier acte, et pour l’effet du cinquième, que j’ai adouci du côté d’Antiochus. J’en ai dit la raison ailleurs. Le reste sont des épisodes d’invention, qui ne sont pas incompatibles avec l’histoire, puisqu’elle n dit point ce que devint Rodogune après la mort de Démétrius, qui, vraisemblablement, l’amenait en Syrie prendre possession de sa couronne. J’ai fait porter à la pièce le nom de cette princesse plutôt que celui de Cléopâtre, que je n’ai même osé nommer dans mes vers, de peur qu’on ne confondit cette reine de Syrie avec cette fameuse princesse d’Egypte qui portait même nom, et que l’idée de celle-ci, beaucoup plus connue que l’autre, ne semât une dangereuse préoccupation parmi les auditeurs.
On m’a souvent fait une question à la cour : quel était celui de mes poèmes que j’estimais le plus ; et j’ai trouvé tous ceux qui me l’ont faite si prévenus en faveur de Cinna ou du Cid, que je n’ai jamais osé déclarer toute la tendresse que j’ai toujours eue pour celui-ci, à qui j’aurais volontiers donné mon suffrage si je n’avais craint de manquer, en quelque sorte, au respect que je devais à ceux que je voyais pencher d’un autre côté. Cette préférence est peut-être en moi un effet de ces inclinations aveugles qu’ont beaucoup de pères pour quelque uns de leurs enfants plus que pour les autres ; peut-être y entre-t-il un peu d’amour-propre, en ce que cette tragédie me semble être un peu plus à moi que celles qui l’ont précédée, à cause des incidents surprenants qui sont purement de mon invention, et n’avaient jamais été vus au théâtre ; et peut-être enfin y a-t-il un peu de vrai mérite qui fait que cette inclination n’est pas tout à fait injuste. Je veux bien laisser chacun en liberté de ses sentiments ; mais certainement on peut dire que mes autres pièces ont peu d’avantages qui ne rencontrent en celle-ci : elle a tout ensemble la beauté du sujet, la nouveauté des fictions, la force des vers, la facilité de l’expression, la solidité du raisonnement, la chaleurs des passions, les tendresses de l’amour et de l’amitié et cet heureux assemblage est  ménagé de sorte qu’elle s’élève d’acte en acte. Le second passe le premier, le troisième est au-dessus du second, et le dernier l’emporte sur tous les autres. L’action y est une, grande, complète ; sa durée en est le plus illustre qu’on puisse imaginer, et l’unité de lieu s’y rencontre en la manière que je l’explique dans le troisième de mes discours, et avec l’indulgence que j’ai demandée pour le théâtre.
Ce n’est pas que je me flatte assez pour présumer qu’elle soit sans taches. On a fait tant d’objections contre la narration de Laonice au premier acte qu’il et malaisé de ne donner pas les mains à quelques-unes. Je ne la tiens pas toutefois si inutile qu’on l’a dit. Il est hors de doute que Cléopâtre, dans le second, ferait connaître beaucoup de choses par sa confidence avec cette Laonice, et par le récit qu’elle en a fait à ses deux fils, pour leur remettre devant les yeux combien ils lui ont d’obligation ; mais ces deux scènes demeureraient assez obscures si cette narration ne les avait précédées, et du moins les justes défiances de Rodogune à la fin du premier acte, et la peinture que Cléopâtre fait d’elle-même dans son monologue qui ouvre le second, n’auraient pu se faire entendre sans ce secours.
J’avoue qu’elle est sans artifice et qu’on la fait de sang-froid à un personnage protatique, qui se pourrait toutefois justifier par les deux exemples de Térence que j’ai cités sur ce sujet au premier discours ; Timagène, qui l’écoute, n’et introduit que pour l’écouter, bien que je l’emploie au cinquième à faire celle de la mort de Séleucus, qui se pouvait faire par un autre. Il l’écoute sans y avoir aucun intérêt notable, et par simple curiosité d’apprendre ce qu’il pouvait avoir su déjà en la cour d’Egypte, où il était en assez bonne posture, étant gouverneur des neveux du roi, pour entendre des nouvelles assurées de toute ce qui se passait dans la Syrie, qui en est voisine. D’ailleurs, ce qui ne peut recevoir d’excuse, c’et que, comme il y avait déjà quelque temps qu’il était de retour avec les princes, il n’y a pas d’apparence qu’il ait attendu ce grand jour de cérémonie pour s’informer de sa sœur comment se sont passés tous ces troubles, qu’il dit ne savoir que confusément. Pollux, dans Médée, n’est qu’un personnage protatique qui écoute sans intérêt comme lui ; mais sa surprise de voir Jason à Corinthe, où il vient d’arriver, et son séjour en Asie, que la mer en sépare, lui donnent juste sujet d’ignorer ce qu’il en apprend. La narration ne laisse pas de demeurer froide comme celle-ci, parce qu’il ne s’est encore rien passé dans la pièce qui excite la curiosité de l’auditeur, ni qui lui puisse donner quelque émotion en l’écoutant ; mais, si vous voulez réfléchir sur celle de Curiace dans l’Horace, vous trouverez qu’elle fait tout un autre effet. Camille, qui l’écoute, a intérêt, comme lui, à savoir comment s’es faite une paix dont dépend leur mariage ; et l’auditeur, que Sabine et elle n’ont entretenu que de leurs malheurs et des appréhensions d’une bataille qui se va donner entre deux partis, où elles voient leurs frères dans l’un et leur amour dans l’autre, n’a pas moins d’avidité qu’elle d’apprendre comment une paix si surprenante s’est pu conclure.
Ces défauts dans cette narration confirment ce que j’ai dit ailleurs, que, lorsque la tragédie a son fondement sur des guerres entre deux Etats, ou sur d’autres affaires publiques, il est très malaisé d’introduire un acteur qui les ignore et qui puisse recevoir le récit qui en doit instruire le spectateurs en parlant à lui.
J’ai déguisé quelque chose de la vérité historique en celui-ci : Cléopâtre n’épousa Antiochus qu’en haine de ce que son mari avait épousé Rodogune chez les Parthes, et je fais qu’elle ne l’épouse que par la nécessité de ses affaires, sur un faux bruit de la mort de Démétrius, tant pour ne la faire pas méchante sans nécessité, comme Ménélas dans l’Oreste d’Euripide que pour avoir lieu de feindre que Démétrius n’avait pas encore épousé Rodogune, et venait l’épouser dans son royaume pour la mieux établir en la place de l’autre par le consentement de ses peuples et assurer la couronne aux enfants qui naîtraient de ce mariage. Cette fiction m’était absolument nécessaire, afin qu’il fût tué avant que de l’avoir épousée, et que l’amour que ses deux fils ont pour elle ne fît point d’horreur aux spectateurs, qui n’auraient pas manqué d’en prendre une assez forte, s’ils les eussent vus amoureux de la veuve de leur père, tant cette affection incestueuse répugne à nos mœurs !
Cléopâtre a lieu d’attendre ce jour-là à faire confidence à Laonice de ses desseins et des véritables raisons de tout ce qu’elle a fait. Elle eût pu trahir son secret aux princes ou à Rodogune, si elle l’eût su plus tôt ; si cette ambitieuse mère ne lui en fait part qu’au moment qu’elle veut bien qu’il éclate, par la cruelle proposition qu’elle va faire à ses fils. On a trouvé celle que Rodogune leur fait à son tour indigne d’une personne vertueuse comme je la peins ; maison on n’a pas considéré qu’elle ne la fait pas, comme Cléopâtre, avec espoir de la voir exécuter par les princes, mais seulement pour s’exempter d’en choisir aucun, et les attacher tous deux à sa protection par une espérance égale. Elle était avertie par Laonice de celle que la reine leur avait faite, et devait prévoir que, si elle se fût déclarée pour Antiochus, qu’elle aimait, son ennemie, qui avait seule le secret de leur naissance, n’eût pas manqué de nommer Séleucus pour aîné afin de les commettre l’un contre l’autre et d’exciter une guerre civile qui eût pu causer sa perte. Ainsi elle devait s’exempter de choisir, pour les contenir tous deux dans l’égalité de prétention, et elle n’en avait point de meilleur moyen que de rappeler le souvenir de ce qu’elle devait à la mémoire de leur père, qui avait perdu la vie pour elle, et leur faire cette proposition, qu’elle savait bien qu’ils n’accepteraient pas. Si le traité de paix l’avait forcée à se départir de ce juste sentiment de reconnaissance, la liberté qu’ils lui rendaient la rejetait dans cette obligation. Il était de son devoir de venger cette mort ; mais il était de celui des princes de ne pas charger de cette vengeance ; elle avoue elle-même à Antiochus qu’elle les haïrait s’ils lui avaient obéi que, comme elle a fait ce qu’elle a dû par cette demande, ils font ce qu’ils doivent par leur refus ; qu’elle aime trop la vertu pour vouloir être le prix d’un crime, et que la justice qu’elle demande de la mort de leur père serait un parricide si elle la recevait de leurs mains.
Je dirai plus : quand cette proposition serait tout à fait condamnable en sa bouche, elle mériterait quelque grâce, et pour l’éclat que la nouveauté de l’invention a fait au théâtre, et pour  l’embarras surprenant où elle jette les princes, et pour l’effet qu’elle produit dans le reste de la pièce qu’elle conduit à l’action historique. Elle est cause que Séleucus, par dépit, renonce au trône et à la possession de cette princesse que la reine, le voulant animer contre son frère, n’en peut rien obtenir, et qu’enfin elle se résout par désespoir de les perdre tous deux plutôt que de se voir sujette de son ennemie.
Elle commence par Séleucus, tant pour suivre l’ordre de l’histoire que parce que, s’il fût demeuré en vie après Antiochus et Rodogune, qu’elle voulait empoisonner publiquement, il les aurait pu venger. Elle ne craint pas la même chose d’Antiochus pour son frère, d’autant qu’elle espère que le poison violent qu’elle lui a préparé fera un effet assez prompt pour le faire mourir avant qu’il ait pu rien savoir de cette autre mort, ou du moins avant qu’il l’en puisse convaincre, puisqu’elle a si bien pris son temps pour l’assassiner que ce parricide n’a point eu de témoins. J’ai parlé ailleurs de l’adoucissement que j’ai apporté pour empêcher qu’Antiochus n’en commît un en la forçant de prendre le poison qu’elle lui présente, et du peu d’apparence qu’il y avait qu’un moment après qu’elle a expiré presque à sa vue il parlât d’amour et de mariage à Rodogune. Dans l’état où ils rentrent derrière le théâtre, ils peuvent le résoudre quand ils le jugeront à propos. L’action est complète, puisqu’ils sont hors de péril et la mort de Séleucus m’a exempté de développer le secret du droit d’aînesse entre les deux frères, qui d’ailleurs n’eût jamais été croyable, ne pouvant être éclairci que par une bouche en qui l’on n’a pas vu assez de sincérité pour prendre aucune assurance sur son témoignage.