14 janvier 2013

Découverte de la signature géologique des séismes himalayens


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Source image : CNRS
 
Ah que coucou !
 
Résolution de la semaine : tenter de reprendre le rythme ;)… oui, ça risque d’être encore un peu dur ;)…
 
Bon, revenons au sujet qui nous occupe aujourd’hui et qui n’est pas le mariage des homosexuels (seul un gouvernement homophobe peut proposer un tel texte de loi) et un Gérard Depardieu russe qui n’a plus son mot à dire sur la France (vu qu’il est maintenant russe) et sur lequel nous n’avons pas à discourir (vu qu’il est étranger), mais ces deux thèmes évitent de parler de la prochaine échéance pour le remboursement de la dette que le gouvernement ne peut honorer (vu qu’il dépense beaucoup trop d’argent à des bêtises et à de la gabegie : trop de ministres, trop de commissions qui sont inutiles, etc.).
 
J’ai toujours cru que nous pouvions toujours voir la marque des séismes (qu’ils soient présents ou passés), mais dans cet article paru sur le site du CNRS et ayant pour titre : Découverte de la signature géologique des forts séismes himalayens de 1255 et 1934 (pour y accéder, cliquez ici). Même s’il est facilement compréhensible que les « ruptures de surface » causées par un séisme de 1255 soient difficile à voir dans la nature, mais pour celui de 1934 ??? j’avoue mon incompréhension totale… même si j’ai déjà vu une faille (il y en a une très belle en Islande)… alors si quelqu’un peut donner quelques explications complémentaires, qu’il n’hésite surtout pas !
 
Bisous,
@+
Sab

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11 janvier 2013

La France de 1900 vue par les Frères Seeberger


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Ah que coucou !
 
Je profite d’être chez ma maman à moi encore ce week-end pour numériser un livre regroupant les photographies prises par les Frères Seeberger de la France du début du 20e siècle. Livre élaboré par Hubert Juin dont je vous propose ci-dessous sa présentation de ces années premières années du siècle passé…
 
 
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Evidemment, ces jours prochains, normalement, je devrais être capable de vous présenter un peu mieux cette France là : son industrialisation, sa campagne, quelques villes, sa capitale, les petits métiers aujourd’hui disparus, ces paysages tout aussi disparu, etc.
 
Mais commençons aujourd’hui par une présentation de ces 3 frères qui ont laissé leurs empreintes dans l’histoire de la photographie. Mais comme Sab est un peu fainéante : vite, vite, vite, je recopie vite fait ce qui est noté dans le livre :
 
 
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texte que vous découvrez au-dessous de ma signature.
 
Bisous,
@+
Sab
 
 
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Les frères Seeberger
 
En 1899 Eugène Arget s’installe à Montparnasse. Très rapidement il abandonne la peinture : il vient de vendre une centaine d’épreuves photographiques à la bibliothèque de la Ville de Paris, et il commence la difficile carrière que l’on sait.
Dans le même temps, Jules Seeberger, peintre et dessinateur pour étoffes, parcourt Paris avec son premier appareil 13/18 : son père, dès 1891, lui a acheté chez le meilleur spécialiste, Hermagis, une trousse aplanétique permettant d’obtenir des focales différentes, pour la somme de 161,50 francs : un matériel déjà sophistiqué pour un amateur de dix-neuf ans.
Deux photographes vivant à Paris, passant de la peinture à la photographie, se croise dans Montmartre ou dans le Marias durant les premières années du siècle, plantent leur chambre 18/24 dans les mêmes rues, dans les mêmes cours, nous montrent le même Paris avec la même passion documentaire. Et pourtant l’un est bien différent de l’autre. Bien que chacun compose rigoureusement ses images, Atget promène la seule focale de son optique rectilinéaire pour nous transmettre l’humble poésie au détour des rues : Seeberger adapte à ses prises de vues son grand choix de lentilles restituant les exiguïtés de ce Paris encore du 19e siècle et les larges places de la Bastille et de la Nation qui sont déjà le Paris d’aujourd’hui.
« Etranger aux querelles du pictorialisme et tout aussi étranger aux récentes prouesses de la photographie instantanée, Atget est presque un photographe intemporel, ignoré par Demachy, admiré par Weston », nous dit J.C. Lemagny. A contrario, parland de Jule Seeberger, nous pouvons déclarer : curieux de pictorialisme, mais utilisant souvent les récentes prouesses de l’instantanéité et de la technique, nous découvrons un photographe de son époque, travaillant essentiellement pour son époque.
Jules Seeberger est né en 1872 à Vienne, dans l’Isère. Son père, Bavarois de naissance, s’installe bientôt commissionnaire à Lyon où naissent ses deux autres fils, successivement en 1874 et 1876 (il sera naturalisé en 1886). Il monte à Paris, comme acheteur, chez l’un de ses grands confrères.
Les trois frères font leurs études secondaires à Lyon, puis au collège Rollin à Paris. Doués, ils s’essaient tous trois à dessiner, à peindre. Faute de pouvoir vivre de sa peinture, Jules, à la mort de son père en 1894, apprend le métier de dessinateur pour étoffes : ses cartons à dessin nous révèlent sa connaissance de la fleur, son sens de la composition décorative et son imagination. Sa brillante personnalité et ses succès rapides incitent ses frères à lui emboiter le pas : comme leur aîné, ils apprennent le métier à l’Ecole Bernard Palissy où ils reçoivent les plus hautes récompenses : médailles, premiers prix et bourses de voyages. Ce métier, ils l’exerceront dès les premières années de ce siècle : Henri fonde même son propre atelier. Nos trois frères demeurent avec leur mère et leur sœur Félicie : cette vie familiale sans heurt explique leur entente et la facilité avec laquelle il travailleront plus tard ensemble dans le même esprit.
En 1904, tandis que Lartigue photographie le Président Loubet au Bois de Boulogne, le rez-de-chaussée du Palais des Beaux-Arts (actuellement le Petit Palais) propose aux visiteurs une exposition photographique ; thème : les berges de la Seine. Première d’une suite d’expositions de « vues donnant d’une façon précise la physionomie de certaines parties de la ville la moins uniforme et la moins immuable qui soit parmi les capitales », annonce le programme officiel. En pleine époque de photographies d’art, face au délirant salon du Photo-Club qui se tient au Palais de Glace, la ville de Paris tente de susciter et de faire connaître une certaine photographie documentaire. Parmi les participants, Jules a envoyé sous son nom et sous le nom de Henri Seeberger un premier envoi modeste dont il ne nous reste que quelques clichés de petites gens familiers des bords de Seine : barbier en plein air, tondeur de chiens…
Au début de chaque année la Ville de Paris organise une nouvelle exposition. En 1905, un nouveau thème : la Bièvre dans Paris, et surtout Montmartre et ses jardins privés. Jules décide d’y participer à nouveau : ces endroits lui sont familiers, il a déjà travaillé sur le sujet. Comme Atget, témoignant des lieux laissés à l’abandon et des petits métiers avant leur disparition, Jules pressent le modernisme à l’assaut des masures pittoresques, de leurs jardins sauvages, et de leurs habitants mi-parisiens, mi-provinciaux : les Montmartrois. Mais laissons lui la parole : « Voilà certes des physionomies intéressantes qui, comme les vieilles maisons de la Butte, tendent de plus en plus à disparaître. Plus tard, dans de nombreuses années, quand cette Butte sera couverte de grandes constructions modernes, les générations futures trouveront peut-être du plaisir à regarder au musée Carnavalet ce que j’ai voulu représenter : le poème du vieux Montmartre. »
Sur l’épaule sa chambre 18/24 Curt Bentzin qu’il peut équiper de Dagor de diverses focales, il arpente la rue Saint-Vincent, la rue des Saules, la rue de l’Abreuvoir, le passage Cottin. De février à juin 1904 il compose avec rigueur une série d’épreuves intimistes : y sont décrits les porteurs d’eau, les peintres (bien sûr), les buveurs du Lapin agile, et surtout de jeunes Montmartroises cueillant des bouquets d’iris, jouant à colin-maillard, ou flânant dans les environs des moulins. Animation composée ou enregistrée sur le vif, alliant le maniérisme pictorialiste à la rigueur documentaire. Jules nous a donné, dans le Photo-Gazette de mars 1905, sa conception de la photographie : « Jusqu’à ce jour la photographie documentaire n’a pas été présentée de façon suffisamment artistique… Se bornant presque toujours à prendre de face des sujets également éclairés de face, ils n’ont produit que des choses banales et sans originalité, alors que ces mêmes sujets, pris d’un certain côté, à cotre jour par exemple, ou par un temps brumeux, eussent tout de suite acquis en plus de leur caractère documentaire un cachet original et artistique… De plus, les différentes époques de l’année, le printemps et l’été avec les arbres en fleurs et le gai soleil, l’automne et l’hiver avec le brouillard et la neige viennent successivement ajouter un charme nouveau à ses antiques ruelles et à ses parcs séculaires…. Je me suis en outre appliqué à donner à mes vues encore plus d’intérêt et à les compléter en les animant par des personnages en harmonie avec le sujet. Parmi ces personnages, il en est plusieurs qui ont, de préférence, attiré mon attention : je citerai en première ligne la Montmartroise : celle-ci n’a-t-elle pas ce je ne sais quoi, qui la rend différente de la Parisienne autant que de la Provinciale ? J’ai pensé qu’en la représentant à tous les âges de la vie et à tous les degrés de l’échelle sociale, depuis la gamine en jupe courte jusqu’à la vieille mendiante en haillons, c’était conserver d’elle ce que j’appelle un document vivant, document parfaitement à sa place dans une exposition de photographie documentaire ».
Cinquante épreuves, format 50/60, tirées dans un agrandisseur à trois corps à la lumière du jour, virées tantôt au bleu, tantôt à la sanguine, lui valent immédiatement la notoriété : la médaille d’honneur et un porte-folio dans L’Illustration (juillet 1905). Les frères Kunzli éditent en bleu et en bistre une série de cartes postales sur Montmartre très recherchée par les collectionneurs d’aujourd’hui. Diverses publications se feront l’écho de ce succès : Photo-Gazette, Gélatino, etc.
Léopold Verger, un autre éditeur de cartes postales, demande à Jules de réaliser des prises de vues sur les villes de France selon sa conception de l’image documentaire. Henri Seeberger quitte alors son propre atelier de dessin et rejoint son frère aîné : ils transforment une partie de leur habitation, 13 rue Fénelon, en atelier : leur sœur Félicie les aide dans les travaux de laboratoire : elle tire des épreuves provisoires, appelées aujourd’hui contacts, permettant les sélections. Quant à Louis, qui vient d’épouser Anna Durieublanc le 17 octobre de la même année 1905, il songe à rejoindre ses frères. Il écrit à sa femme que ses frères vont faire un reportage sur les grandes manœuvres auxquelles il participe. Au Petit Palais on prépare la prochaine exposition : elle réunira des documents sur le Marais et l’Ile Saint-Louis. Les Seeberger passent au peigne fin cours, ruelles, passages, fontaines, portes et hôtels, certains aujourd’hui disparus, comme cet hôtel de Jassaud démoli en 1908. Précédant ou suivant Atget, leurs travaux peuvent se comparer avec intérêt, témoin cette allée des Arbalétriers.
A partir de 1906, Louis commence à se dégager de l’atelier de dessin Souchon et prend un long congé pour aider ses frères : les premières « Aqua Photos », entendons photographies aquarellées, sortent chez Léopold Verger : citons une étonnante série constituant tout un reportage sur l’armée française : également d’autres séries sur des paysages parisiens, sur le Bois de Boulogne : canotage ou apéritif au pavillon d’Armenonville : sur le Bois de Vincennes : promenades en sous-bois, laiterie en plein air, etc.
Après les paysages parisiens, la province. Grâce à des correspondances conservées jusqu’à ce jour, suivons nos photographes : Jules et Henri en février sont au Mans et à Angers ; en mai, juin, juillet ils vont à Lyon, Genève, la Grande Chartreuse ; de fin juillet à septembre Henri fait une période militaire. Jules et Louis travaillent sur toute la côte entre Cabourg et Boulogne : Lisieux, Houlgate, Trouville, Fécamp, Dieppe, Le Tréport ; en septembre Jules et Henri son à Marseille et à Toulon, en décembre à Saint-Etienne.
Ils voyagent par le train ; à la sortie des gares ils louent voiture à cheval et picotin ; chargent chambres, pieds et sacoches bourrées de plaques 13/18 et de matériel de développement, partent explorer places, rues et marchés, gares et monuments, à moins qu’ils ne s’attardent sur les plages normandes et nous évoquent un peu « le temps perdu ». Les prises de vue se succèdent, réalisées soit avec le Clapp Netel 13/18 (avec Olor Berthiot f.5/7, 200) pour les images requérant l’instantanéité, soit avec une chambre à pied « touriste » équipée de châssis-livres.
Les clichés développés sur place sont envoyés à Madame Louis Seeberger qui en assure les contacts ; les expositions sont faites sur papier citrate dans son appartement de la rue Monge, un sixième étage inondé de soleil. Janvier 1907, les Seeberger opèrent à Cannes et sur la Côte d’Azur, le 16 ils sont à Monte-Carlo. En juillet on les retrouve à Guernesey, en septembre à Cherbourg : la France est bouclée. La fin de 1907 semble terminer les voyages pour les éditeurs de cartes postales.
Mais il y eut cette même année la quatrième exposition aux Champs-Elysées. Les sujets proposés (« pour la vaine gloire d’une récompense honorifique ») ont été le Jardin de Luxembourg, le Jardin des Plantes et les vieilles demeures, maisons ou châteaux épars aux environs de Paris, mais à l’intérieur du département de la Seine. Citons Robert Hénard, chroniqueur à l’Art décoratif : « L’envoi de MM. Seeberger frères vaut d’être signalé spécialement à l’attention du public. Il s’impose d’ailleurs non seulement par la quantité – il renferme plus de 300 épreuves grand format – mais encore par des mérites d’ordre supérieur qui ajoutent aux qualités d’exécution que doit avoir avant tout une photographie irréprochable, un attrait particulier. Mais la série de cent-vingt-cinq vues de vieilles maisons des environs de Paris est absolument hors de pair ». Il a fallu itinérer tout autour de Paris, avec les difficultés que l’on sait à l’époque, de Vitry à Choisy-le-Roi, de Clichy à Stains, d’Asnières à Issy, de Villejuif à Charenton pour nous évoquer ces superbes demeures souvent à l’abandon, transformées en entrepôts, proie des épiciers, marchands de vins, ou simplement des squatteurs, et aujourd’hui pour la plupart disparues. MM. Seeberger obtiendront la médaille d’or hors concours.
Cette activité professionnelle ne leur fait pas oublier leurs premières amours : le dessin et la peinture. Venus à la photographie à l’aube du pictorialisme, ils suivent les fameuses expositions du Photo-Club de Paris où ils retrouvent peintures et photos étroitement mêlées. Dans le cadre du Palais de Glace ils exposent dès 1906 (avec, entre autres, Demachy et Stieglitz). Dès l’invention du procédé bromoil ils s’y adonnent avec ardeur ; en 1908 parait dans Photo-Gazette une tête de jeune fille traitée successivement en plusieurs couleurs, signée J.L.H.S. et exposée au Salon international, rue Volney. Ils poursuivent régulièrement leur travail aux encres grasses et présentent portraits et natures mortes de grande qualité aux Salons de Paris, Bruxelles, Nice, en compagnie de Puyo et Demachy, jusqu’en 1914. Pour ce faire ils ont acheté la chambre 24/30 de Gilles Faller, dite chambre à trois corps, et l’installent dans leur atelier lumière du jour situé en terrasse que leur sœur Félicie vient de découvrir, rue de Chabrol.
 
A la fin de l’année 1908 une nouvelle orientation dans la vie des trois frères : Mme de Broutelles, qui dirige pour le compte des éditions Hachette La Mode pratique, leur suggère d’assurer des reportages d’élégance et de mondanité. Dans ce début de siècle les Seeberger sont parmi les premiers photographes de mode opérant en extérieur, essentiellement sur les champs de course : en effet, les Nadar, Reutlinger, Manuel ne travaillent qu’en studio lumière du jour. L’appareil sur pied étant interdit sur les champs de course, nos nouveaux venus, comme leurs confrères, commencent par opérer à hauteur d’œil : les déformations de silhouette ainsi obtenues les amènent rapidement à inventer un nouveau matériel adapté à cette sorte de reportage ; ils abandonnent la prise de vue à hauteur d’œil. Un viseur reflex conçu par eux est adapté à l’appareil de reportage, mais travaillant à l’hyperfocale, la netteté de tous les plans ne convient pas à leur esthétique de l’image. Très vite ils emploient un appareil reflex 13/18 d’atelier, tenu à 1 m du sol, suspendu au cou par une courroie, et équipé d’une longue focale (250 mm). L’optique Tessar ouverte à 4,5 donne un plan de netteté de faible épaisseur, aussi travaillent-ils à deux : l’opérateur cadre maintient la mise au point délicate et déclenche au signal de son assistant (son alter ego) qui l’avertit de l’instant propice tandis qu’il retient l’attention de la personne photographiée ; cet assistant assure de plus le travail de chroniqueur. A partir de 1909, nous allons suivre très régulièrement l’évolution de la robe, portée par des mannequins, mais aussi par des personnalités mondaines dont nous gardons quelques savoureux portraits.
Les tirages servent d’abord à alimenter les dessinateurs de la Mode pratique ; ils servent également à d’autres magazines comme L’Elxelsior, Les Modes. Ils sont recherchés par les couturiers et les acheteurs pour le marché américaine : « Nous achetons les robes de Worth, Paquin, Doucet, mais nous devons montrer à nos clients qu’elles sont portées à Paris et qui les porte ». Des milliers d’épreuves seront diffusées dans les chaînes A.M.C., Macy’s, John Wanamaker, Gimbel Broths, Saks, Eaton Co., etc. Les frères Seeberger peuvent satisfaire un pareil marché depuis qu’ils sont installés rue de Chabrol dans le vaste atelier : studio lumière du jour et salle de tirage à trois postes ; ils peuvent travailler simultanément sur une tireuse, car Louis les a définitivement rejoints.
1910, c’est la réalisation des premiers autochromes, c’est un reportage sur les inondations de mars (toutes les épreuves sont données au musée Carnavalet), c’est surtout leur rencontre avec l’éditeur Schwartz qui, les ayant regardés travailler dans la rue et les ayant appréciés, leur commande des reportages industriels pour l’encyclopédie Le Monde et la Science supervisée par les plus hautes autorités scientifiques de l’époque. Henri assure seul ces reportages à travers toute la France. Louis, dont le premier fils, Jean, vient de naître, reste à Paris ; il assure la marche de l’atelier et s’occupe de l’administration. Jules partage son temps entre la photo et la peinture. Ce régime de croisière durera jusqu’en juillet 1914. La guerre arrêtera la publication de l’encyclopédie : on prévoyait l’édition de 15.000 photo, seuls trois volumes paraîtront ; des milliers de plaques 13/18, consacrées aux sujets les plus divers, disparaîtront avec l’éditeur. Seuls quelques dizaines de tirages subsistent, nous montrant l’état de l’ère industrielle avant la guerre.
Pendant la guerre Louis et Henri sont mobilisés, Louis, qui vient d’avoir son deuxième fils, Albert, est instructeur de photo aérienne, puis chargé d’administration. Henri est artilleur ; blessé en octobre 14, il sera hospitalisé puis retournera au front comme brancardier ; il sera évacué de l’enfer de Verdun fin 1917 et passera des mois à l’hôpital militaire de Saint-Vallier. Jules continue tant bien que mal quelques travaux de mode, aidé par sa sœur.
En 1919, c’est la démobilisation, ils se retrouvent tous trois ensemble. Mais Jules n’assurera plus de prises de vue, il commence à ressentir les débuts de la très longue maladie qui l’emportera quelques années plus tard ; en 1920, il peint et expose successivement aux Indépendants et à l’Ecole française ; il s’arrêtera définitivement en 1925.
Louis et Henri assurent seuls la marche de Seeberger frères. La vie mondaine et frénétique de l’après-guerre les entraîne dans son tourbillon : reportages de mode toujours à Paris, puis à Deauville, Cannes, Nice, Biarritz ; en hiver Chamonix et Saint-Moritz.
Le 26 octobre 1923 ils reçoivent une lettre envoyée d’Hollywood : M. Howland qui dirige International Kinema Research demande aux frères s’ils pourraient assurer la prise de vues de photographies destinées à permettre aux décorateurs de films de reconstituer des lieux typiquement français ; Louis et Henri vont alors passer au peigne fin tout un style de Paris 1920 : rues, music-halls, restaurants, boites de nuit… Ce travail durera jusqu’en 1931, arrivée du cinéma parlant.
Au cours des années d’après-guerre, les frères sont amenés, à l’occasion de leur reportage de mode, à travailler pour les grands couturiers eux-mêmes : Poiret, Patou, Molyneux, Lelong, Lanvin, Worth, Martial et Armand, Rochas leur demandent de photographier leurs modèles. 1925 voit la fondation par M. Dubois de la revue Adam, la mode masculine s’ajoute naturellement à la mode féminine ; petit à petit une solide amitié lie les hommes et la collaboration devient importante.
Jean, fils aîné de Louis, entre dans l’entreprise en 1927, suivi par Albert en 1930. Ils se forment sur le tas et suivent des cours techniques au Conservatoire des Arts et Métiers. Voilà formée l’équipe de la nouvelle génération. Les jeunes sont sensibilisés par les photos de Steichen, Hoeninguen Huene, Sougez, Laure Albin-Guyot, Lucien Lorelle, et par les films de Carl Dreyer, de Raymond Bernard, de Jacques Feyder. Tandis que les aînés travaillent à la lumière du jour, les jeunes créent un studio pour la lumière artificielle. Ils réalisent leurs premières prises de vue publicitaires en 1934-1935 et se lancent dans la couleur : pinatypie, Carbro et Wash off relief, sélections trichromes, ils utilisent le kodachrome naissant.
Grâce à l’amélioration des techniques, la conception de l’image photographique évolue rapidement ; les aînés, contraints et forcés, satisfont une demande qui redouble. En 1935 le Rolleiflex est définitivement adopté pour les travaux en extérieur, nécessitant une refonte totale du laboratoire : toutes les images doivent être agrandies et recadrées. Les photographes pouvant travailler seuls, la production s’accroit.
Les quatre Seeberger continueront de la sorte jusqu’en aout 1939 : Louis, très fatigué – il devra subir une grave opération dans les semaines qui suivront – se retire. Ses fils Jean et Albert sont mobilisés. Henri, qui reste seul, s’arrête à son tour. Louis et Henri auront travaillé plus de trente années ensemble.
Dès 1941 Jean et Albert, démobilisés, relancent un nouveau Seeberger frères : ils s’arrêteront en mars 1977.
Michel Cabaud

10 janvier 2013

Navigation internet : quel logiciel choisir ?


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Ah que coucou !
 
Je ne sais pas vous, mais moi j’en ai marre d’entendre des absurdités de soi-disant techniciens informatiques (je voudrais bien pouvoir vérifier leurs diplômes pour savoir s’ils ont réellement étudié les réseaux informatiques ou tout simplement la partie Software) vantant la nécessité d’utiliser tel navigateur plutôt qu’un autre et attaquant des navigateurs expérimentés comme Explorer, Firefox !
 
Sachez d’abord, que TOUS LES NAVIGATEURS, SANS AUCUNE EXCEPTION, ont des failles de sécurité ! Alors si vous entendez dire qu’en optant pour tel logiciel, votre PC sera plus en sécurité qu’avec un autre = ABSTENEZ-VOUS d’installer le dit logiciel ! car ce que vous entendez = MENSONGE !!!
 
En effet, certains de ces logiciels soi-disant « sécuritaires », présente une énorme faille : celle de bloquer les défenses de votre PC (pare-feu, anti-virus). Vous croyez avoir une meilleure protection : FAUX ! car non seulement votre pare-feu, votre anti-virus ne fonctionnent plus correctement, mais EN PLUS, ces logiciels sont inaptes à vous renseigner au moment précis où une attaque surgit ! au moment précis où votre navigation fait que vous téléchargiez un Spyware ! de plus, votre logiciel anti-virus ne fonctionnant plus correctement, vous n’êtes plus alertés quand un pièce jointe à un courriel reçu d’un ami contient, en fait, un virus !!!
 
Pour choisir un bon navigateur, il faut un navigateur qui ne bloque pas les logiciels de défenses installés sur le PC !
Pour choisir un bon navigateur, il faut un navigateur qui surfe rapidement sur la toile et non qu’il mette un temps fou à télécharger une simple page parce que le concepteur veut que les utilisateurs installent des accélérateurs ! accélérateurs permettant au dit concepteur des ports d’entrée supplémentaires sur votre PC !!! pour en faire quoi ? je laisse la place à votre imagination !
Pour choisir un bon navigateur, il faut opter pour un navigateur qui épouse parfaitement le système d’exploitation de votre PC.
 
Même s’il est vrai qu’on peut installer par exemple Firefox sur Windows, préférez naviguer avec Explorer – qui certes a de nombreux inconvénients d’utilisations pour tous ces pseudo informaticiens qui n’y connaissent absolument rien mais qui offre l’avantage suprême de laisser la défense de votre PC au pare-feu et à l’anti-virus que vous avez choisis et installés !
Et si vous voulez utiliser Firefox, optez pour l’O.S. Mac !
 
Quant aux bugs des navigateurs, sachez là-encore qu’en changeant de navigateur vous ne résoudrez jamais le problème, car à moins d’installer tous les navigateurs disponibles, le bug rencontré avec un navigateur sur un site, vous le retrouverez sur un autre site avec un autre navigateur !!!
 
Alors arrêtez d’être crédules et de croire n’importe quoi ! et votre navigation sur internet sera plus sécurisée…
 
Bonne pause K-Wa !
 
Bisous,
@+
Sab

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9 janvier 2013

Guy de Maupassant : La Rempailleuse


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Ah que coucou !
 
Oui. Je sais, je suis un tantinet en retard… mais bon, comme prétendraient honteusement certains : « Avec Sab, c’est une habitude à prendre ! » :pppp !
 
Bon alors, aujourd’hui je vous propose à nouveau une courte nouvelle écrite par l’ami Maupassant :
 
La Rempailleuse
accessible à la lecture/téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
(logiciel fourni gratuitement par son concepteur : Adobe)
Langues : français
 
où vous constaterez que l’argent peut tout acheter… Dans cette nouvelle Guy de Maupassant expose au grand jour un autre des défauts de certains bourgeois qui se croient tout droit sortis de la cuisse de Jupiter…
 
Oui, un pharmacien, qui aurait été jusqu’à faire enfermer dans une prison une malheureuse rempailleuse qui était remplie d’amour pour lui, et qui n’exigeait rien de lui en échange, est outragé d’apprendre qu’une rempailleuse ressentait un amour véritable et platonique pour lui ! Mais sa réaction change soudain quand il apprend qu’elle lui a laissé une rondelette somme d’argent… mais comme cette somme n’était pas suffisante, il va, en plus, demander à ce qu’on lui donne la voiture de la rempailleuse !
 
Bref, voici une sorte d’individus comme je les déteste : ces individus intéressés, qui n’aime personne sauf l’argent et qui vont tenter de nous faire croire qu’ils sont nos amis alors qu’ils ne sont en réalité que de vulgaires pique-assiettes !
 
Bonne lecture !
 
Bisous,
@+
Sab

8 janvier 2013

14 : Babeth mène l’enquête


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Ah que coucou !
 
Comme vous le savez certainement, les enfants, Noël n’est pas fêté partout dans le monde le 25 décembre et le Père Noël ne distribue pas tous les cadeaux dans la nuit du 24 au 25 décembre. En France, la distribution se fait dans la nuit du 24 au 25, au Royaume-Uni elle se fait le 25 décembre, en Allemagne elle a lieu soit le 25 soit le 26 décembre et dans les pays de l’Est où la majorité des habitants sont orthodoxes (comme en Grèce, Russie) Noël se fête le 7 janvier. Pourquoi si tard ? parce que le calendrier utilisé par les Orthodoxes est le calendrier julien, qui a 15 jours de retard par rapport au nôtre : le calendrier grégorien. Bon, nous n’allons pas vous embrouiller la tête avec cette différence de calendrier, car vous êtes fatigués et attendez la suite des Aventures de Babeth, toutefois je vous conseille de demander à vos parents de vous lire l’histoire de notre calendrier pour que vous puissiez mieux comprendre pourquoi aujourd’hui nous sommes le mardi 8 janvier 2013, et non le 26 décembre 2012… et je vous invite à trouver la définition du mot o-r-t-h-o-d-o-x-e, dans votre dictionnaire afin de savoir qui ils sont, car :
 
quand on ne sait pas ce qu’un mot signifie,
où devons-nous en chercher l’explication ?
 
dans le DICTIONNAIRE !
 
surtout si le mot semble difficile à épeler…
 
Maintenant commençons ce nouvel épisode des Aventures de Babeth
 
Comme tout le monde le sait, dans l’usine de fabrication des jouets du Père Noël, travaillent le peuple des lutins. Les lutins ingénieurs préparent les plans pour savoir quelle pièce doit être utilisée à quel endroit dans tel jouet. Ils ne cessent de dessiner les plans pour les nouveaux jouets qui doivent être acceptés à la fabrication par le Père Noël et ses conseillers (tous les lutins âgés, ayant travaillé dans leur jeunesse dans la fabrication des jouets). Une fois que le plan pour un jouet est approuvé, ce sont les lutins techniciens qui vérifient si toutes les pièces sont dans l’entrepôt et qui veillent à élaborer la liste des pièces à commander. Ce sont les lutins acheteurs qui trouvent les pièces chez les différents fournisseurs du Père Noël et qui les commandent au meilleur prix. Quand les pièces sont livrées, ce sont les lutins manœuvres dans les entrepôts qui vérifient si les pièces sont bien celles qui ont été commandées et si elles correspondent bien au schéma fait par les lutins ingénieurs. Après cette vérification, d’autres lutins manœuvres rangent les pièces dans les différents casiers qu’ils posent sur les étagères qui vont jusqu’au plafond en respectant l’ordre de classement afin que les autres lutins manœuvres qui s’occupent d’apporter les pièces dans l’usine, apportent la pièce qu’il faut, au moment propice afin d’éviter d’arrêter la chaîne de montage du jouet parce qu’une pièce manquerait…
Mais dans l’usine du Père Noël, il y a aussi des assistantes qui lisent toutes les lettres que tous les enfants du monde expédient au Père Noël et qui élaborent la réponse adéquate, en suivant les directives du Père Noël, avant de la faire signer par le Père Noël et de l’expédier à son destinataire (c’est pour cela, les enfants, qu’il faut parfois vous montrez très patients si vous écrivez au Père Noël, car, même toute son équipe de lutins assistants ne suffit pas à répondre tout de suite à toutes les lettres qu’il reçoit).
Il y a aussi des lutins commerciaux qui se chargent d’expédier les catalogues des jouets fabriqués aux grands magasins, aux grandes surfaces, aux magasins de jouets, et, pour les plus chanceux, à certaines entreprises où peuvent travailler votre papa ou votre maman – c’est pour cela que certains d’entre vous, vous compulser les catalogues de jouets pour Noël à partir du mois de Mars. Ces lutins commerciaux, à une date prédéterminée, visitent ceux à qui ils ont donné un catalogue et notent, pour le Père Noël, ce que les enfants ont choisi comme cadeaux. Cette mesure très efficace permet au Père Noël de planifier la fabrication des jouets et, ainsi, n’être jamais en rupture de stock ! Vous imaginez votre tristesse, les enfants, si le Père Noël ne vous donnait pas le jouet que vous aviez commandé parce qu’il est en « rupture de stock » (c'est-à-dire qu’il n’y a plus ce jouet dans les entrepôts) ? Quelle déception !!!
Veiller à ce qu’il y ait toujours suffisamment de jouets fabriqués est le rôle des lutins chargés des inventaires. Tous les jours ils vérifient le nombre de poupées, le nombre de voitures, le nombre de robots, le nombre des puzzles, etc. Ils surveillent ainsi qu’il n’y a pas de vol et que tous les jouets seront bien là le jour fatidique où le Père Noël commencera sa tournée pour Noël.
 
Justement, il y a quelques jours, Plix le jeune, en âge de travailler enfin dans les entrepôts du Père Noël, a rejoint une des équipes de ces lutins chargés des inventaires. Et parce que son prédécesseur est tombé gravement malade avant que Plix ne commence à travailler, il n’a pas pu recevoir de formation, comme cela se fait pour tous les nouveaux employés du Père Noël. A cause de cette lacune de formation, voici ce qui arriva en ce matin du mardi 8 janvier 2013 dans le royaume du Père Noël…
 
Comme il le fait tous les matins depuis son entrée au service du Père Noël, Plix se change pour mettre son uniforme de lutin chargé des inventaires avant de regagner ses collègues de travail avec qui il discute quelques minutes en attendant que les clochettes ne sonnent et annoncent ainsi le début du travail. Aujourd’hui Plix a la charge d’inventorier l’entrepôt ORTHODOXE où sont placés tous les jouets destinés aux enfants orthodoxes. Plix ouvre la grande porte et un vent de panique souffle entre ses grandes oreilles de lutin : l’entrepôt plein hier, est quasi vidé !! Paniqué Plix appelle la police, les journaux, les reporters, les chaînes télévisées du monde magique ! Ce sont reportages sur reportages que transmettent en permanence les journaux télévisés avec cette question qui se prononce maintenant sur toutes les lèvres : « Qui a osé voler les jouets ? » Et le Père Noël dort si bien que personne ne peut le réveiller pour l’interviewer et savoir s’il a des doutes sur l’identité du voleur. Il y a bien des lutins qui tentent d’affirmer qu’il n’y a pas eu de vols, mais ces lutins sont estimés « menteurs » par les reporters et les journalistes qui reniflent le scoop de leur carrière : « Des lutins seraient-ils les voleurs des jouets ? ».
 
Tout ce remue-ménage médiatique alerte aussi les journalistes sorciers si friands d’une telle aubaine et d’un tel scandale qu’ils transmettent cette heureuse nouvelle dans tout le Royaume des Sorciers et des Sorcières où Babeth est occupée à jouer avec les jouets que lui a offerts le Père Noël. Quand Babeth apprend cette nouvelle qui rend heureux tous les sorciers et toutes les sorcières (« ça lui apprendra, au Père Noël, à ne jamais nous donner de jouet ! » crient même certains), elle décide d’aider son nouvel ami : le Père Noël qui a été si gentil avec elle et l’avait aidé dans l’épisode le Grimoire de Babeth. Pour se faire Babeth profite d’un moment d’inattention de la sorcière chargée de la surveiller pour s’éclipser et apparaître dans la maison du Père Noël, plus précisément dans la chambre du Père Noël… et oui, les enfants, Babeth ne connaissant pas l’adresse exacte du Père Noël, a dit dans sa formule magique qu’elle voulait apparaître à côté du Père Noël… Evidemment, comme à côté du Père Noël endormi, se trouvent de nombreux lutins qui tentent de le réveiller ainsi que des reporters qui s’étaient glissés dans la chambre du Père Noël pour le prendre en photo dès l’annonce de l’atroce nouvelle, un vent de panique dévasta la chambre du Père Noël lorsque les personnes présentes virent apparaître une sorcière ! A coup sûr, c’était une sorcière qui avait dérobé les jouets se mirent à titrer tous les journaux du monde magique avec une photo de Babeth en première page. De plus cette sorcière avait le culot de revenir près de sa victime pour certainement lui faire du mal pendant son sommeil !!! Les lutins prennent la fuite devant Babeth qu’ils soupçonnaient détenir de gros pouvoirs parce qu’elle était parvenue à rejoindre le Père Noël, les reporters, dissimulés sous le lit, derrière les rideaux, tentèrent de filmer l’attaque du Père Noël par une sorcière… bref, pas une seule des personnes présentes persuadées que le Père Noël était en danger, ne tentait de le protéger… une chance pour Babeth, n’est-ce pas les enfants ?
 
Babeth constant de l’effroi que causait son apparition subite, utilisa la formule d’invisibilité afin de calmer l’assemblée de lutins et de journalistes et entreprit de réveiller le Père Noël… mais comme toutes les autres personnes, Babeth ne put réveiller le Père Noël car il avait commencé son hibernation annuelle qui dure une semaine entière. Cette hibernation est salutaire pour le Père Noël car elle lui permet de se remettre de tout ce déploiement d’activités nocturnes qui lui incombe au moment où il faut qu’il transporte et dépose des tonnes et des tonnes de jouets au pied de tous les arbres de Noël… mais je suis sûre, les enfants, que vous comprenez parfaitement que le Père Noël doit impérativement se reposer dans la semaine suivant le 7 janvier (date du Noël orthodoxe) avant de s’attaquer à tout le travail pour préparer le prochain Noël et ses distributions de cadeaux… c’est pour cela que le Père Noël hiberne du 8 janvier au 15 janvier tous les ans…
 
Constatant qu’il était impossible de réveiller le Père Noël, Babeth décida de mener son enquête pour trouver le voleur… mais pour éviter d’effrayer les lutins, elle décida de se transformer en une colombe…
 
Déguisé en colombe, elle parvint à s’approcher des conseillers du Père Noël qui lui apprirent que le Père Noël ne pouvait pas être réveillé avant le 15 janvier, et ceci quoi qu’on puisse faire… en continuant son interrogatoire Babeth fut de plus en plus étonnée par ce qu’elle découvrait… en effet, de nombreux lutins affirmaient qu’il n’y avait pas eu de vol car le Père Noël, comme tous les ans, avait terminé sa tournée de Noël en distribuant les jouets pour les enfants de religion orthodoxe… mais comme Plix affirmait le contraire, Babeth décida d’en avoir le cœur net et parti en Russie vérifier si tous les enfants avaient eu leur cadeau de Noël…
 
C’est ainsi qu’elle vola de Moscou à Vladivostok, de St Peterbourg à Irkoutsk en passant par Tbilissi, Minsk et beaucoup d’autres villes et villages russes… où elle ne put que constater que tous les enfants avaient bien reçu leurs jouets de Noël… elle décida alors de vérifier en Grèce, en Pologne, en Bulgarie, en Serbie, et dans tous les pays où la religion orthodoxe est importante… et dans tous, elle fit le même constat : tous les enfants avaient bien eu leurs différents joujoux… alors pourquoi Plix affirmait-il qu’il y avait eu vol ???
 
Babeth décida donc d’aller à nouveau dans le royaume du Père Noël afin d’interroger Plix à nouveau et comprendre ainsi pourquoi il pensait que les enfants orthodoxes n’avaient pas reçu leurs jouets…
 
Elle retrouva Plix, seul, effondré de chagrin dans l’entrepôt dorénavant vide. Plix pleurait toutes les larmes de son corps en s’accusant de négligence et affirmant que le Père Noël aurait bien raison de congédier un si mauvais lutin qui, après quelques jours de travail, n’avait pas été capable d’empêcher cet énorme vol qui allait causer bien des larmes à tous ces malheureux enfants qui allait être privé de jouets par sa seule et unique faute…
 
Babeth afin de pouvoir parler à Plix sans qu’il ne prit peur, décida de se transformer en bonne fée… elle commença par tenter de le consoler… Plix, à la vue d’une bonne fée, arrêta de pleurer. Alors Babeth lui demanda s’il savait quand était Noël pour les orthodoxes. Plix, après un long soupir, affirma qu’il était le même jour que pour tous les autres enfants : le 25 décembre ! Alors Babeth comprit soudainement : Plix ignorait que dans le calendrier julien le 25 décembre était en fait le 7 janvier ! Plix, ignorant que cet entrepôt était vidé tous les 7 janvier pensait qu’il avait été rempli à nouveau depuis le 25 décembre en attendant le prochain Noël !!!
 
Alors, pour consoler le lutin, Babeth décida de le transporter dans tous les pays de religion orthodoxe afin qu’il puisse constater son erreur. Et c’est ainsi que Plix apprit que le Noël orthodoxe avait lieu le 7 janvier et non le 25 décembre comme il le pensait.
A son retour, il put ainsi expliquer sa méprise à tous les journalistes et reporters du monde magique qui, débités, refusèrent d’en entendre plus avant de repartir dans leur royaume respectif.
 
Quant à Babeth, elle ne s’attarda pas plus longtemps et repartit chez elle où l’attendaient le méchant roi Brokmar et la très méchante reine Dragui qui étaient très furieux parce que des sorciers leur avaient montré le journal du royaume du Père Noël où l’on pouvait y voir une photo de la princesse royale : Babeth en première page !
 
Mais ceci est un autre épisode des Aventures de Babeth que vous connaitrez seulement si papa ou maman affirment que vous avez été gentils. En attendant, allez faire un gros bisou à papa, un gros bisou à maman et au dodo ! sinon vous ne serez pas en forme pour jouer demain !!!
 
Bisous,
@+
Sab

6 janvier 2013

Devenir Russe ou pas ?


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Ah que coucou !
 
Malgré que j’admire le talent d’acteur de Gérard Depardieu, je n’apprécie en rien son caractère et ses frasques médiatiques pour que nous parlions de lui (oui, j’espère qu’il ne se comporte pas ainsi dans la VRAIE vie et que ce que les médias nous rapportent ne sont que des effets médiatiques d’acteur professionnel visant à heurter les âmes pour promouvoir ses futures prestations cinématographiques pour discuter au mieux de ses cachets).
 
Quand j’ai entendu que Gérard Depardieu menaçait les autorités françaises de demander une nationalité étrangère pour échapper à un impôt anticonstitutionnel, j’ai d’abord pensé qu’il ne s’agissait que, là encore, une bourrade d’acteur comme il sait si bien les faire, sensée ensuite nous faire rire avec lui (comme tout bon Gaulois se respecte)… Mais le problème est que Mr Poutine (qui perd de sa puissance en Russie à cause de son comportement qui frôle un régime de dictature), alerté par la presse mondiale qui a beaucoup ri ces jours-ci (il n’y a qu’à regarder les titres dans les journaux étrangers), a entendu les propos de Gérard Depardieu et lui offre la citoyenneté russe (Gérard Depardieu, nommé en russe Sascha) sans même exigé de lui le minimum requis pour octroyer cette nationalité (une connaissance minimum de la langue russe et de sa culture). Oui, grâce à cet éclat médiatique Mr Poutine espère augmenter sa cote de popularité en Russie, quand les Russes sont de plus en plus nombreux à vouloir s’expatrier…
 
Alors ce matin, suite à la rencontre soi-disant privée entre Depardieu et Poutine d’hier soir, j’ai décidé de consulter la presse russe pour savoir ce qu’on en pense tout là-bas et ai trouvé l’article que vous pouvez lire dans l’image ci-dessus – mais si vous préférez accéder à la page en ligne sur le site de la Pravda, cliquez ici… et pour ceux qui ne comprennent pas le russe, voici la traduction faite par Google, corrigée par Sab (qui n’avait pas trop envie de faire tout le travail – eh ! nous sommes dimanche !!) :
 
L'acteur français Gérard Depardieu, qui est arrivé le 5 Janvier à Sotchi, a reçu le passeport de la Fédération de Russie par le secrétaire de presse du président de la Russie : Dmitri Peskov.
 
Rappelez-vous que l'autre jour, Vladimir Poutine a signé un décret accordant la citoyenneté russe à l'acteur et propriétaire vignoble français Gérard Depardieu.C’est ce qui a été révélé par un communiqué de presse du gouvernement pour expliquer ce que ce célèbre acteur apportera à la culture et au cinéma russe.
 
A l'occasion de la visite de l'acteur, la Russie lui a donné le document garantissant sa nouvelle citoyenneté - Depardieu est arrivé hier en Russie pour une visite privée, selon l'attaché de presse du chef de l'Etat, avant que l'artiste n’ait rencontré dans la capitale des Jeux olympiques d'hiver le Président russe : Vladimir Poutine.
 
Hier toute la Russie a pu partager (dans le sens de connaître/comprendre) les plans élaborés par Poutine.Et c’est pendant un repas privé que Depardieu a discuté avec le président de la sortie un nouveau long métrage à propos de Grigori Raspoutine, qui consacrera l'acteur de 64 ans dans le rôle principal.
 
Plus tôt dans la journée la presse avait publié la lettre que Depardieu avait écrite et dans laquelle il avouait sa profonde sympathie pour notre culture, histoire et notre liberté de penser. Notez que Sascha Depardieu envisage de se rendre en Mordavie, à Gchtoby, pour y célébrer le Noël orthodoxe et visiter la cathédrale locale.
 
Bon, voilà Gérard Depardieu russe et prochainement peut-être orthodoxe… mais bon, la religion orthodoxe est la religion catholique dans l’Europe de l’est, c’est la logique vu qu’il doit maintenant vivre dans ce pays qu’est la Russie… et oui, maintenant il a l’obligation de vivre en Russie (pas sûr que ça lui plaise tant que ça le climat continental, lui qui est habitué à un climat beaucoup plus doux, excellent pour le vin)…
 
J’ai choisi cet article parmi d’autre parce que c’est le plus « neutre » que j’ai eu le temps de lire car chaque parti pro-Poutine ou anti-Poutine s’en donne à cœur joie en donnant des informations parfois contradictoires…
 
Je ne vais pas revenir sur le contenu de la lettre que Gérard Depardieu a été dans l’obligation d’écrire pour obtenir sa citoyenneté russe qui n’est qu’un écrit d’allégeance à la Russie, à sa législation et à son peuple, cette lettre n’étant qu’une mesure administrative permettant à son dossier de demande d’avoir au minimum un document signé et expliquant les raisons soi-disant qu’il a de demander la nationalité russe (ce qui l’a dispensé de remplir de la paperasserie écrite en alphabet cyrillique qu’il ne comprend ni ne lit). Non, regardons d’un peu plus près ce que cela va lui apporter…
 
Ces contrats pour 2013 ayant été annulés suite à la lettre qu’il a fait publier dans les journaux, ce rôle de Raspoutine russe est le bienvenu – même s’il ne percevra pas le même cachet qui sera certainement plus maigre que ses cachets habituels…
Mais là est bien l’unique avantage qu’il peut espérer en tirer… car, comme le sous-entend si bien la Pravda dans son article, Gérard Depardieu est un entrepreneur français, propriétaire de vignobles en France (ce qui semble plus les intéresser que le fait qu’il soit un brillant comédien).
 
Par contre ce changement de nationalité qui n’est dû qu’à un coup de tête révélant son caractère 100 % gaulois (lui, il n’y a aucun doute : c’est un Gaulois de souche ! enfin, tel que nous les imaginons…), risque de l’handicaper ces prochaines années…
 
En effet, il est vrai que les Russes payent moins d’impôt que les Français mais en retour :
. ils n’ont pas de système de retraite depuis la chute du communisme : les retraités doivent utiliser le système D pour pouvoir vivre (les versements auxquels ils ont le droit n’étant effectué que de façon aléatoire). Et Depardieu ayant quitté la France ainsi risque d’avoir un mal fou à avoir la retraite pour laquelle il a cotisée de si nombreuses années en France et à laquelle il aurait eu le droit…
. ils n’ont pas de système de santé et les salaires étant si maigres, ils n’ont pas suffisamment d’argent à placer pour cotiser à une caisse privée et espérer ainsi de l’aide en cas de maladie.
. ils n’ont pas de système de chômage réel, ce qui augmente encore plus la pauvreté des individus qui se tournent vers la Vodka frelatée ou autres alcools et drogues.
. le taux de délinquance est important et les « riches » russes, privilégiés et choisis actuellement par Poutine (quand Poutine partira, ils deviendront pauvres à nouveau s’ils veulent rester en Russie, s’ils ne partent pas tout simplement en prison) doivent payer des hommes, de la technologie, des armes, pour pouvoir se défendre… Depardieu, au lieu de Raspoutine, devrait s’entrainer à jouer les cow-boys, ça l’aiderait à survivre dans certains coins de la Russie.
. la corruption est telle, et cela malgré que Poutine ait réussi à faire un peu le ménage (il en a chassé quelques-uns nommés par son prédécesseur Boris Eltsine, mais ils ont été remplacés par d’autres nommés par lui), que Depardieu risque d’énormes problèmes s’il oublie de verser certains pots-de-vin quand Poutine ne sera plus là…
 
Voilà ce qui me fait penser que Gérard Depardieu n’a pas réfléchi avant d’agir !!! Et qu’il ne s’agit là que d’un coup de tête poussé à son paroxysme par une presse qui demandait à avoir un sujet pour détourner les Français des réelles préoccupations et problèmes français et européens… et c’est ainsi qu’on évite de parler des abus administratifs, gouvernementaux, de la dette que le gouvernement ne peut honorer car, avec sa gabegie et ses 38 ministres : le gouvernement dépense beaucoup trop !!
 
Quant à Brigitte Bardot, la presse russe n’a pas l’air de prétendre qu’ils en veuillent, dans un article russe j’ai même lu que BB se « donne la citoyenneté russe »… bizarre, mais je croyais qu’il fallait la demander et que ce soit accepter pour l’avoir ;) mdrrrrr !! En tout cas, elle suit bien les consignes que Poutine avait données à Depardieu pour lui donner son passeport russe le plus rapidement et le plus facilement possible, mais elle oublie de s’être entendu avec Poutine au préalable ;) mdrrrrr !!
 
Bisous,
@+
Sab

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5 janvier 2013

21 langues risquent de disparaître


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Ah que coucou !
 
La revue bimensuelle (janvier – février 2013) du CNRS est parue (pour y accéder, cliquez ici – format pdf) ! Mais, malgré que le sujet le plus important traité porte le regard du lecteur sur une enquête concernant les OGM, comme nous l’indique la couverture, j’opte, quant à moi, pour un tout autre sujet abordé à la page 12 :
 
« Technologie
Le développement des outils numériques avantage certaines langues européennes, tandis que d’autres souffrent d’un cruel déficit de moyens. »
 
et dont le titre de l’article est le suivant :
 
21 langues menacées
d’extinction numérique
 
où environ 200 experts du réseau européen Meta-Net (abréviation pour Multilingual Europe Technology Alliance Network – pour accéder à leur site, cliquez ici) ont fait le triste « constat que sur les 30 langues européennes étudiées (27 langues nationales et 3 langues régionales), 21 d’entre elles seraient actuellement en danger d’extinction numérique. »
 
Qu’est-ce que cela signifie ? Et bien cela signifie que, souvent, une personne, ne parlant seulement que sa langue maternelle, n’avait pas accès à la plupart des services communicants et sont donc handicapés pour accéder à certaines informations importantes.
 
Bon, me diriez-vous, aujourd’hui tout le monde sait l’anglais ;) ! A cette affirmation que nombreux dans mon entourage trouveraient exacte parce qu’ils parlent cette langue couramment, je réponds ceci : « Affirmation erronée ! ». Même si de nombreux Français ont appris l’anglais à l’école, ce nombre diminue encore plus rapidement quand l’anglais n’est pas pratiqué au quotidien (parlé, écrit, lu). D’ailleurs, pour s’en convaincre, il nous suffit de nous rappeler les légers problèmes que nous rencontrons quand nous rentrons de congés et avons un correspondant natif d’UK en ligne quand, pendant les premières secondes nous ne comprenons pas ce qu’il nous raconte avec son accent et ceci parce que nous sommes restés plusieurs semaines sans discuter en anglais…
 
Maintenant regardons d’un peu plus près les langues non-menacées comme le français, par exemple. Que constatons-nous ? Par exemple : pour les correcteurs d’orthographiques et grammaticaux, je ne sais pas chez vous, mais souvent le mien m’indique des fautes qui n’existent pas tout en oubliant de m’indiquer les fautes qui existent réellement. Oui, les outils numériques en français laissent à désirer et ne peuvent souvent n’être compris que par des personnes ayant un bon niveau de langage leur permettant de comprendre toutes ces très mauvaises traductions…
 
Bisous,
@+
Sab

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3 janvier 2013

Guy de Maupassant : La Bête à maît’ Belhomme


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Ah que coucou !
 
Pour nous remettre les neurones en place petit à petit après ces fêtes consécutives, à nouveau je vous propose aujourd’hui une nouvelle écrite par notre ami de Maupassant :
 
La Bête à maît’ Belhomme
accessible à la lecture/téléchargement en cliquant ici
Format : pdf
(logiciel fourni gratuitement par adobe.com)
Langue : Français
 
dans laquelle le lecteur peut d’abord apprendre quelques coutumes de nos ancêtres campagnards, même s’il ne s’agit là que de Normands ;)… par exemple, nous y apprenons comment étaient organisé les transports en commun, avec quelles attentions pour finir par certaines croyances populaires et sur le fait qu’il ne faut pas toujours estimer que les autres doivent aider sans aucun retour en échange.
 
Bonne journée !
Bisous,
@+
Sab

31 décembre 2012

Le vilain petit canard…


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Ah que coucou !
 
Certains prétendent qu’il ne faut pas souhaiter la bonne année trop tôt sinon cela porte malheur, pour éviter de heurter leur superstition, j’attendrai donc demain avant de vous présenter les miens…
 
En attendant, je vous propose le dessin animé suivant (pour occuper tous ces chérubins qui tournent dans les pattes alors que vous tentez de fignoler la préparation de ce dernier réveillon de l’année 2012 et de la première fête de 2013) :
 
Le vilain Petit Canard
 
tiré d’un conte d’Andersen et narrant les mésaventures d’un oison né accidentellement dans une couvée de 3 canards…
 
Malheureusement cette vidéo n'est plus disponible sur la toile
 
Je vous souhaite à tous une excellente soirée (non, non, promis, je ne le dirai pas encore ce soir j’attendrai demain ;)), amusez-vous bien et faites très attention sur la route !
 
Bisous,
@+
Sab

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