21 août 2013

Europe: Etude sur les risques sismiques

Ah que coucou !
 
Enfin, voici une étude sur les risques sismiques dans toute l’Europe, avec une étude basée sur ce que nous pouvons savoir de l’intensité des séismes passés (pour accéder directement à l’article, cliquez ici pour ceux qui veulent le consulter dans sa version originale)…
 
 

Des séismes sans précédent historique sont possibles en Europe


 



"Il reste beaucoup à faire pour améliorer l'évaluation du risque sismique." Fabrice Cotton, professeur de sismologie à l'université Joseph-Fourier (Grenoble-I), fait partie de la cinquantaine de scientifiques qui viennent de dresser les premières cartes harmonisées de l'aléa sismique à l'échelle de l'Europe, dans le cadre du programme Share (Seismic Hazard Harmonization in Europe). Un outil précieux pour les services chargés de l'élaboration des normes parasismiques comme pour les industriels exploitant des installations sensibles.
 

La géographie générale de la sismicité sur le continent européen est connue. Elle résulte, principalement, de l'affrontement entre les plaques tectoniques africaine et eurasienne. Le danger est le plus fort en Turquie, en Grèce et dans la péninsule des Balkans, en Italie et en Roumanie.


En France métropolitaine, où les zones les plus actives sont les Pyrénées, les Alpes, le Jura et le fossé rhénan, suivis du Massif armoricain et du Massif central, le seul tremblement de terre de magnitude supérieure à 6 depuis un siècle a été celui de Lambesc (Bouches-du-Rhône), qui fit 46 morts le 11 juin 1909.


"Nous n'en sommes qu'au tout début de la compréhension du fonctionnement des failles, souligne pourtant M. Cotton. Faute de connaissances suffisantes, l'aléa sismique est encore mal évalué."
Cette évaluation repose, pour les décennies récentes, sur les mesures des instruments terrestres sous-marins ou satellitaires qui enregistrent les déformations de la croûte terrestre. Et, pour les périodes plus anciennes, sur les archives du dernier millénaire. Ainsi du tremblement de terre de Bâle, en 1356, qui ravagea un vaste territoire à cheval sur la Suisse, la France et l'Allemagne. Ou de celui de Lisbonne, en 1755, responsable de 50 000 à 100 000 morts.

 
CENTRALES NUCLÉAIRES, BARRAGES HYDRAULIQUES OU SITES INDUSTRIELS CLASSÉS
 
Mais, prévient le chercheur, "il peut se produire des secousses beaucoup plus fortes que les séismes historiques de référence". Témoin, la catastrophe de Fukushima, le 11 mars 2011. Le séisme de Tohoku, qui, avec le tsunami qui l'a suivi, a fait 19 000 morts et a dévasté la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, était de magnitude 9, alors que les tremblements de terre de référence dans la région ne dépassaient pas 7,3. En outre, ajoute le sismologue, "des failles bloquées généreront, un jour, des séismes là où l'on n'en a pas observé par le passé".
Or c'est en fonction des séismes historiques qu'est calculée jusqu'à présent la robustesse des centrales nucléaires, des barrages hydrauliques ou des installations industrielles classées, notamment de la chimie. Le séisme de Bâle a ainsi servi de référence à EDF pour la centrale nucléaire alsacienne de Fessenheim. D'où la nécessité de mieux quantifier l'aléa sismique, c'est-à-dire la probabilité de secousses dans une zone et une période de temps données.



Tel était l'enjeu du programme Share. Fédérant treize pays – dont la Turquie et l'Algérie –, pour un coût de 4,1 millions d'euros financé à 80 % par l'Union européenne, il a mobilisé pendant quatre ans sismologues, tectoniciens, géodésiens et ingénieurs du génie civil. Avec, côté français, l'Institut des sciences de la Terre (universités de Grenoble et de Savoie, CNRS, IRD, LCPC) et le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).
Les scientifiques ont passé en revue les données historiques et les enregistrements depuis trente ans. Pour tenir compte de la possibilité d'événements telluriques plus violents que ceux documentés dans le passé, ils ont revu à la hausse les magnitudes maximales envisagées, de 0,5 à 1 degré supplémentaire, un niveau de plus sur l'échelle de Richter équivalant à une multiplication par 32 de l'énergie libérée. Ils ont aussi construit de nouveaux modèles de prédiction des vibrations du sol adaptés au contexte géologique européen, en intégrant les incertitudes. Enfin, ils ont produit des cartes probabilistes de l'aléa sismique en Europe.
 
ÉVALUER L'ALÉA SISMIQUE À L'ÉCHELLE DE LA PLANÈTE
 
Cette cartographie prédit, par exemple, le niveau de vibrations que pourraient subir des bâtiments, avec une probabilité de 10 %, dans les cinquante ans à venir. Ou, avec une probabilité de 5 %, dans les cinq prochains siècles. Des échelles de temps qui couvrent la durée de vie de la plupart des constructions et sites industriels, l'objectif final étant d'affiner les futures règles parasismiques européennes.



Ce n'est qu'un début. Un nouveau projet de recherche (Strest), qui démarrera en octobre pour trois ans et auquel sont associés des industriels, va étudier les tests de résistance les mieux à même de prémunir les "infrastructures critiques" contre les aléas naturels. Et confronter les méthodes d'évaluation des événements extrêmes, séismes, crues ou tsunamis.
L'Europe n'est pas seule à creuser ce sillon. Un programme mondial, le Global Earthquake Model, qui réunit des partenaires publics et privés, vise à évaluer l'aléa sismique à l'échelle de la planète. Une façon de "partager les connaissances entre pays avancés et pays en développement", commente Fabrice Cotton, face à un risque naturel auquel les nations les plus pauvres sont aussi les plus vulnérables.
 
Pierre Le Hir
Journaliste au Monde
 
Même s’il est vrai que l’Europe semble assez protégée, il ne faut pourtant pas croire qu’en Europe, le risque est de 0. Personnellement je me souviens qu’en 2005, étant à Strasbourg, étaient nombreux ceux qui avaient été surpris de ressentir un léger séisme qui avait, quand-même, fait tomber quelques morceaux de plâtre, sans avoir blessé qui que ce soit… mais quand même ;)… cela prouve qu’il ne faut pas dire qu’il n’y aura jamais de séisme sur le sol français… Mais, moi, ce qui m’inquiète le plus, ce ne sont pas ces risques de séisme, même si je sais qu’il pourrait devenir aussi puissant, ou dépasser en puissance, celui de Kobe (dont certains amis japonais m’ont montré le T-Short sur lequel était inscrit « Kobe, j’y ai survécu ») même s’il n’était que de magnitude de 7,3 sur l’échelle de Richter (et oui, ça a été dépassé depuis L)… non, moi ce qui m’inquiète c’est de savoir que dans les zones, dites protégées, alors que les scientifiques avouent qu’ils ne peuvent pas garantir qu’il n’y aura jamais de séisme dans telle ou telle zone géographique, nous construisons des centrales nucléaires (nous avons vu le résultat à Fukushiama en 2011), des entreprises qui sont susceptible de faire un grand BOUM ! (rappelez-vous en 2001, l’usine A.Z.F., même s’il y en a malheureusement de plus récents, je préfère vous rappeler que même en France nous ne sommes malheureusement pas à l’abri) et d’autres petites choses, tout aussi dangereuse et dont on ne nous prévient pas forcément : les usines pour le recyclages des déchets nucléaires, par exemple, qui, en fait d’être recyclé, sont enseveli sous terre comme à Morvillier (Aube) qu’on prétend être saturé… Oui, moi ce n'est pas la nature qui me fait peur, malgré qu’elle sache être mortelle et destructrice pour nous les hommes, non, moi ce que je crains le plus c’est que nous faisons… Car qui peut garantir que nous ne mettons pas en danger la vie de nos enfants ? Il y a beaucoup trop de ruines dans le monde pour qu’on ne se pose jamais la question sur le devenir de nos sites, soi-disant, sans risque et de haute sécurité…
 
Bisous,
@+
Sab

20 août 2013

Zone 51 : le secret révélé

 
Ah que coucou !
 
Non, il ne s’agit pas là du titre d’un film ;).
 
Qui n’a jamais entendu parler de cette célèbre base secrète militaire qui se trouve dans le désert du Nevada ? Rares sont les films/séries qui sortent des studios californiens, traitant des OVNI, qui n’en font aucune mention… Zone 51, zone secrète, zone de tous les mystères… tes dossiers commencent, depuis quelques années, à être déclassés, consultables donc… et là… et là… adieu les mystères… adieu les secrets… Bref, cette zone 51, qui en faisait fantasmée plus d’un, devient, peu à peu, une base militaire de tout ce qu’il y a de banal avec un petit plus : l’armée y testait ses nouveaux appareils espions comme nous l’indique l’article suivant émanant de l’AFP (pour accéder directement à l’article, cliquez ici si vous préférez le consulter en ligne) :
 
Les ovnis de la mythique Zone 51
n'étaient que des avions-espions
 
De Mathieu RABECHAULT (AFP)
 
Washington — Les apparitions d'ovnis dans le ciel du Nevada, à l'origine de la mythologie entourant la mystérieuse Zone 51, n'étaient en fait que des avions-espions U-2 testés sur cette base ultrasecrète, a révélé la CIA.
Les adeptes des théories de la conspiration vont être déçus et le fantasme alimenté par Hollywood du camouflage de l'existence d'extra-terrestres par le gouvernement américain en prend un coup: la zone 51 a servi aux tests du fameux avion-espion de la Guerre froide.
C'est un rapport officiel sur l'histoire du programme U-2 entre 1954 et 1974 rédigé par deux historiens de la CIA et récemment déclassifié qui lève le voile.
Tout au long des 400 pages de ce rapport, pas une mention de l'extra-terrestre de Roswell, dont l'ovni se serait écrasé au Nouveau-Mexique en 1947 et qui, selon la légende, aurait été ensuite caché et étudié dans la Zone 51.
En revanche, cette parcelle de désert du Mojave d'une vingtaine de kilomètres de long située au nord-ouest de Las Vegas, est présentée comme le berceau de l'histoire de l'appareil de Gary Powers, le pilote abattu au-dessus de l'Union soviétique en 1960.
C'est en survolant ce territoire à bord d'un petit avion Beechcraft qu'un responsable de la CIA, Richard Bissell, avait repéré en avril 1955 ce qui ressemblait à une piste d'atterrissage située sur un lac salé appelé Groom Lake.
Le terrain était situé au nord-est d'une zone appartenant à un terrain d'expérimentation de la Commission à l'énergie atomique américaine (AEC), comme le montre une carte de la région dévoilée par la CIA.
Ce n'est pas la première fois que l'agence de renseignement reconnaît l'existence de la Zone 51. Dans un document déclassifié et mis en ligne sur internet en octobre 2012, un mémorandum datant de 1967 rédigé par le directeur de la CIA de l'époque, Richard Helms, évoque le déploiement depuis la Zone 51 de trois avions-espions au Japon pour des missions au-dessus du Vietnam.
"Comme un objet enflammé"
Dès le début des vols d'essais et d'entraînement en juillet 1955, "la haute altitude du U-2 a rapidement mené à un effet secondaire inattendu: l'augmentation phénoménale des signalements d'objets volants non-identifiés (Ovnis)", relatent les auteurs de la CIA.
A l'époque, les appareils commerciaux volaient à une hauteur de 3.000 à 6.000 mètres. Les U-2 volaient eux à plus de 20.000 mètres.
"De tels signalements étaient très fréquents en début de soirée de la part de pilotes commerciaux volant d'est en ouest". Le soleil était alors bas sur l'horizon, leur appareil étant "dans l'ombre".
Si un U-2 volait dans les environs à haute altitude, le soleil se reflétait sur ses ailes argentées, ce qui "apparaissait pour le pilote commercial, 12.000 mètres plus bas, comme un objet enflammé", justifient-ils. Ce phénomène pouvait également être constaté du sol.
"A cette époque, personne ne soupçonnait que le vol habité était possible à 20.000 mètres, donc personne n'envisageait de voir un objet si haut dans le ciel", expliquent-ils.
En raison du caractère ultra-secret du programme U-2, les enquêteurs de l'Air Force chargés d'enquêter sur les signalements d'ovnis "ne pouvaient répondre à ceux qui leur écrivaient la vraie raison" de ces phénomènes, justifient les deux historiens.
Dans la Zone 51 même, la sécurité assurée par la CIA était draconienne afin de préserver le secret entourant les U-2, comme elle le sera plus tard pour les avions furtifs testés sur la base de Nellis toute proche.
"Pour ne pas éveiller l'attention", écrivent les auteurs, les employés de Lockheed, le constructeur de l'U2, étaient ainsi convoyés sur la Zone 51 depuis leur usine de Burbank (Californie) le lundi matin et rentraient chez eux le vendredi soir. Aux heures où le trafic aérien était le plus dense.
 
Je ne sais pas pour vous, mais moi, je sens que ça va me manquer ces histoires d’OVNI L dont j’entends parler depuis ma prime enfance… déjà nous avons perdu nos petits amis les Martiens… que va-t-il nous rester ???
 
Bisous,
@+
Sab

19 août 2013

Vous avez dit : « Sales racistes » ? ou Sab s’en va-t-en guerre ;)

Ah que coucou !
 
Ce message fait suite à mon message « Tapage diurne : Travaux des particuliers » (pour y accéder directement, cliquez ici) dans lequel je signalais que des voisins peu scrupuleux nous ébruitaient sous le fallacieux prétexte de travaux… et bien, les jours suivants ils nous ont démontré que ce prétexte de soi-disant travaux n’était en fait que pour les autoriser à mettre leur musique à fond (de toute façon comme dit la police, tous les prétextes leur sont bons pour faire du bruit) ! et qu’ils ne faisaient que quelques travaux (pendant les heures de repas) seulement pour donner le change…
 
D’abord il faut que vous sachiez qu’il a fallu téléphoner à la police le jeudi 15 aout pour le tapage nocturne émanant de chez eux. Je n’ai pas dû être la seule à m’en plaindre car j’avais à peine raccroché que la patrouille était déjà là et que les policiers les ont certainement verbalisés si on en juge leur comportement du lendemain…
 
Oui, leur boucan dans la journée ne leur suffit pas, il faut aussi qu’ils ébruitent tout le quartier la nuit. C’est pour ça que je dis qu’ils font du bruit 24 h/24 ;)…
 
La matinée du 16 aout était calme (ben, il faut bien qu’ils dorment, eux aussi ;)) et leur boucan a recommencé l’après-midi : musique à fond à partir d’un lecteur d’une camionnette (dont les portières étaient ouvertes) qu’il avait garée le plus proche possible de notre bâtiment… là, il ne s’agit plus de leur pseudo travaux mais de tapage diurne J avec une visible volonté de nous casser les pieds, donc ceci équivaut à une déclaration de guerre ;). OK !
 
Voulant d’abord savoir combien de temps ils voulaient nous ébruiter (parfois des camionnettes ne sont là que pour un court instant et elles repartent au maximum 1 ou 2 mn plus tard), je n’ai pas bougé et j’ai patienté (oui, ça m’arrive parfois d’être patiente ;) mdrrr !) Au bout d’une heure, la musique (le même air en boucle sûrement pour bien nous énerver) n’ayant pas cessé, je décroche le téléphone et compose le 17. J’explique alors qu’il s’agit des mêmes personnes pour lesquelles j’avais téléphoné la nuit d’avant et quelques minutes plus tard, la camionnette, fenêtres ouvertes, musique à fond, le klaxon en fonction, fait son tour sur la friche (sur laquelle on peut y voir les traces de ses roues)… oui, cet idiot voulait certainement nous faire croire qu’il était plus fort que nous ;) mdrrrrr !! La camionnette étant partie, rien ne me laissant penser qu’elle apparaîtrait à nouveau ce jour, je téléphone donc à nouveau à la police pour le leur signaler qui me répond que si cela recommence il ne fallait surtout pas que j’hésite à les rappeler… La camionnette est revenue une heure plus tard avec un autre style de musique (ben, faut les comprendre aussi, ça devait les énerver cet unique air mis en boucle et à fond les décibels mdrrr !). Bon, voilà Sab qui rappelle la police pour les avertir que la camionnette est de retour et que le tapage diurne a recommencé. Mais cette fois-ci, il y a eu un quiproquo entre Sab et la police et la patrouille ne s’est pas dérangée avant que je ne rappelle et que le policier vérifie ce qu’il se passe sur son ordinateur et constate que ma demande avait été annulée L. Bon, pas grave, une mauvaise manipulation informatique ou un quiproquo, ça arrive à tout le monde… il n’y a pas à s’énerver, on corrige, ce qu’a fait le policier, et on attend… là, la patrouille est arrivée en moins de dix minutes et j’ai su aux cris que poussait le propriétaire de la camionnette qu’il avait eu une amende salée. Il a éteint le son et s’est mis à hurler sous nos fenêtres que nous n’étions qu’une « bande de sales racistes » et je vous passe les autres insultes (ben tiens, c’est connu : ne pas accepter leur tapage permanent, c’est qualifié de racisme ;) mdrrr ! ils auraient besoin de réapprendre le français ou de consulter un dictionnaire de la langue française ;)). Là-dessus, il démarre et disparait pour revenir quelques instants après armé d’une trompette dans laquelle il s’est mis à souffler le plus fort possible… totalement ridicule cet ami du voisin ;) mdrrrr ! Dans la soirée, ils se sont mis à nouveau à lancer quelques insultes sous nos fenêtres, mais inutile de s’énerver, cela ne fait que de prouver encore plus leur bêtise, de toute façon au prochain tapage j’avertis la police de leurs propos en leur signalant qu’il est préférable que les policiers le leur signalent si ces voisins ne souhaitent pas qu’une plainte soit portée contre eux pour diffamations et injures ;)…
 
Inutile de vous dire, je pense, que j’ai profité de ces appels obligés pour signaler à la police que ces idiots utilisaient la friche dont ils ont fait un accès direct avec une porte comme si ce terrain leur appartenait ;)… à mon avis, le propriétaire va en être averti et… ;) et… si j’étais eux, je débarrasserais au plus tôt ce terrain des ordures qu’ils y ont déposées et je fermerais aussi très rapidement cette porte qui n’a pas lieu d’exister ;)… ça éviterait les preuves contre eux ;)… une plainte est si vite déposée ;)…
 
Bon, maintenant, certains, qui me connaissent trop bien, peuvent s’étonner que je ne me fâche pas contre cette accusation de racisme où il n’y a pas lieu d’en faire toute une histoire… Je ne m’énerve pas tout simplement parce qu’à l’âge de 22 ans j’ai appris que ces personnes, qui n’argumentent leur défense qu’en accusant autrui de raciste, ne sont eux-mêmes que des racistes qui par ces mots de « sales racistes » confirment qu’ils sont conscients d’avoir fait une bêtise, d’avoir été pris en flagrant délit et annoncent par ces mots qu’ils sont beaucoup trop stupides pour le reconnaître devant autrui. Oui, ils ignorent le français alors il faut le décodeur mdrrr ! Alors il n’y a pas de raison de se fâcher ;). Quoi qu’il en soit, s’ils ont besoin d’un cours de français, je suis tout à fait disposée à le leur faire donner par ordre de la justice en portant plainte contre eux pour diffamation et insultes ;). Voilà où en est actuellement la petite guerre que mène Sab ;).
 
Nota:
Ce billet étant écrit ce samedi 17 aout 2013, il se peut que j'y ajoute une suite dans des PS datés ;)... Oui, à mon avis, leurs tentatives ne sont pas terminées et il y en aura sûrement encore d'autre avant que ne soit publié ce billet ;).
 
Bisous,
@+
Sab

PS (18 aout 2013): Comme nous pouvions nous y attendre, profitant du mauvais temps de ce midi (le ciel est noir et la température a si chuté que nous fermons nos fenêtres), ces mauvais voisins (non contents de nous avoir prouvé hier après-midi que, décidemment, ils ne savaient pas jouer de la trompette - il va falloir penser à leur offrir la partition pour la levée des drapeaux; oui, nous reconnaissons qu'ils tentent de jouer cet air, mais, sûrement parce qu'ils ignorent le solfège et n'ont pas la partition, ils font de nombreux couacs... la prochaine fois qu'il faut que j'appelle la police, je leur demanderais de la leur fournir ;)), ils ont tenté à nouveau d'ébruiter tout le quartier... ben, devinez quoi? ils ont appris que même le dimanche midi les policiers se déplaçaient pour un tapage diurne ;)... Ceci dit en passant, hier après-midi (un samedi ;)) ils ont fait fonctionner quelques minutes leur scie... pour nous faire croire qu'ils font leurs travaux ;)... décidemment, les pauvres, ils font tout de travers et devraient SE RENSEIGNER sur leurs droits et devoirs beaucoup mieux ;).

18 août 2013

Nouvelle fin du monde : Nibiru approche de la terre ;) mdrrrr !!

Ah que coucou !
 
Dans mon surf internet du jour j’ai découvert une nouvelle rumeur de fin du monde et cette fois-ci il apparaîtrait que la planète Nibiru (qui, parait-il, est la planète de l’Apocalypse) soit observable dans notre ciel depuis le 3 aout 2013… Bon, qui dit une chose que je ne connais pas, dit « recherche » et je lance Google pour ENFIN connaître cette planète qui fait trembler à nouveau autant de monde sur notre planète ! Comme je vois sur des sites qu’elle est très proche de nous, je me connecte sur le site de l’Observatoire de Paris, et le moteur de recherche du site m’indique qu’il n’y a rien concernant cette planète… nous voilà bien maintenant si les observatoires ne voient pas ce que des gens affirment apercevoir dans le ciel mdrrrrrr !!!! je trouve aussi une vidéo émanant de la NASA comme quoi cette célèbre agence américaine met en garde contre Nibiru… ok, allons voir cela directement sur le site de la NASA ;)… nous constatons d’abord que sur leur page d’accueil : il n’y a rien concernant Nibiru… alors que s’ils avaient placé une mise en garde, elle y apparaîtrait, non ;) ? bon, passons sur ce non-évènement et lançons une recherche concernant l’actualité de Nibiru sur leur site… et là… et là ;) mdrrr ! ils parlent bien de Nibiru, mais concernant l’apocalypse de décembre 2012 quand ils signalent qu’il est absurde de croire qu’une planète va percuter la terre à cette date précise… mais il n’y a absolument rien concernant l’apparition de cette planète dans notre ciel observable ;)…
 
Bon, maintenant, sachez que la planète NIBIRU n’existe pas et N’a JAMAIS existé ! De nombreux astronomes estiment que les Babyloniens donnaient ce nom à la comète Elenin dont la position actuelle est proche de notre soleil et que nous pourrons observer dans notre ciel, si elle survit à cette approche d’une telle source de chaleur, au mois de décembre 2013.
 

 
 
 
Sachez aussi qu’une planète tourne en orbite autour de son soleil et qu’il y a très peu de probabilité pour qu’elles s’entrechoquent entre elles (à moins de quitter leur orbite accidentellement, elles ne peuvent jamais se rencontrer)… alors si Nibiru était une planète de notre système soleil, elle serait tranquillement entrain de suivre son orbite et ne viendrait pas à notre rencontre ! Alors, par pitié, cessez de croire tous ces attrape-nigauds qui circulent sur la toile !! Et rappelez-vous aussi que depuis que l’Homme existe, l’Humanité a survécu à plusieurs centaines de prédictions de fin du monde !!
 
Bisous,
@+
Sab

17 août 2013

e-book: Maintenance du site


Ah que coucou!

Pour ceux et celles qui ne savent pas l'anglais cela signifie qu'il sera impossible de télécharger/ouvrir les e-books que j'ai mis en ligne ce dimanche 18 août à partir de 10 heures jusqu'à 15 heures (si je ne me trompe pas dans les fuseaux horaires ;)).

Bisous,
@+
Sab

Civilisations : Conséquence d’une sécheresse

Ah que coucou !
 
Que pensez-vous de l’article suivant paru sur le site de LAPRESSE.ca, cliquez ici pour accéder directement à l’article si vous préférez la version en ligne, sinon le voici ci-dessous.
 
 
Une sécheresse a mis
fin à des civilisations méditerranéennes
il y a 3200 ans
Photo : AFP
 
La disparition de civilisations florissantes dans l'est du bassin méditerranéen il y a 3200 ans aurait résulté d'une longue sécheresse, selon des chercheurs français, qui soulignent le rôle clé du climat dans l'histoire des sociétés humaines.
L'effondrement politique et économique de certaines des civilisations les plus avancées, mycénienne, minoenne ou du vaste empire Hittite à la fin de l'âge de bronze avait jusqu'à maintenant surtout été attribué à des destructions humaines consécutives pour partie aux invasions dans le delta du Nil, les côtes turques ou en Syrie et en Palestine.
Les auteurs de ces travaux, publiés dans la revue américaine PLOS ONE, ont analysé les grains de pollen retrouvés dans des sédiments du lac salé de Larnaka sur l'île de Chypre.
Le changement des isotopes de carbone, la «signature chimique» des plantes locales et de la région montre que le lac a connu une période humide avant de s'assécher progressivement. Cette période correspond à une sécheresse de quatre siècles à l'origine de l'anéantissement de ces civilisations.
Combinant ces données avec des indices archéologiques comme des tablettes cunéiformes et des correspondances entre monarques, les chercheurs concluent que la crise de la fin de l'âge de bronze en Méditerranée orientale a simplement été «un épisode complexe ayant résulté d'une sécheresse provoquée par un changement climatique. Ce dernier a entraîné des famines, des invasions étrangères et des conflits politiques».
Selon ces chercheurs, dont David Laniewski de l'Université Paul-Sabatier à Toulouse, le principal auteur, l'effondrement de ces civilisations méditerranéennes met en lumière la vulnérabilité climatique des sociétés dépendantes de l'agriculture.
« C'est l'un des meilleurs exemples montrant comment une entité économique et commerciale internationale, composée de multiples Etats, peut s'effondrer en raison du changement climatique », estime Lee Drake, professeur d'Archéologie à l'Université du Nouveau-Mexique au sud-ouest des Etats-Unis. «Cela nous donne une idée de la manière dont cela se produit», ajoute l'archéologue qui n'a pas participé à cette étude.
La fin de la civilisation Maya est également attribuée à une longue sécheresse. Les historiens estiment aussi qu'un événement climatique pourrait avoir été l'un des déclencheurs de la Révolution française en 1789.
Mais dans le cas de la sécheresse dans l'est du bassin méditerranéen à la fin de l'âge de bronze, les causes ne sont pas totalement établies.
Les températures de surface de la Méditerranée se sont rapidement refroidies durant cette époque réduisant l'évaporation et les précipitations dans les terres, selon Lee Drake.
Cela a correspondu à un refroidissement général de deux degrés dans l'hémisphère nord, précise-t-il.
«La grande question est de savoir pourquoi un important changement de la température globale a pu provoquer une réaction aussi rapide en Méditerranée» relève ce chercheur.
«Je pense qu'il est très important de comprendre ce mécanisme car il n'est pas inconcevable qu'un tel phénomène se reproduise», dit-il à l'AFP.
«Le plus grand danger au Proche-Orient n'est pas nécessairement représenté par un Etat ou un dictateur mais plutôt par le changement climatique», juge-t-il.
 
Alors dans quel clan êtes-vous ? celui qui affirme que la seule cause de la fin de ces civilisations est le climat ou celui qui affirme qu’elle est la conséquence des guerres entre les hommes ?
 
Quant à moi j’ai tendance à penser qu’il n’y a pas une cause prédominante. Moi, je crois qu’elles se sont additionnées car j’imagine mal qu’une seule sécheresse, aussi persistante soit-elle, ne puisse mettre un terme à une civilisation avancée pour son temps, à moins que les ruines retrouvées des systèmes d’irrigation ne sont que pure imagination… car il ne faut pas oublier qu’une civilisation n’est pas statique, l’Egypte des pharaons a traversé de nombreuses sécheresses et de nombreuses famines et pourtant, elle a perduré… non, décidemment, plus j’y pense et plus je crois qu’à cause de la sécheresse et de leurs technicités à lutter contre ces aléas météorologiques, elles ont été convoitées plus par leurs voisins, moins avancés et n’ayant absolument rien à perdre…
 
Ceci dit en passant j’aimerais bien un jour qu’on m’explique pourquoi certains cherchent à ne donner qu’une cause unique à un fait alors qu’il s’avère qu’il y en a plusieurs… est-ce parce qu’ils exigent de simplifier les choses et d’arrêter là les recherches ? Pensent-ils donc que la vie était moins complexe dans le passé alors qu’elle nous donne l’impression d’être plus compliquée que la notre ? Voici des questions qui restent ouvertes…
 
Bisous,
@+
Sab

16 août 2013

Le Voyageur imprudent

 
Ah que coucou !

Qui dit jour férié, dit repos… alors, afin de vous reposer sans trop vous fatiguer les neurones je vous propose de visionner un film réalisé par Pierre Tchernia en 1982, dont le titre est Le Voyageur Imprudent, comme vous vous en doutez.
 
Ce film est tiré d’un roman de Barjavel que je vous conseille naturellement de lire car ce film est… comment dire… parfois différent du roman ;)… enfin, lisez ce roman et regardez ce film et vous comprendrez tout de suite de quoi je parle ;)…
 
Naturellement dans cette vidéo vous reconnaîtrez : Thierry Lhermitte, Jean-Marc Thibault…
 
 
 
Bisous,
@+
Sab

15 août 2013

25 juillet 2013: La lettre de Valls à Hollande et réponse de Taubira


Ah que coucou !
 
Lisez d'abord ce qui suit - Source : le Monde, pour accéder à la version en ligne, cliquer ici.
Lettre de Manuel Valls, ministre de l'intérieur, à François Hollande, président de la République, en date du 25 juillet 2013.
"J'attire votre attention sur les désaccords mis en lumière par le travail interministériel qui s'est engagé récemment autour du projet de réforme pénale présenté par le ministère de la justice.

Ainsi, et même si nous saluons un rapprochement des points de vue concernant notamment la nécessité d'engager très rapidement des réformes organisationnelles, indispensables à la crédibilité de notre politique de lutte contre la récidive, la quasi-totalité des dispositions de ce texte a fait l'objet de discussions, voire d'oppositions du ministère de l'intérieur, qui a toutefois tenu à proposer des alternatives.

Cependant, tant pour des raisons de méthode que de fond, l'écart entre nos analyses demeure trop important et appelle une clarification de nos orientations politiques.
Ainsi, compte tenu de la sensibilité de ce sujet et des enjeux entourant la réforme pénale, je souhaite à ce stade que nous définissions collectivement les principes directeurs de cette réforme autant que les modalités de son déploiement.
·         1. Des désaccords sur la méthode
Mon cabinet a été destinataire d'un avant-projet de loi pénale vendredi 12 juillet. Quatre réunions interministérielles ont été organisées, entre le vendredi 19 juillet et jeudi 25 juillet, pour une saisine du conseil d'Etat début août.
Je dois souligner le bref délai dans lequel est conduite la réflexion sur un projet de loi, techniquement dense et politiquement sensible, tant au sein de notre propre majorité que vis-à-vis de l'opposition. Cette brièveté du temps d'échanges, d'expertises conjointes et de débats pose notamment problème en ce qui concerne l'étude d'impact reçue tardivement. Or, celle-ci est essentielle à l'analyse des orientations de ce texte.
En outre, ce projet de loi repose sur un socle de légitimité fragile, la conférence de consensus. Pour riche et plurielle qu'elle soit, la somme de connaissances accumulées ne reflète pas tous les courants de pensée et de recherche. En outre, les conclusions du "jury" de consensus ont fait l'objet de fortes réserves au sein même de la magistrature. Enfin et surtout, je rappelle que le consensus de la société civile n'était qu'une aide à la construction d'un compromis politique, d'abord avec notre majorité, ensuite, et sans doute plus difficilement, avec la représentation nationale.
·         2. Des désaccords sur le fond
- Ce projet de loi part d'un premier postulat que je ne peux intégralement partager : la surpopulation carcérale s'expliquerait exclusivement par le recours "par défaut" à l'emprisonnement, et par l'effet des peines planchers.
Pour mémoire, nous disposons de 57 235 places de prison (pour plus de 68 500 détenus). La construction de 6 500 places supplémentaires est prévue. L'Espagne compte presque 76 000 places de prison pour une population d'un peu moins de 50 millions d'habitants, le Royaume-Uni, environ 96 200 pour une population identique à la nôtre.
Dès lors, nous ne pouvons totalement ignorer la question du dimensionnement du parc immobilier pénitentiaire et de son corollaire, la recherche d'une architecture pénitentiaire et de modes de privation de liberté adaptés à notre siècle, toujours héritiers des conceptions du XIXe siècle, dans un contexte budgétaire très contraint.
- Ce texte avance un second postulat que je partage (l'efficacité de la prévention de la récidive passe par l'individualisation de la sanction, et par des politiques d'insertion et de probation améliorées) mais sur lequel je diverge quant à la façon d'atteindre l'objectif poursuivi.
En effet, je ne partage pas l'affirmation selon laquelle "les évolutions législatives constituent le socle de la réforme". Au contraire, le socle d'une réforme qui vise "de façon raisonnée et dépassionnée" à "un changement de paradigme du droit pénal", à "faciliter la réinsertion et prévenir ainsi la récidive, à désengorger les prisons et à fluidifier le fonctionnement de la chaîne pénale" réside d'abord dans la transformation profonde des structures porteuses de ce changement, c'est-à-dire des parquets, qui déterminent le volume et la nature de la production judiciaire, et de la direction de l'administration pénitentiaire, qui doit valoriser dans son organisation même le "milieu ouvert".
C'est la raison pour laquelle nous avons alerté, dès le mois de février, sur les dangers d'une stratégie qui faisait de la loi pénale un vecteur de communication politique, au risque de provoquer un débat passionné et irrationnel, reproduisant en cela les méthodes de l'ancien gouvernement, alors mêmes que nous les dénonçons.
Pour nous, l'acte 1 de la réforme pénale, pour améliorer la lutte contre la récidive, était et demeure, d'une part, la transformation du fonctionnement des parquets, réclamée depuis notre arrivée par des organisations syndicales de magistrats et de policiers très représentatives, par les conférences de procureurs de la République et procureurs généraux ; d'autre part, la réforme de la filière de probation, réclamée et préparée depuis plusieurs mois par la direction de l'administration pénitentiaire.
L'acte 2 de la réforme, une fois ancré de façon quasi irréversible dans le paysage institutionnel ce changement de paradigme, était la réforme de la loi pénale, consécration du travail de fond préalablement entrepris.
- Enfin, ce projet de loi repose sur un troisième postulat ; la pertinence de traiter de la récidive en général, à charge pour le juge d'individualiser, alors que je soutiens, partant de la réalité criminologique, que nous devons traiter dans la loi plus finement des récidivistes, qui obligent, pour certains, à une exigence accrue de prévisibilité et de fermeté de la loi pénale.
Il faut, en effet, souligner que les prévenus qui comparaissent devant la juridiction pénale ont déjà fait l'objet de plusieurs mises en garde préalables à leur comparution, voire de plusieurs gardes à vue. Ils sont multi-réitérants et inscrits dans des parcours délinquants, certes de plus ou moins grande gravité, mais en tout cas durablement.
L'enquête récemment réalisée par l'ONDRP [Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales] en atteste : sur un échantillon de 1 508 personnes, mises en causes pour 11 784 infractions de types "crimes et délits non routiers" ayant eu lieu entre 2009 et 2010 à Paris ou la petite couronne : 54% ont été mises en cause pour 5 ou 6 infractions principales, soit 37% des 11 784 infractions, socle de l'échantillon ; 18% ont été mises en cause pour 10 infractions principales, soit 35% du socle de l'échantillon ; 32% des personnes avaient au plus 15 ans à la date des faits, dont 53,3% mises en cause pour 7 infractions principales ou plus et 21,4% pour 10 infractions principales ou plus.
Je comprends donc les réflexions des responsables des parquets, de la police et de la gendarmerie, rencontrés lors de mes déplacements en ZSP [zones de sécurité prioritaire], sui soulignent l'inefficacité de nos pratiques actuelles de probation autant que l'inadéquation des modes de traitement de la délinquance.
Nous devons intégrer ce constat dans la réflexion que nous conduisons sur la réforme pénale. C'est dans cet esprit que j'ai argumenté l'intégralité des contre-propositions qui figurent en annexe de la présente note. J'insiste, en outre, sur la nécessité de construire la "soutenabilité" politique de ce texte en référence aux réformes de fond sur lesquelles nous avons conjointement et récemment communiqué en conseil des ministres, la garde des sceaux et moi-même.
Une telle perspective est en cohérence avec les réformes de structures que j'ai entreprises au sein de mon ministère et qui répondent très largement aux demandes de la magistrature : abandon de la "politique du chiffre" pour mieux appréhender les parcours et les profils délinquants, remise à plat de l'appareil statistique pour construire un diagnostic fiable de la délinquance, refondation des indicateurs pour intégrer une autre conception de l'efficacité de la politique de sécurité, réforme de l'information générale et du renseignement pour "drainer" plus efficacement l'information des territoires, recentrage de la police judiciaire dans les quartiers, etc.
Dans ce cadre, je réaffirme mon engagement total aux côtés de la Garde des Sceaux."
Signé : Manuel Valls
 
La réponse de Christiane Taubira
La ministre de la justice a répondu que "le projet ne repose nullement, comme l'a soutenu le ministre de l'intérieur, sur un socle de légitimité fragile mais bien sur un travail scientifique et reconnu (parce que interdisciplinaire et intégrant les recherches et les évaluations menées à l'étranger)".
Elle estime, au contraire de Manuel Valls, que "le projet devrait être bien accueilli par les syndicats ou associations professionnelles de magistrats" et indique qu'elle a elle-même "reçu tous les syndicats de policiers et, à l'exception de deux d'entre eux", elle a "constaté une réceptivité réelle".
La ministre s'attarde ensuite sur les chiffres données par le ministre de l'intérieur, qu'elle conteste vivement : "Sur les profils de délinquants qui imposeraient systématiquement une réponse carcérale ferme : le ministre de l'intérieur a notamment fait valoir que la délinquance demeurait préoccupante et que seuls 25% des personnes poursuivables comparaissaient devant les tribunaux correctionnels, et qu'ils étaient très majoritairement des multiréitérants.
Les chiffres qui ont été fournis par le ministère de l'intérieur sont erronés et leur présentation est tendancieuse. Le taux de poursuites (pourcentage des affaires poursuivables, c'est-à-dire dans lesquelles l'infraction est constituée et l'auteur identifié, qui sont renvoyés devant une juridiction) se distingue du taux de réponse pénale (pourcentage des affaires poursuivables qui donnent lieu à une réponse pénale qui peut être soit un renvoi devant une juridiction, soit une alternative aux poursuites comme un rappel à la loi ou un stage de citoyenneté, sans inscription au casier judiciaire).
Le taux de poursuite s'élevait en 2012 à 51%. Il n'y a aucune raison objective d'exclure le contentieux routier de ce calcul ; mais même en excluant le contentieux routier, le taux de poursuite était alors de 41%. Dans la mesure où c'est essentiellement le contentieux routier qui donne lieu à des ordonnances pénales (décisions judiciaires prises sans audience, sur dossier), ces poursuites ont lieu quasi-exclusivement devant le tribunal correctionnel.
Le chiffre de 25% dont l'Intérieur fait état sans indiquer sa source ne correspond d'aucune façon aux statistiques du ministère de la justice issue de l'application Cassiopée [Chaine applicative supportant le système d'information oriente procédure pénale et enfants, le système de gestion des tribunaux].
Quant à l'étude de l'ONDRP, publiée dans le bulletin mensuel de l'observatoire de juin 2013, et dont le ministère de l'intérieur a donné les conclusions en réunion interministérielle, force est de constater que son exploitation est biaisée.
Elle porte en effet sur un panel de 1 508 personnes dont 100% ont été mises en cause pour 5 infractions ou plus, entre 2009 et 2010, et sur le territoire de la préfecture de police de Paris ; les deux tiers des délits reprochés sont des atteintes aux biens. Sur les 1 508 mis en cause, 53% sont mineurs, et 30% de ces mineurs sont étrangers dont la moitié de nationalité "roumaine ou d'un pays d'Europe balkanique". Sur cet échantillon, il y a ainsi 120 filles mineures originaires des Balkans, qui compte tenu de leur appartenance à des réseaux de vol organisé sont mises en cause à de multiples reprises et 486 mise en cause avaient 15 ans ou moins de 15 ans.
Cette étude n'a aucune portée générale puisqu'elle repose sur un échantillon de personnes sélectionnées justement parce qu'elles sont mises en cause dans plusieurs affaires, et en tirer quelque conclusion que ce soit sur le profil des personnes qui comparaissent en France devant les tribunaux correctionnels ne peut avoir aucune valeur statistique (...)" En conclusion, "il m'apparaît enfin important de souligner, écrit Christiane Taubira, qu'à la suite des réunions interministérielles engagées, des modifications significatives ont été introduites, y compris sur des dispositions importantes qui avaient fait l'objet d'un consensus par ailleurs, comme les sorties encadrées [aux 2/3 de la peine].
Nous sommes au point au-delà duquel on peut aller sans dénaturer la réforme, sauf à se priver des outils nécessaires pour lutter contre la récidive et renoncer à une réforme de rupture, telle qu'attendue et telle qu'annoncée pendant la campagne présidentielle."
 
Maintenant dites ce qui vous semble étrange dans tout ceci!
 
Manuel Valls adresse sa requête au Président de la République en signalant un désaccord entre lui et Christiane Taubira... il demande donc naturellement à son supérieur hiérarchique d'arbitrer... et nous retrouvons ce courrier dans la presse (alors qu'il s'agit là d'une affaire interne) avec une réponse de Christiane Taubira (la personne avec laquelle il a un différent)... oui... cherchez l'erreur! Cela prouve une nouvelle fois que le xénophone/homophobe F. Hollande est inapte, même en ce qui concerne le management de son équipe! car, même s'il est vrai qu'il faut toujours entendre les deux sons de cloches avant de pouvoir statuer, il est tout à fait absurde, en tant que supérieur hiérarchique, de laisser se propager une affaire interne au service dans tous les autres services et chez les étrangers au dit-service... Hollande, s'il avait eu des couilles, aurait dû convoquer ces 2 personnes afin qu'elles s'expliquent devant lui en live. Et, afin d'assurer la bonne entente au sein de son équipe, il n'aurait jamais dû transférer le courrier de Manuel Valls à Christiane Taubira mais lui signaler qu'il avait été mis au courant par le Ministre de l'intérieur qu'il y avait quelques désaccords entre eux et qu'il l'invitait elle et lui à venir s'expliquer de vive voix dans son bureau, sans autre témoin...
 
Ensuite il y a autre chose qui me gêne ici... Si nous pouvons lire la lettre au complet de Manuel Valls, pour quels motifs n'avons-nous pas ici la réponse complète de Christiane Taubira? Oui, nous n'en avons qu'un résumé succinct et ne pouvons donc pas juger de la pertinence des arguments de la Garde-des-sceaux... étant donné que moi, en tant que lectrice, je suis aussi prise à partie, j'aimerais connaître le contenu de la réponse dans sa globalité et non quelques extraits ici et là... Que tente-t-on de nous dissimuler là encore?
 
Bref, je ne comprends pas comment certains internautes peuvent estimer qu'un tel a plus raison que l'autre étant donné que nous n'avons pas toutes les cartes en main... à moins qu'ils aient un don de médium ou alors qu'ils ont la science infuse, ou alors, chanceux, ils ont participé à ces 5 réunions interministérielles ;)...
Quoi qu'il en soit, nous ne pouvons que constater que là encore, certains ministres refusent d'étudier à fond le sujet avant de le mettre dans les propositions de loi: 5 réunions en moins de 15 jours après en avoir informé l'autre partie (ce qui ne lui permet pas d'étudier un projet de façon correcte et de relever toute risque d'erreur), et ceci au mois de juillet!! Là, malgré que je ne possède pas toutes les clés du problème, je constate qu'il y en a un autre, bien plus profond et qui explique bien les raisons pour lesquelles ce gouvernement fait du n'importe quoi permanent, ce problème est celui qu'ils ne prennent pas le temps de REFLECHIR avant de nous sortir tous ces trucs à la noix qui empirent les choses au lieu de résoudre les problèmes de la France!!
 
Bisous,
@+
Sab


 

14 août 2013

Martin Gray : Au nom de tous les miens

Ah que coucou !
 
Aujourd’hui je vous propose de faire connaissance avec le livre suivant :
 
 
 
qui se décompose en 5 parties :
 
1. Survivre
2. La vengeance
3. Un nouveau monde
4. Le bonheur
5. Le destin
 
narrant la vie de Martin Gray depuis la déclaration de la guerre entre l’Allemagne et la Pologne jusqu’à l’incendie de sa maison qui causa la mort de sa femme et de ses enfants.
 
 
 
Comme vous l’indique la couverture, c’est Max Gallo qui lui a prêté sa plume en recueillant cette extraordinaire biographie, pleine d’enseignements. Oui, Martin Gray, Juif polonais, aurait eu toutes les raisons du monde de baisser les bras : les injustices, les spoliations, le ghetto, Treblinka, le camp de Zambrow, le décès de son premier amour, le décès de sa mère, ses frères et Rivka à Treblinka, les coups, les dénonciations, les coups de cafards, le décès de son père, l’incendie, le décès de sa femme, celui de ses enfants… pourtant il n’a jamais abandonné, sa force de vivre est si forte qu’il parvient à tout surmonter. Bref, voici une belle leçon de vie…
 
Malheureusement je ne peux pas vous offrir ce fabuleux livre. Mais que cela ne vous empêche pas de le lire…
 
Mais certains se souviendront surement de la série télévisée tirée de ce livre qui reflète parfaitement toute l’histoire contrairement à ce film qui ne reflète pas toute l’ambiance de l’histoire qui est un peu trop remaniée pour mon goût. Toutefois ce film étant bien joué, je vous propose de le regarder :
 
 
 
Bisous,
@+
Sab

13 août 2013

Mythes et Légendes de la Grèce Antique : Eros et Psyché

Ah que coucou !
 
Et si aujourd’hui je vous proposais un autre mythe grec riche en enseignement et en sagesse comme le savaient si bien le faire les Grecs Anciens ? Comme vous l’indique le titre, je vous propose donc l’histoire d’Eros, ce fils d’Aphrodite qui lance ses flèches dans le cœur des humains afin qu’ils tombent amoureux, et de la princesse Psyché, dont Aphrodite devient jalouse, narrée et traduite du grec par Eduard PetiŠka et illustrée par Zdeněk SklenÁŘ.
 
Il y a bien, bien longtemps vivaient une reine et un roi qui avaient trois filles. L’aînée était belle, la seconde encore plus, quant à la troisième, elle était plus ravissante que les astres du ciel. Elle s’appelait Psyché.
Les gens venaient de pays très lointain, traversaient des mers, escaladaient des montagnes dans le seul but de l’admirer.
Lorsqu’elle sortait du palais, ils la regardaient avec émerveillement et s’écriaient :
« C’est la déesse de al beauté et de l’amour, Aphrodite, qui a quitté l’Olympe pour venir nous voir. Aucun enfant de parents humains ne pourrait être aussi belle, » disaient les uns.
« Oh non, » prétendaient d’autres, « ce n’est pas la divine Aphrodite. C’est une nouvelle déesse qui la surpasse en beauté et en puissance ».
Et ils se prosternaient, l’adoraient, lui offraient des sacrifices. Lorsque Psyché marchait dans la rue, celle-ci s’animait comme pour une fête et son chemin était jonché de fleurs.
Pendant ce temps les temples consacrés à Aphrodite étaient désertés par les fidèles. Les araignées y tissaient leur toile, la cendre sur les autels était depuis longtemps refroidie et personne n’immolait plus de victimes à la déesse déchue. Les marches des sanctuaires se recouvraient peu à peu de mousse et de mauvaises herbes. Tous étaient occupés à adorer Psyché et oubliaient Aphrodite.
Voyant sa renommée en péril, celle-ci ne put supporter une telle humiliation et convoqua son fils, Eros, pour l’aider à punir la folle princesse. Le fils ailé de la déesse s’envola aussitôt pour la rejoindre. Sa main droite tenait un arc et il portait sur son dos un carquois rempli de flèches. Celles-ci, bien qu’invisibles à l’œil humain, atteignaient à coup sûr la victime choisie et la blessaient d’amour. Or l’amour, s’il procurait à certains un bonheur ineffable, pouvait être aussi source grands malheurs.
« Mon enfant », dit Aphrodite, « il y a sur la terre une princesse du nom de Psyché. Elle est assez impudente pour se permettre de se faire adorer telle une déesse. Tu vas m’aider à la châtier en transperçant son cœur d’une flèche. Mais celle-ci ne doit pas lui apporter la joie, bien au contraire. Je veux qu’elle épouse l’homme le plus mauvais qu’elle pourra rencontrer. Personne ne s’occupera plus d’elle lorsqu’elle sera malheureuse et humiliée. Le feu sacré s’élèvera à nouveau sur mes autels et le parfum des sacrifices s’élèvera jusqu’aux cieux. »
Eros acquiesça et s’envola pour accomplir la volonté maternelle. Il se cacha au sommet d’un arbre devant le palais royal et prit une flèche dans son carquois. Tout autour de la demeure seigneuriale s’étaient rassemblés des pèlerins qui attendaient la sortie de la ravissante princesse.
Elle apparut bientôt, rayonnante de beauté comme un arc-en-ciel. La main d’Eros qui tenait l’arc retomba et il regarda Psyché avec admiration. Puis il remit la flèche dans le carquois et s’envola. C’était la première fois qu’il désobéissait à sa mère Aphrodite.
Or, bien qu’elle soit révérée par tous, Psyché n’était pas heureuse. Ses sœurs, moins jolies qu’elle, étaient déjà mariées et étaient parties avec leurs époux. Mais personne n’osait faire la cour à une si jolie princesse.
Aussi le roi pensait-il que c’était là une punition des dieux, et c’est pourquoi il demanda à l’oracle ce qu’il fallait faire.
Voici ce qui lui fut répondu :
« Habille Psyché de vêtement funéraires, ce sera sa parure de mariage. Emmène-la au sommet de la falaise qui est derrière le palais. C’est là que son fiancé viendra la chercher : ce n’est pas un être humain et il sait des choses terribles. »
C’est en pleurant que le roi accueillit cette prédiction. Sa fille préférée n’était donc pas née pour l’amour humain et un monstre allait s’en emparer sur la falaise ! Pourtant il n’osa pas désobéir à la volonté des dieux.
Il prépara donc une fête funèbre, convoqua des musiciens et leur ordonna de jouer leurs airs les plus tristes, puis il vêtit sa fille comme s’il allait l’enterrer. Lorsque la lumière des torches se fut éteinte et que le silence fut revenu, Psyché sortit du palais pour la dernière fois.
Le roi, la reine et tout le peuple, en larmes, l’accompagnèrent jusqu’à l’endroit fatal.
Elle gravit la falaise seule et s’assit en pleurant d’angoisse tandis qu’un gros nuage noir l’enveloppait. C’est alors que Zéphyr, le vent d’Ouest, repoussa soudain la nuée et, prenant tendrement la princesse dans ses bras, la fit descendre dans une vallée embaumée parsemée de fleurs et d’herbes veloutées. Il essuya ses larmes et Psyché regarda autour d’elle.
 
 
Elle vit un bois dont les arbres murmuraient doucement et une source limpide qui scintillait dans leur ombre. Non loin de là s’élevait un somptueux palais aux murs d’argent et au toit fait d’or et d’ivoire.
La jeune fille s’en approcha timidement. Les grandes portes étaient ouvertes et laissaient apercevoir les rayons multicolores des parquets, incrustés de pierres précieuses.
« Qui donc peut habiter un palais aussi splendide ? » se demandait Psyché. Elle gravit la première marche de l’escalier, puis la seconde, puis la troisième. Rassurée, elle courut jusqu’en haut du perron, risque un coup d’œil à l’intérieur et entra dans la demeure.
Elle traversa plusieurs pièces vides sans apercevoir âme qui vive et, tandis qu’elle admirait les vases précieux et les statues de marbre, elle entendit la voix d’un être invisible :
« Sois la bienvenue dans mon domaine, Psyché. Tout ce que tu vois t’appartient aussi à partir d’aujourd’hui. Si tu as le moindre désir, exprime-le et mes serviteurs se feront une joie de l’accomplir. »
La princesse souhaita prendre un bain, et aussitôt elle fut transportée dans un bassin d’eau parfumée. Après quoi elle trouva une table couverte des mets et des boissons les plus raffinés. Lorsqu’elle eut fini de dîner, un chanteur et des musiciens invisibles la surprirent et la charmèrent. Elle écouta les douces mélodies jusqu’à ce que ses yeux se ferment de fatigue. Alors elle trouva dans la pièce suivante un lit accueillant.
Elle se coucha, épuisée, mais ne put s’endormir tant elle était intriguée par le merveilleux palais et par l’époux promis par l’oracle. Puis elle pensa à ses parents, qui devaient être fort inquiets.
L’obscurité tomba, et ce fut la nuit. Dans le noir elle entendit le bruit d’une respiration : quelqu’un qu’elle ne pouvait pas voir s’approchait de sa couche, et lorsqu’il fut tout près d’elle il lui adressa la parole :
« Je suis ton mari, Psyché. N’aie pas peur de moi. Tu ne manqueras de rien. Mes serviteurs invisibles s’occuperont de tout. Mais tu ne devras jamais apercevoir mon visage. C’est pour cela que je te rejoindrai seulement le soir et ce n’est que dans l’ombre que tu pourras me parler. »
La voix de l’étrange époux était si charmante et si tranquille que la princesse cessa d’avoir peur. Elle promit qu’elle n’essaierait pas de voir son mari et qu’elle lui serait fidèle.
Pendant des journées entières Psyché vécut toute seule.
Elle parcourait la riche demeure, et la seule joie qu’elle connaissait était de rencontrer son époux la nuit.
Le roi et la reine auraient aimé avoir des nouvelles de leur fille. Ils se remémoraient l’affreux présage et supposaient qu’elle avait dû être emportée par un dragon. Ses sœurs, qui avaient entendu parler du triste destin de leur cadette, étaient venues réconforter leurs parents.
Ce soir-là, le mari inconnu dit à Psyché :
« Ma chérie, un grand danger te guette : demain tes sœurs graviront la falaise et se mettront à t’appeler en pleurant et en gémissant. Sans doute tu les entendras, mais il ne faut absolument pas que tu leur répondes. »
La jeune femme se souvint alors de son pays natal. Elle se mit à verser d’abondantes larmes et supplia son époux de lui permettre d’inviter ses sœurs.
Elle leur dirait qu’elle allait bien, et ainsi son père et sa mère seraient rassurés sur son sort.
Elle insista tellement qu’à la fin son mari céda. Il lui permit même de leur faire des cadeaux, mais lui défendit de dire la vérité à son sujet.
Psyché le remercia et lui renouvela sa promesse de ne pas parler de l’invisible étranger. Elle avait hâte d’être au lendemain et de revoir ses sœurs après une aussi longue séparation.
Le jour se leva enfin. Les sœurs demandèrent le chemin qui menait en haut de la falaise et allèrent jusqu’au sommet. Là, elles se mirent à gémir, à se lamenter, et à appeler Psyché par son nom.  Celle-ci les entendit et envoya le vent d’Ouest pour qu’il les ramène au palais. Zéphyr étendit ses ailes translucides et les fit descendre toutes les deux dans la vallée.
La jeune princesse les embrassa en riant gaiement, les assourdissant de questions et de bavardages. Les sœurs se réjouirent de même, mais devant la magnifique demeure, elles n’eurent qu’un sourire. Et lorsque leur cadette leur eut fait visiter les chambres aux boiseries incrustées de pierres précieuses, elles cessèrent même de sourire. Psyché ordonna à ses serviteurs invisibles de préparer un bain et de dresser les tables.
Les sœurs se baignèrent, goûtèrent des mets qu’elles n’avaient jamais mangé et burent des breuvages qu’elles n’avaient jamais bu.
Pâles d’envie, elles demandèrent :
« Et quand nous montreras-tu ton mari ? »
La princesse, se souvenant des recommandations de son époux, ne répondit pas. Mais les jalouses la pressèrent de questions, se moquant d’elle et voulant la forcer à parler.
Psyché, souhaitant éviter la suite de l’interrogatoire, leur dit la première chose qui lui vint à l’esprit :
« Il est jeune et passe ses journées à la chasse, c’est pourquoi vous ne pourrez pas le voir. »
Puis elle se hâta de leur distribuer de l’or et des pierres précieuses, et appela Zéphyr pour qu’il les ramène sur la terre.
Les sœurs emportèrent ces riches présents, mais ceux-ci ne leur procurèrent aucun plaisir.
Elles enviaient leur cadette, et leur jalousie était amère. L’aînée exprima ainsi sa vilaine pensée :
« Je me demande si Psyché mérite de vivre dans un tel luxe et d’être servie par des serviteurs invisibles comme si elle était une déesse. Et moi, qu’ai-je donc ? Un misérable mari. Il pèse la moindre obole dix fois avant de la donner et il est tellement avare qu’il serait heureux de voir les poutres pourrir au-dessus de sa tête plutôt que d’en mettre des neuves. »
« Et que dis-tu du mien ? » rétorqua la seconde. « Il est vieux et malade. Jamais il ne va chasser. La maison tout entière sent les médicaments et les tisanes. Psyché, elle, est entourée de la suave odeur d’huiles et de parfums coûteux. Ne sommes-nous pas plus âgées qu’elle ? De quel droit aurait-elle tout et nous rien ? Nous ferions bien de ne pas raconter à nos parents ce que nous avons vu : pourquoi devrions-nous répandre l’histoire de son bonheur ? »
Ayant convenu de dissimuler ce qu’elles avaient appris, les sœurs rentrèrent au palais royal en faisant semblant de ne pas avoir retrouvé leur malheureuse cadette.
Dans le secret de leurs cœurs, elles ne pensaient qu’à faire du mal à la pauvre Psyché.
Celle-ci était très heureuse d’avoir résisté aux questions et de n’avoir pas dévoilé son secret. Lorsque l’obscurité fut venue, elle entendit à nouveau la voix de son époux, qui la félicita de son silence.
Mais il ajouta tristement :
« Je me demande quand même si tu ne me trahiras pas à la seconde entrevue. Tes aînées t’envient et elles reviendront sûrement. Ne leur parle pas de ton mari et n’espère pas savoir qui je suis. Si tu me voyais une seule fois, tu me perdrais pour toujours et nous ne serions plus jamais réunis. »
Une fois encore Psyché renouvela sa promesse. Ainsi que l’avait prédit l’inconnu, les envieuses créatures revinrent bientôt. Sans même attendre Zéphyr, elles se jetèrent dans le vide où le vent d’Ouest les rattrapa. Il les déposa à nouveau sur la prairie devant le palais.
Psyché les reçut avec joie, les fit souper et leur donna des cadeaux. Les sœurs se mirent à bavarder en racontant ce qui se passait sur terre.
« Tu aurais dû voir nos parents », mentaient-elles. « Comme ils étaient contents de ton bonheur ! ‘Et qui est son mari ?’’ nous demandaient-ils. ‘Nous ne l’avons pas vu, Psyché ne nous le montrera pas avant notre prochaine visite’. »
Oubliant l’histoire qu’elle avait inventée, la princesse s’écria :
« Mais il n’est pas à la maison : il est assez âgé et il est toujours en voyage. »
Puis elle appela immédiatement Zéphyr et lui ordonna de reconduire ses sœurs.
Lorsque celles-ci furent rentrées chez elles, l’aînée s’exclama :
« Comme c’est étrange, la dernière fois elle avait dit que son mari était jeune et, aujourd’hui, elle a dit qu’il était vieux. »
« Ou bien elle ne l’a jamais vu, » dit la seconde, « ou bien elle ment. Nous devons y retourner encore une fois pour apprendre la vérité. »
Les deux envieuses passèrent la nuit au palais de leurs parents, attendant avec impatience le jour suivant.
Le lendemain, dès l’aurore, elles coururent au sommet de la falaise et Zéphyr les emporta. Elles avaient hâte de retrouver leur cadette.
« O chère petite sœur, ô pauvre petite Psyché ! » s’écrièrent-elles en essayant de verser quelques larmes, « tu ne sais pas ce qui t’attend : sais-tu seulement qui est ton mari ? L’oracle avait dit vrai, il n’est pas un être humain comme nous mais un horrible dragon. »
La figure effrayée de la princesse la trahit. Elle n’avait donc jamais vu son mari.
Les horribles mégères soupçonnant son désarroi continuèrent leurs mensonges :
« Des bergers l’ont vu tournoyer autour de la falaise », affirma la première.
« Il est effrayant. Un seul coup d’œil sur cette créature te rendrait malade, » renchérit la seconde.
« Lorsqu’il t’aura bien nourrie il t’avalera sûrement, » gémirent-elles ensemble.
« Mais que dois-je faire ? » supplia Psyché attendant avec anxiété la réponse de ses aînées.
« N’aie pas peur, nous allons te conseiller », dirent les sœurs en la consolant hypocritement. « Allume une lampe à huile et cache-la sous ton lit. Cache la flamme sous un vase de façon que le monstre ne la remarque pas. Dissimule aussi un couteau pointu. Lorsqu’il se sera endormi, soulève la lampe pour l’apercevoir et tranche-lui aussitôt la tête avec le poignard. De cette façon tu te libéreras de lui et ensuite nous nous occuperons de toi. Après tout, nous sommes tes plus proches parentes. »
La princesse leur exprima sa gratitude et Zéphyr les emporta.
Toute bouleversée par ces révélations, elle prépara le couteau et la lampe et attendit la nuit.
Après cette attente, qui lui parut interminable, le soleil finit enfin sa course et le palais fut à nouveau plongé dans l’obscurité.
L’époux de Psyché revint au logis, particulièrement fatigué, et sitôt couché il s’endormit.
Dès que sa respiration devint régulière, Psyché l’éclaira en tenant son arme de l’autre main. C’est alors que la lumière lui révéla l’identité de son mari… elle avait sous les yeux le fils de la déesse Aphrodite lui-même.
Ses ailes dorées scintillaient à la lueur de la flamme. Il était si beau que Psyché poussa un profond soupir. La main qui portait la lampe trembla et une goutte d’huile brûlante tomba sur l’épaule du jeune dieu. Eros fut immédiatement réveillé par la douleur et il vit sa femme penchée sur lui. Sans un mot il se leva du lit et s’envola dans la nuit.
C’est en vain que la pauvre épouse l’appela et l’implora. Un silence mortel s’était abattu sur le palais et personne ne lui répondit. La princesse sortit en courant, trébucha sur les racines et les pierres, se blessa les jambes et les bras sur les ronces. Elle chercha Eros désespérément, essayant de percevoir le bruit de ses ailes. Mais la nuit était muette.
Pendant ce temps le dieu blessé s’était réfugié chez sa mère et lui avait avoué son aventure.
« C’est bien fait pour toi, » dit Aphrodite en colère, « cela t’apprendra à m’obéir. Puisque tu n’as pas su la punir, je la punirai moi-même. »
Eros resta chez la déesse : sa brûlure lui avait causé une forte fièvre. Quant à Psyché, elle continua à errer à la recherche de son mari, tourmentée par le remords et le désir de le revoir. Elle questionna les gens dans les villes, les bergers dans les pâturages et les pêcheurs sur les côtes.
Certains hochaient la tête avec sympathie, d’autres se moquaient d’elle et tous pensaient qu’elle était devenue folle car personne n’avais jamais vu Eros, bien que ses flèches aient touché à peu près tout le monde.
Après avoir marché longtemps, la malheureuse vint trouver sa sœur aînée et lui raconta son tragique destin.
Celle-ci fit semblant de la plaindre, mais dès que l’infortunée princesse fut partie, elle courut vers la falaise, l’escalada et appela Zéphyr :
« Emmène-moi chez ton maître. Je veux être une meilleure épouse que Psyché. »
Et, disant ces mots, elle se jeta dans l’abîme. Mais le vent ne lui obéit pas et la jalouse créature fit une chute mortelle.
La pauvre Psyché fit aussi part de ses malheurs à sa seconde sœur. Elle prit une mine apitoyée, mais sitôt sa cadette disparue, elle se hâta vers le sommet de la falaise en s’écriant :
« Eros, viens prendre ta véritable femme, et toi, Zéphyr, emporte-moi ! » Aussitôt elle sauta dans le vide, et connut le même sort que son aînée.
Pendant ce temps, les serviteurs de la déesse offensée avaient retrouvé l’imprudente princesse.
« Te voici donc ! » s’écrièrent-ils. « Nous devons t’emmener chez notre maîtresse, Aphrodite. »
Psyché ne protesta pas car elle pensait ainsi revoir son mari dans sa demeure céleste. Lorsqu’ils arrivèrent au palais, Aphrodite jeta à Psyché un regard mauvais et lui dit :
« Les hommes ne te rendent-ils plus hommage comme à une véritable divinité ? Où est le peuple que te comblait de cadeaux et qui t’offraient des sacrifices ? Mon fils est chez moi. Je l’ai soigneusement enfermé, aussi n’espère pas le revoir. Ta folle désobéissance l’a rendu malade. »
Et la déesse ordonna à ses servantes de mélanger du froment, de l’orge, du millet, du pavot, des pois, des lentilles et des haricots. Puis elle fit asseoir sa prisonnière devant l’énorme tas de graines mélangées et dit :
« Tu vas devoir abaisser ton orgueil devant cette tâche. Trie ce tas sans te tromper, je viendrai ce soir vérifier ton travail. S’il n’est pas achevé, tu seras cruellement punie. »
Aphrodite partit et Psyché n’essaya même pas d’exécuter l’ordre de la déesse. Qui au monde aurait pu accomplir une telle tâche ? Elle vit avec chagrin tomber l’ombre du soir et se rapprocher le châtiment promis.
Mais une industrieuse petite fourmi traversa la pièce et prit la princesse en pitié. Elle alla chercher des amies et elles se partagèrent le travail. Elles vinrent tellement nombreuses que l’amas de graines disparut sous elles. Elles trièrent patiemment les semences et lorsque le soir fut venu la tâche était terminée.
En revenant d’un banquet de l’Olympe, Aphrodite, la tête couronnée de roses, vint narguer Psyché.
Quelle ne fut pas sa surprise et sa colère lorsqu’elle vit les sept tas bien rangés :
« Ne crois surtout pas que tu as gagné, » s’écria-t-elle. « Tu n’as sûrement pas fait cela toute seule. Quelqu’un a eu pitié de toi et est venu t’aider. Tant pis pour toi. »
Et elle lui lança un morceau de pain noir avant de l’enfermer à nouveau.
Le lendemain la déesse revint et, sans même regarder la jeune femme, elle ordonna :
« Vois-tu ce pré ? Des moutons y paissent et leur pelage scintille comme de l’or. Vas-y et rapporte-moi une touffe de leur laine. »
Psyché s’élança aussitôt, car la tâche qui lui était demandée lui semblait bien plus facile que la précédente. Comme elle courait le long de la rivière, les roseaux prirent pitié d’elle et lui chuchotèrent :
« Ne te dépêche pas, ma belle. Le matin, les bêtes sont farouches et elles te tueraient en te piétinant de leurs sabots. Tu ferais mieux d’attendre jusqu’à midi : les moutons font alors un petit somme et tu pourras ramasser des brins de laine accrochés aux buissons. »
La princesse obéit à l’herbe et se cacha derrière un arbre. L’après-midi, profitant du sommeil du troupeau, elle ramassa la laine dorée et se hâta d’aller retrouver Aphrodite.
A sa vue, les yeux de la déesse étincelèrent.
« Ne crois pas, » lui dit-elle une fois encore, « que tu as gagné : tu as à nouveau reçu de l’aide. Nous verrons bien si tu arrives à accomplir le troisième travail. Voici une coupe de cristal. Rapporte-moi dedans de l’eau de la source noire. Elle jaillit de terre là-bas, près du sommet de cette montagne. »
Psyché se hâta d’aller accomplir le souhait de la déesse. Elle escalada les roches glissantes jusqu’au sommet de la montagne de sous laquelle jaillissait la source noire.
Le désir de revoir Eros lui faisait franchir les obstacles les plus dangereux, et cet espoir, si elle arrivait à satisfaire Aphrodite, lui donnait la force de marcher à côté des précipices.
Elle s’approcha tellement de la source qu’elle pouvait entendre le grondement de l’eau se précipitant dans l’abîme. Là, elle se raidit de peur sans parvenir à faire le pas suivant. De monstrueux dragons soulevaient de terre leurs horribles gueules et regardaient Psyché de leurs yeux injectés de sang. C’set alors que de l’eau s’éleva une voix :
« Va-t’en de là ! » criait-elle. « Sois prudente sinon tu es perdue ! Cours ! »
Psyché se mit à pleurer amèrement. Elle avait atteint son but et à présent elle n’osait pas remplir le vase !
Son chagrin et sa souffrance émurent un aigle. Il descendit des nuages et lui dit :
« Comment as-tu pu imaginer que tu arriverais à accomplir une tâche aussi difficile ? L’eau de cette source noire tombe directement dans le monde inférieur, dans le royaume des morts, et aucun mortel ne pourra jamais en récolter la moindre goutte. Mais donne-moi ton récipient, je vais t’aider ! »
La princesse tendit la coupe à l’oiseau qui la serra fermement dans son bec, plana bravement entre les monstres, récolta un peu d’eau et la rapporta à Psyché. Celle-ci remercia joyeusement l’aigle et courut rapporter son butin à Aphrodite. Sur le chemin elle prit bien garde de ne pas renverser la moindre goutte.
La déesse adressa à la jeune femme un sourire plein de fiel :
« Tu sembles vraiment être une enchanteresse bien puissante. Mais j’ai encore un travail à te demander. Prends cette petite boîte et va au royaume des ombres. Donne-la à Perséphone et demande-lui d’y mettre un peu de baume pour mon fils. Puisque tu l’as brûlé, tâche au moins de le soulager. De toute façon, ne reviens pas sans la pommade. »
C’est le cœur lourd que Psyché quitta le palais de la déesse.
« Seuls les morts peuvent rendre visite aux morts, » pensait-elle. « Ceux qui descendent dans les profondeurs n’en remontent jamais. »
Pourtant la princesse désirait de tout son cœur rapporter l’onguent pour guérir la blessure de son mari.
« Il devait avoir mal, » se disait-elle, « peut-être gémissait-il ? » Le sang battait à ses tempes.
Pleine de confusion, elle cherchait le chemin le plus court qui l’amènerait aux Enfers.
Dans son agitation elle courut à une tour élevée.
« Je vais sauter et la mort m’emportera immédiatement dans le royaume des défunts », se dit-elle. Et forte de cette décision, elle se mit à gravir les marche de l’escalier.
Mais même les froides pierres peuvent s’émouvoir, et devant la détresse de Psyché la tour s’éveilla et lui parla d’une voix humaine :
« Arrête-toi, pauvre petite. Pourquoi veux-tu te détruire ? Si tu meurs, tu ne pourras plus jamais revenir dans le monde. Marche toujours vers l’Ouest jusqu’à ce que tu atteignes une grotte cachée dans des rochers noirs. Entres-y et traverse le sombre couloir qui mène aux Enfers. Mais tu ne dois pas partir les mains vides : prends avec toi deux gâteaux au miel et mets deux petites pièces d’argent dans ta bouche. Sur ta route, ne parle à personne. Jette un gâteau à Cerbère, le chien à trois têtes, et il te laissera passer. Lorsque tu auras atteint les bords du Styx, laisse Charon lui-même prendre une pièce de monnaie dans ta bouche. Le cadavre d’un vieil homme flottera sur l’eau et te suppliera, les bras tendus, de le faire monter dans ta barque. Ne fais pas attention à lui. N’aide personne sur ton chemin, tu pourrais ainsi perdre ton gâteau et plus jamais tu ne reverrais la lumière du jour. Quand Perséphone aura rempli la boîte avec la pommade, ne l’ouvre pas. Rapporte-la fermée à Aphrodite. Au retour, offre une autre pièce au nocher et jette le deuxième gâteau au chien à trois têtes. Si tu suis très scrupuleusement tous mes conseils, ta mission sera couronnée de succès. »
Psyché remercia la tour et partit vers l’Ouest. De braves gens qu’elle rencontra lui donnèrent les deux gâteaux au miel et les deux petites pièces d’argent. Ainsi pourvue, elle arriva jusqu’à la grotte menant au monde inférieur. Suivant les directives de la tour, elle put revenir sur terre et son retour fut salué par le chant des oiseaux.
Le voyage se terminait bien. C’est alors que la curiosité, qui la tenaillait depuis longtemps, l’emporta.
« Si j’ouvre la boîte pour une seconde seulement, il ne m’arrivera rien, » pensa-t-elle, et aussitôt elle souleva le couvercle.
Malheureusement, ce n’était pas de l’onguent qu’il y avait dans la boîte, mais le sommeil infernal de la Mort.
A peine avait-elle entrouvert le coffret quel e sommeil s’échappait et la faisait tomber à terre, telle une défunte.
Pendant ce temps, la blessure d’Eros s’était guérie et le jeune dieu commençait à s’ennuyer sans sa femme. Il la chercha partout, et la découvrit enfin, gisant sur le sol. Porté par ses ailes d’or, il se posa doucement auprès d’elle, effaça soigneusement le sommeil de la mort et le remit dans la boîte.
Puis il l’éveilla en la frappant doucement d’une flèche à l’épaule, et s’envola vers le palais de sa mère, où il voulait arriver avant le retour de Psyché. Dès qu’elle eut retrouvé ses esprits, celle-ci courut aussi rejoindre Aphrodite.
Eros supplia sa mère de pardonner à la jeune femme, mais la déesse restait inébranlable. Ce ne fut que grâce à l’intervention de Zeus qu’Aphrodite consentit à oublier l’affront dont elle voulait se venger.
Alors Zeus envoya Hermès pour qu’il ramène Psyché sur l’Olympe, et il lui tendit lui-même une coupe de nectar divin pour la rendre immortelle.
Tous les dieux assistèrent au magnifique mariage et les Muses charmèrent tous les convives de leurs chants.
 
Comme vous venez de le lire, ce mythe est très riche car il nous enseigne et nous rappelle de nombreuses choses comme « la jalousie est un vilain défaut » et ceci qu’on soit déesse (Aphrodite) ou simple mortel (les deux sœurs de Psyché). Pour la première sa jalousie lui fait souhaiter les pires souffrances et malheurs à quelqu’un, tandis que pour les autres, elle les entraîne vers la mort quand elle est mélangée à de la convoitise. Elle nous rappelle aussi que nous devons tenir parole et honorer nos promesses (Psyché ne l’a pas fait, et elle a failli perdre Eros à jamais). Elle accentue sur le fait que, quand on souhaite quelque chose, il faut tout faire pour l’avoir (Psyché voulait revoir Eros, elle s’est obstinée à satisfaire Aphrodite, cela se voyait tant que même les pierres l’ont aidée à ne pas tomber dans tous ces pièges mortels dans lesquelles Aphrodite la dirigeait, en récompense Eros a fini par l’aider lui-aussi et pour finir Psyché a été accueilli dans l’Olympe par Zeus, le dieu des dieux).
 
Bisous,
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Sab